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morjane
02/08/2003, 13h12
Les poètes ont disparus
dans la rue j'ai beau cherché
a gauche à droite bien regarder
que de visages froids et fermés
que de visages de terreurs
oui ne reste que la peur
la vengeance ou bien la haine
Mon Dieu !faut il qu'il y ait de la peine ?

plus de doux mots et gentils
juste des larmes des cris?
pas question que je dise oui
je préfère mon monde bleu
j'aime bien mieux rêver
tant pis des fois je me fais bouffer
je saurais me rendre amère
et acide toute en colère
et puis je préfère rire
que pousser des délires
et tant pis si ça déplait
je préfère toujours aimer

les poètes ne meurrent jamais
Ils parfument la cité
ils embellissent la laideur
ils sont là même quand j'ai peur
Les anges sont là toujours
prêts a leur donner l'amour
prêt a toujours leurs rappeler
qu'il ne faut jamais courbé
rester fière et sincère
tant pis pour ceux qu'ont pas de coeur
On saura les oublier
Dans ce monde sans pitié
Il faut juste savoir aimer
Et le reste tout oublier
Enfin juste mettre de coté
Et puis pas se géner
de penser à semer
des fleurs d'amours bien parfumés.
N'est ce pas mon Ange,mon adoré?

Morjane
02/08/03

ben
02/08/2003, 20h37
Ma lyre délaissée s'est plainte
A une lune nostalgique
Que les cordes oisives de l'aube
Je vois la tristesse émerger
S'emparer des yeux du firmament
Chaque étoile pleure sa solitude éternelle
Et la nuit voyage dans la nuit
Et la nuit sombre dans la nuit
Et je n'entends que des sanglots
Qu'attisent les cendres des feux intérieurs
Traverser le toit fébrile de ma demeure
Ô âme errante redescends sur terre...!
Reviens habiter le reste de mon corps
... Et ma rive lointaine s'oublie
A la lente cadence des jours disparus
Et les rameurs silencieux
Avancent dans le lac de mes yeux
Les avirons frôlent l'onde endormie
Et emportent très loin tous les échos...
Tu vois, j'abandonne mon vieux promontoire
Ecrase une fois de plus ma longue fierté
Nulle force ne peut me retenir à cette hauteur
Et je retourne à notre ancien rivage
Où j'ai quitté une plume rebelle
Une petite sirène sillonne l'univers des océans
Et ne donne plus signe de vie...
Dans ma solitude retrouvée
Nulle femme ne peut prétendre
Me rendre de nouveau heureux...
Et j'essaie au passage d'une étoile filante
De revivre mes derniers revirements
Ta légère main tisse encore des rêves
Où tes mots ne font qu'épouser mes mots
Et bras dessus, bras dessous
Nous survolons nos deux frontières
Les ailes déployées dans l'espace de nos écrits
Pour revivre dans l'intimité de nos...appels ...:P

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