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Voir la version complète : Un vol en "montagnes russes" pour traverser l’Himalaya


mertaw
25/01/2015, 22h43
Lors de leur migration, les oies à tête barrée traversent la plus haute chaîne de montagnes de monde. Pour y arriver, elles adoptent une tactique de vol bien particulière.



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MONTAGNES RUSSES. Les oies à tête barrée (Anser indicus) volent au-dessus de l’Himalaya entre la Mongolie et l’Inde deux fois par an. Pour faciliter ces passages, elles changent constamment leur altitude en vol. Cette stratégie de "montagnes russes" permettrait à l’oiseau d’économiser temps et énergie, selon les chercheurs dont l'etude a été publiée dans Science "Voler au ras des montagnes permet à l’oie de profiter des courants d’air ascendants disponibles, réduit son exposition au vent et augmente ses possibilités d’atterrissage", expliquent-ils. Et tant mieux. Car ces oies dont le poids est d’environ 3 kilogrammes "sont plus lourdes que 98 % des espèces volantes", notent les scientifiques dans leur étude. Elles peuvent atteindre 7.000 mètres d’altitude mais ne s’élèvent que rarement à cette hauteur, préférant survoler les montagnes de près.


Prochain vol : Mongolie-INDE
Afin d’étudier en détail la dynamique de vol des oiseaux, les chercheurs ont installé sur sept oies un dispositif permettant diverses prises de mesure, notamment leur activité cardiaque et leur pression artérielle. Relâchées en Mongolie , quatre d’entre elles ont été retrouvées un an plus tard après avoir traversé l'Himalaya . En analysant l’activité migratoire de ces dernières, les scientifiques ont relevé que leur fréquence cardiaque augmentait considérablement lorsqu’elles volaient à haute altitude, soit à plus de 4.800 mètres (360 battements/minute). En revanche, à basse altitude, c’est-à-dire en dessous de 2.300 mètres, le rythme était beaucoup bas (300 battements/minute). Ils ont également souligné de grands écarts d’altitude lors d'un même vol. Par exemple, un des oiseaux a fait une descente de 1.000 mètres en 20 minutes pour ensuite regagner 2.000 mètres en une heure et demie. "Même si l’oie doit dépenser beaucoup d’énergie pour augmenter sa hauteur de vol, cette tactique est moins exigeante que voler constamment en hautes altitudes où la basse pression force l'animal à fournir plus d’énergie", concluent les chercheurs.

absente
26/01/2015, 12h58
j'ai toujours voulu essayer aux montagnes russes, je n'ai jamais eu l'occasion :sad:
ok je sors oeilfermé

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