PDA

Voir la version complète : France-Maroc : Mezouar à Paris pour relancer la coopération bilatéralle


Iska
21/01/2015, 13h29
France-Maroc : Mezouar à Paris pour relancer la coopération bilatéralle

Mezouar est attendu à Paris cette semaine. Le Maroc tente de revenir en force sur la scène française en s’appuyant sur ses partisans au sein du gouvernement Valls qui plaident pour un retour à la normale des relations entre les deux pays.

Salaheddine Mezouar a affirmé qu’il comptait « effectuer cette semaine un déplacement à Paris pour rencontrer, notamment, mon homologue français Laurent Fabius ». Le ministre des Affaires étrangères a ensuite précisé, aujourd’hui dans des déclarations à la MAP, que son « déplacement reflète, encore une fois, la volonté ferme et sincère du royaume de surmonter définitivement et durablement tous les obstacles qui pourraient entraver la pleine coopération entre les deux pays ».

Cette annonce du chef de la diplomatie marocaine est plutôt surprenante. On s’attendait plutôt à une venue de Laurent Fabius au Maroc. Le ministre français avait en effet déclaré le 15 janvier son intention d’effectuer « prochainement » une visite au royaume. Par contre, il n’avait pas fixé de date pour son voyage.

Un déplacement pour appuyer les partisans du Maroc dans le gouvernement français
Rabat tente ainsi de revenir en force sur la scène politique française en montrant quelques signes de son engagements pour soutenir la France. Mezouar parle même de « faire le point sur les différents aspects de notre coopération bilatérale et ce, dans le contexte particulier et douloureux que traverse la France ». Cette main tendue renforce également la position des ministres pro-Maroc au sein du gouvernement Valls. Elle intervient alors que depuis quelques semaines plusieurs interventions de membres du gouvernement sont venues encore plus compliquer les relations franco-marocaines.

Mi-décembre, Jean-Yves Le Drain écartait catégoriquement, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique, tout rôle du Maroc dans le règlement de la crise malienne, affirmant que la France appuyait la médiation algérienne. Début janvier, c’était au tour de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et Porte-parole du gouvernement, de s’afficher publiquement avec des partisans du Polisario au Mans. Et la semaine dernière, Christine Taubira en a rajouté une couche. A l’occasion d’une cérémonie d’hommage à l’un des caricaturistes de Charlie Hebdo assassiné par les frères Kouachi, la ministre de la Justice, s’exprimant sur la liberté d’expression, a implicitement critiqué le Maroc en déclarant qu’« au Maroc, il est plus prudent de ne pas vouloir représenter le Roi ».

Préparer un sommet Mohammed VI-Hollande?

La visite de Mezouar à Paris devrait ravir les responsables politiques français qui appellent de leurs vœux une normalisation des relations avec le Maroc, notamment sur le volet sécuritaire. Après Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua, l’ancien patron des services de renseignement français, Bernard Squarcini, a même invité le président François Hollande à se rendre au Maroc. Il a expliqué que son pays à «sous-estimé l’état de crise » qui dure depuis onze mois. Les entretiens entre Mezouar-Fabius porteront-ils sur une préparation d’un voyage officiel du locataire de l’Elysée au royaume ?


ya biladi

overclocker
21/01/2015, 13h31
c'est annulé...


c'est des serpillières ce mezouar et son roi

Iska
21/01/2015, 13h34
Je viens de lire l'article de ya biladi




Volte-face de la diplomatie marocaine : la visite de Mezouar à Paris annulée

La diplomatie marocaine brille par son improvisation. Ce lundi, Mezouar annonçait, non sans enthousiasme, son déplacement en France. 48 heures plus tard, le voyage est annulé sans donner d’explication. Retour brutal à la case départ.

Nouveau rebondissement dans les relations maroco-françaises. La visite de Mezouar à Paris, prévue le vendredi, et annoncée solennellement ce lundi par le ministre dans des déclarations à la MAP, a été reportée à une date ultérieure. Du côté du ministère des Affaires étrangères, l’heure est au silence absolu. Le dossier est tellement sensible et dépasse de loin son champ d’actions.

Des explications peu crédibles

En l’absence de réaction officielle à même d’expliquer ce revirement à l’opinion publique, certains médias ont tenté de jouer ce rôle, mais en avançant des thèses peu crédibles. Ils évoquent ainsi les propos, qualifiés au passage de « couacs », de Christine Taubira sur la liberté de caricature au Maroc, comme l’une des « raisons » de la nouvelle colère marocaine.
Sauf qu’ils oublient sûrement dans la précipitation que l’intervention de la ministre française de la Justice remonte au 14 janvier, soit cinq jours avant que Salaheddine Mezouar n’annonce officiellement son déplacement en France pour « faire le point, comme il l'a souligné, sur les différents aspects de notre coopération bilatérale et ce, dans le contexte particulier et douloureux que traverse la France ».

Par ailleurs, il s’avère que le « report » du déplacement a pris du court même l’ambassade du royaume à Paris. Hier, elle réagissait vivement à des rumeurs publiées par la presse prétendant que le Maroc aurait exigé une « immunité à ses officiels » en voyage en France. « Ceux qui distillent ce genre d'insanités veulent en fait polluer la visite annoncée du MAE marocain à Paris », s'insurgeait la représentation diplomatique.

Absence de stratégie

L’annulation de la visite de Mezouar à Paris atteste que sur les relations avec la France, les officiels marocains ne jouent pas la même partition. D’un côté, il y a ceux qui défendent le maintien des liens avec l’ancienne puissance coloniale alors que d’autres ambitionnent de couper le cordon ombilical au profit d’un renforcement de la coopération avec l’Espagne, la Turquie, la Chine et la Russie, ou du moins attendre le retour de la droite au pouvoir en 2017 pour une relance de l’axe Rabat-Paris.

Un pari qui peut s'avérer dangereux sachant que l’opinion publique est versatile. Le précédent de la victoire de François Mitterrand à la présidentielle de 1989 alors que Jacques Chirac, à l'époque premier ministre, était largement donné vainqueur, devrait pousser le Maroc à la prudence. Sur les traces du premier président de gauche, la popularité de Hollande est en train de monter dans les sondages suite à l’attaque de Charlie Hebdo. Il offre un gage de stabilité et d’assurance pour la société française face aux déclarations intempestives de la droite et l’extrême droite contre l’immigration et l’islam.

Cette rivalité entre deux clans au sein du pouvoir marocain pourrait expliquer les altermoiements dans la stratégie du royaume vis-à-vis de la France.

houari16
21/01/2015, 19h56
Mezouar à Paris pour relancer la coopération bilatéralle

la visite de Mezouar à Paris annulée .

Ne mérite pas d être loué ou critique !!!

c est ça la monarchie marocaine ??

Elle ne sait pas sur quel pied danser au sujet du Sahara Occidental ???

Cookies