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Voir la version complète : La preuve de l’inflation de l’Univers n’a toujours pas été observée


Lombardia
03/02/2015, 03h30
Le CNRS annonce que les ondes gravitationnelles primordiales n’ont toujours pas été observées. Cela remet en cause les conclusions des astrophysiciens du radiotélescope Bicep2, proposées en mai 2014.



http://referentiel.nouvelobs.com/file/13667340-la-preuve-de-l-inflation-de-l-univers-n-a-toujours-pas-ete-observee.png

Cette image montre une zone du ciel proche du pôle Sud galactique basée sur les observations faites par Planck-HFI à 353 GHz.
Les couleurs représentent l’émission de la poussière, une composante mineure mais cruciale du milieu interstellaire qui baigne la Voie Lactée.
La texture, en revanche, montre l’orientation du champ magnétique galactique ; cette information est déduite de la direction de l’émission de lumière polarisée par les poussières.
La région indiquée par le pointillé blanc est celle qui a été observée par les expériences Keck array et BICEP2 depuis le Pole Sud.
© ESA / collaboration Planck Remerciements : M.-A. Miville-Deschênes, CNRS – Institut d’Astrophysique Spatiale, Université Paris-Sud, Orsay, France



RÉSULTATS. Cette fois-ci c’est officiel : le CNRS annonce que les ondes gravitationnelles primordiales n’ont toujours pas été observées. Théoriquement, ces ondes correspondent à une phase très particulière de l’Univers – appelé inflation – qui aurait eu lieu dans les premières fractions de secondes du Cosmos et qui aurait dilaté l’espace de cent millions de milliards de milliards de fois. Le tout en une fraction de clin d’œil !

Le CNRS – reprenant ainsi les derniers résultats du satellite européen Planck – vient ainsi d’infirmer les résultats annoncés en mai 2014 par la collaboration du radiotélescope Bicep 2 et qui avaient conduit à affirmer leur existence (voir http://www.algerie-dz.com/forums//showthread.php?t=312635&langid=2). En fait, ces observations avaient été menées dans des régions du ciel masquées par la poussière de notre propre galaxie, ce qui avaient donc faussé les données.

Dommage pour les astrophysiciens qui traquent le moindre indice pour confirmer cette phase d’inflation, l’une des hypothèses indispensables au modèle du Big Bang. Ils avaient cru tenir là enfin une confirmation… Depuis l’annonce des résultats du satellite Planck, le statut de l’inflation est donc redevenu théorique. Mais les scientifiques ont eu le temps de digérer leur déception : nous avions déjà évoqué – il y a deux mois – les soupçons qui planaient sur les observations de Bicep2.


Science & Avenir
02.02.15

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