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Voir la version complète : Un complexe de pêche de 280 millions de dollars à Tigzirt


mohoo
24/11/2006, 21h28
Bonsoir

La Dépêche de la kabylie

Deux mille postes d’emplois directs seront créés incessamment avec la réalisation du grand projet d’investissement qui sera implanté à Tigzirt. Sa concrétisation coûtera au promoteur 220 millions d’euros, soit plus de 280 millions dollars US, selon le cours actuel de la devise sur le marché mondial.

La société algéro-canadienne des infrastructures de base (Sacib) a réussi à avoir l’aval des autorités de la wilaya de Tizi-ouzou pour l’implantation de son plus grand projet d’investissement à Tigzirt, après seulement huit mois de procédures. Il s’agit là d’un complexe de pêche intégré composé d’un chantier de construction navale, d’un chantier de réparation navale, de bassins d’aquaculture, d’une unité de traitement du poisson, d’une flotte de pêche et d’un atelier pour la formation dans les domaines spécialisés du complexe.

Selon Omran Tekouk, P-dg de la Sacib, son projet a reçu les visas d’approbation de toutes les directions intervenant directement dans le Calpi. Ce dernier, qui ne s’est pas réuni depuis plusieurs mois, est désormais conforté par l’adoption, mercredi dernier, par le conseil du gouvernement, du projet de décret exécutif fixant les conditions et les modalités des constructions et des occupations du sol sur la bande littorale.

Le projet en question, d’une superficie de près de 40 hectares, qui sera érigé sur une colline au cap Tadlest, sur les côtes maritimes de Tigzirt, bénéficiera assurément d’une dérogation accordée aux activités et services nécessitant une proximité immédiate de la mer, prévue dans ce même décret.

Le délai de réalisation est fixé à 36 mois dès son lancement et il permettra la création de

2 000 postes d’emploi. Les bassins aquacoles, la conserverie ainsi que la flotte de pêche devront entrer en activité dans seulement 16 mois après le lancement du projet. La réparation navale sera opérationnelle dans un délai de 24 mois et enfin, le chantier de la construction navale qui devra entamer la production dans un délai n’excédant pas les 36 mois. La société s’est fixé comme objectif, la construction de 100 chalutiers/an de plus de 24 mètres.



Des multinationales à la rescousse

L’implantation d’un tel projet à Tizi Ouzou s’annonce telle une bouée de sauvetage pour le climat social miné par le sous-emploi et économiquement asphyxié par l’absence d’investisseurs. En sus des 2000 postes d’emplois directs qu’offrira ce complexe, la région connaîtra une dynamique économique sans précédent dans la mesure où plusieurs secteurs et sous-secteurs viendront se greffer aux alentours allant de négociants en matières premières entrant dans la fabrication navale, telles les métaux et bois, aux sous-traitants en restauration et chaînes de froid en passant par les réseaux de distributions de différentes matières et produits finis et semi-finis.

Le patron de la société algéro-canadienne des infrastructures de bases nous le dira avec fierté et avec beaucoup d’assurance. Conscient de l’apport considérable qu’aura à apporter son projet en matière de création d’emploi et de la valeur ajoutée pour la région, M. Tekouk insiste surtout sur l’intérêt social que va générer le complexe de pêche intégré : “Vous n’êtes pas sans savoir le nombre d’emplois indirects que cela peut engendrer. Le projet, pour ainsi dire, va générer une dynamique économique et sociale sans précédent localement et aux alentours de la wilaya”, a-t-il souligné lors de l’entretien que nous avons eu avec lui en son siège (lire l’interview).

Pour ce faire, la société a contracté des accords de coopération et de partenariat avec plusieurs firmes étrangères dans le souci de “garantir la réussite du projet”.

“La Sacib, étant une société dont l’activité principale est le développement des projets, a signé plusieurs contrats de coopération et de partenariat avec plusieurs firmes multinationales spécialisées dans les chantiers navals, pour la réalisation de ce complexe à Tigzirt”, précise M. Tekouk. Il s’agit de la firme sud-coréenne Samsung corporation pour la dotation du matériel et du transfert de la technologie, du groupe turc Katelcener pour la phase fabrication.

L’ingénierie est confiée à la compagnie française CIEC Engenieur, les Canadiens du groupe Axor pour le management et l’architecture sera réalisée également par des Canadiens de Crank & Boak.

Des discussions avec des Chinois sont en cours pour un éventuel partenariat dans ce même projet qui s’avère être le plus grand chantier de construction navale sur la rive sud de la Méditerranée.

Le choix porté sur ces partenaires est motivé selon le P-dg de la Sacib, une société de droit algérien, par les coûts très compétitifs qu’ils ont proposé par rapport aux autres multinationales.

Si les sous-secteurs qui seront lancés dans ce complexe participeront d’une façon directe à booster l’activité économique dans la région, le chantier de la construction naval requière une attention très particulière du promoteur. Celui-ci qui compte satisfaire, en premier lieu, la demande nationale en équipements de pêche en haute mer, l’exportation du produit vers l’étranger, notamment vers les pays voisins qui font de la ressource halieutique la première source de leur PIB, est également envisageable.

A ce titre, M. Tekouk espère que les autorités locales et nationales feraient plus d’efforts pour la concrétisation de ce grand projet, dans les meilleurs délais.

Un projet qui “permettra la création de la richesse et mettre le pays dans sa dimension méditerranéenne, alors qu’historiquement, l’Algérie était toujours considérée comme étant un géant naval. Un prestige que nous allons nous réapproprier par le biais de ce projet”.

shadok
24/11/2006, 21h34
Projet très intéressant, pour la région de Tigzirt, qui espérant verra le jour dans les délais prévus

noubat
24/11/2006, 21h39
affaire à suivre !

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