Danny
28/12/2004, 15h49
LES TRAUMATISMES PSYCHIQUES DE GUERRE
Auteur : Louis Croq
Scholie : C'est un ouvrage qui défini et explicite le phénomène de stress
post-traumatique de guerre ou "névrose traumatique de guerre" qui est
un dérrivé de la névrose traumatique. La majeure partie de l'ouvrage est
l'analyse du professeur Louis Croq, et il y a quelques récits de soldats, dont
l'exemple suivant.
Extrait, discours d'un soldat :
J'étais dans la deuxième vague... ça a été dur, bougrement dur...
Nous étions encaqués dans la péniche quand l'enfer s'est déclaré.
Le ciel était en feu; les fusées éclairantes l'illuminaient, les balles
traçantes partout, et le bruit infernal. On a vu l'assaut de la première
vague, une péniche a touché une mine et a volé en l'air avec les corps.
Et puis les autres péniches ont accostés; des hommes courraient sur
la plage, d'autres se débattaient dans l'eau, s'abandonnaient ...
C'était la mort qui passait, mais on n'arrivait pas à y croire, on
se serait cru au cinéma... Et tout d'un coup, j'ai compris que c'était
vrai, tout ça; il y avait des types qui crachaient leur vie, et la
peur m'a pris. Je commençais à avoir vraiment peur quand l'ordre
est venu de débarquer... Les rampes se sont abaissées, et je me
suis retrouvé avec de l'eau jusqu'à la ceinture. A peine avais-je
mis pied à terre que je me suis senti mieux. Je ne me rendais
pas compte qu'on nous tirait dessus de partout. On a couru jusqu'à
la ligne des broussailles et on s'est jeté à terre, moi et les
autres... Puis on s'est relevé et on a avancé sans se parler...
Je me sentais comme ivre, le sol se dérobait sous mes pieds, et
j'étais tout chose, comme abruti...
Auteur : Louis Croq
Scholie : C'est un ouvrage qui défini et explicite le phénomène de stress
post-traumatique de guerre ou "névrose traumatique de guerre" qui est
un dérrivé de la névrose traumatique. La majeure partie de l'ouvrage est
l'analyse du professeur Louis Croq, et il y a quelques récits de soldats, dont
l'exemple suivant.
Extrait, discours d'un soldat :
J'étais dans la deuxième vague... ça a été dur, bougrement dur...
Nous étions encaqués dans la péniche quand l'enfer s'est déclaré.
Le ciel était en feu; les fusées éclairantes l'illuminaient, les balles
traçantes partout, et le bruit infernal. On a vu l'assaut de la première
vague, une péniche a touché une mine et a volé en l'air avec les corps.
Et puis les autres péniches ont accostés; des hommes courraient sur
la plage, d'autres se débattaient dans l'eau, s'abandonnaient ...
C'était la mort qui passait, mais on n'arrivait pas à y croire, on
se serait cru au cinéma... Et tout d'un coup, j'ai compris que c'était
vrai, tout ça; il y avait des types qui crachaient leur vie, et la
peur m'a pris. Je commençais à avoir vraiment peur quand l'ordre
est venu de débarquer... Les rampes se sont abaissées, et je me
suis retrouvé avec de l'eau jusqu'à la ceinture. A peine avais-je
mis pied à terre que je me suis senti mieux. Je ne me rendais
pas compte qu'on nous tirait dessus de partout. On a couru jusqu'à
la ligne des broussailles et on s'est jeté à terre, moi et les
autres... Puis on s'est relevé et on a avancé sans se parler...
Je me sentais comme ivre, le sol se dérobait sous mes pieds, et
j'étais tout chose, comme abruti...