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Voir la version complète : Les 2/3 des produits exportés, sont en fait des importations temporaires


bledard_for_ever
23/04/2015, 19h53
Seules 525 entreprises exportent régulièrement au Maroc, a révélé hier Mohamed Benjelloun, secrétaire général par intérim du CNCE. La faiblesse de leur offre explique en grande partie le déficit commercial du pays.

« En 2014, 6 200 entreprises ont exporté leur biens et services à l’étranger. 92% d’entre elles ont un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions de dirhams et seulement 525 entreprises exportent régulièrement », a révélé, hier, mercredi 22 avril, le secrétaire général par intérim du Conseil national du commerce extérieur (CNCE), Mohamed Benjelloun, lors du petit-déjeuner débat organisé par la British Chamber sur le bilan de la première année de mise en œuvre du Plan national de promotion des échanges commerciaux 2014-2016.


« Les 2/3 des produits exportés, sont en fait des importations temporaires », a rappelé Mohamed Benjelloun. En d’autre terme, seul un tiers des exportations correspond vraiment à une création de valeur marocaine vendue à l’étranger.

Les nouveaux secteurs d’exportation qui font la fierté des promoteurs des nouveaux métiers mondiaux du Maroc, comme l’automobile, sont les premiers à porter cette réalité. « La valeur ajoutée dégagée par l’industrie automobile à partir des réexportations à la suite d’admissions temporaires pour perfectionnement actif (ATPA), s’élève à 10,5 milliards de DH en 2011, et 9,8 milliards de DH en 2012 », indiquait ainsi assez discrètement, le rapport de l’Office des changes de 2013.

Déficit commercial structurel

En parallèle, « on constate une forte corrélation positive entre la croissance du PIB et celle des importations. A chaque fois que le Maroc gagne un point de croissance, les importations augmentent d’un point et demi », souligne Mohamed Benjelloun. Par contre, selon lui, les accords de libre-échange régulièrement pointés du doigt ne sont pas responsables de l’aggravation du déficit commercial. « On constate que seul 34% du déficit commercial se joue dans le cadre d’accords préférentiels », insiste-il.

Le déficit commercial n’a cessé de s’accroître d’année en année, au point qu’en 2004, pour la première fois « le déficit commercial des biens n’a plus pu être compensé par l’excédent enregistré par le commerce de services et les envois de fonds des MRE », indique le secrétaire général par intérim du CNCE. Il a fallu puiser dans les réserves de devises et emprunter pour payer les importations.

Cette rapide analyse des exportations et des échanges commerciaux tend à conforter l’idée de Mohamed Benjelloun selon laquelle, le déficit commercial marocain est structurel. Au contraire, les bons résultats du commerce extérieur en 2014 et début 2015 - les premiers depuis le début des années 2000 - sont conjoncturels d’après Mohamed Chiguer, économiste.

Embellie conjoncturelle

En 2014, le déficit commercial s’est réduit de 15 à 12,5% en un an et le taux de couverture des importations par les exportations s’est amélioré, passant de 68 à 72%. Mohamed Benjelloun souligne qu’en 2014, les excédents des échanges de services retrouve et dépasse même, pour la première fois, ses niveaux d’avant crise. Etablis à 55 milliards de dirhams en 2007, avant la crise, ils atteignent en 2014, près de 59 millions en 2014.

Cette embellie a eu lieu « sous les effets conjugués, de la conjoncture, l’amélioration de la croissance économique de notre principal partenaire, l’Union européenne, et les mesures gouvernementales dans leur ensembles », estime le secrétaire général adjoint du CNCE.

La baisse des cours du baril de pétrole ont impacté très fortement les importations marocaines. A fin mars 2015, les importations ont baissé de 14% par rapport à la même période de l’an dernier. « La réduction de la facture énergétique contribue, à elle seule, pour 73,4% de la baisse totale des importations. Hors énergie, les importations enregistrent également un recul de 5,1% », précise l’Office des changes dans ses indicateurs préliminaires des échanges extérieurs de mars 2015.


Publié le 23.04.2015 à 14h13 | Par Julie Chaudier

Pihman
24/04/2015, 10h10
« Les 2/3 des produits exportés, sont en fait des importations temporaires », a rappelé Mohamed Benjelloun. En d’autre terme, seul un tiers des exportations correspond vraiment à une création de valeur marocaine vendue à l’étranger

Ah Bon

et les salaires versés au salariés
et les impôts et taxes versés à l'Etat
et les dividendes versés aux actionnaires nationaux

c'est quoi?

N'est ce pas de la valeur

Personne ne crée de la valeur du néant
même les exploitants des gisements sont obligé d'importer des intrants, des machines, voir des salariés

L'Autarcie ne peut plus exister

AARROU
24/04/2015, 11h25
Pihman
Ah Bon

et les salaires versés au salariés
et les impôts et taxes versés à l'Etat
et les dividendes versés aux actionnaires nationaux

c'est quoi?

N'est ce pas de la valeur

Pourtant le texte est clair !!!C'est le fameux tiers dont parle Benjelloun,

En d’autre terme, seul un tiers des exportations correspond vraiment à une création de valeur marocaine vendue à l’étranger

même les exploitants des gisements sont obligé d'importer des intrants, des machines, voir des salariés

C'est en déduisant les intrants ( sous formes d'AT avec ou sans payement ) des exportations Marocaines qu'il a fait cette conclusion .

ecoyoussef
24/04/2015, 11h46
Il faut commencer quelque part sinon en ne devient pas exportateur comme ca

jawzia
24/04/2015, 14h33
et les salaires versés au salariés
et les impôts et taxes versés à l'Etat
et les dividendes versés aux actionnaires nationaux

C'est quoi ?
Ce n'est pas de la "valeur marocaine vendue à l’étranger"

jawzia
24/04/2015, 14h49
Un article de laVieEco résumait parfaitement la situation

Le Maroc serait-il une sorte de simple atelier ? Les chiffres du commerce extérieur supposent une réponse affirmative. Sur les 174 milliards qu’ont rapporté les exportations en 2011, 123 milliards correspondent à des biens réexportés suite à des importations sous le régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif (ATPA), soit 71%.

Pihman
24/04/2015, 14h54
http:// http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Valeur_ajout%C3%A9e#/media/Fichier:SIG.png

Pihman
24/04/2015, 14h55
http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Valeur_ajout%C3%A9e#/media/Fichier:SIG.png

azouz75
24/04/2015, 14h55
j'espere que tu en profites de la capitale de la culture arabe ;)
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Sur les 174 milliards qu’ont rapporté les exportations en 2011, 123 milliards correspondent à des biens réexportés suite à des importations sous le régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif (ATPA), soit 71%


en tous les cass, ça se saurait si c'etait autrement.

jawzia
24/04/2015, 14h59
5 milliards de dollars hors AT pour le Maroc et 3 milliards de dollars HHC. Qui l'eut cru !!:mrgreen:

iridium
24/04/2015, 15h21
« Les 2/3 des produits exportés, sont en fait des importations temporaires », a rappelé Mohamed Benjelloun. En d’autre terme, seul un tiers des exportations correspond vraiment à une création de valeur marocaine vendue à l’étranger.

Absolument faux cela contredit les réglés de l'OMC. Un produit exporté n'est pas dans l'obligation d'être à 100 % fabriqué chez toi. Si un produit entré en admission temporaire est réexporté avec une transformation d'au moins 40% de la valeur ajoutée est un produit qui est légalement en droit d'être estampiller Made in Morocco.

azouz75
24/04/2015, 15h40
Absolument faux cela contredit les réglés de l'OMC. Un produit exporté n'est pas dans l'obligation d'être à 100 % fabriqué chez toi. Si un produit entré en admission temporaire est réexporté avec une transformation d'au moins 40% de la valeur ajoutée est un produit qui est légalement en droit d'être estampiller Made in Morocco.


Tu veux dire que les crevettes péchées au Danemark et décortiquées au Maroc puis exportées vers l’union européenne prendraient 40% de leur valeur ? :rolleyes:

iridium
24/04/2015, 15h59
Tu veux dire que les crevettes péchées au Danemark et décortiquées au Maroc puis exportées vers l’union européenne prendraient 40% de sa valeur ?

Un produit transformer vaut forcement plus cher qu'un produit brut c'est pourtant pas difficile à comprendre. Néanmoins si une telle transformation apporte autant de valeur il sera estampiller comme produit au Maroc dans le cas contraire il doit simplement être indiqué que ce produit a une origine X ou Y et que c'est un produit qui a subit une transformation au Maroc.

ecoyoussef
24/04/2015, 16h04
:)Tu sait les chemises fabriquées au Maroc partent en Espagne ou ailleurs. On leurs collent une étiquette et elles deviennent "gawriyatte" . Alors pourquoi ça sera le cas pour nous.

Peut être parce que c'est difficile d'avoir la nationalité chez nous:mrgreen:

iridium
24/04/2015, 21h05
Certains pays respectent les règles d'origine d'autres moins.

Serpico
24/04/2015, 22h19
Il y a des pays qui se contentent d'importer tout simplement même de l'essence raffiné après avoir exporté du brut !!:rolleyes::redface:

AARROU
24/04/2015, 22h44
ecoyoussef Tu sait les chemises fabriquées au Maroc partent en Espagne ou ailleurs. On leurs collent une étiquette et elles deviennent "gawriyatte" . Alors pourquoi ça sera le cas pour nous.

Ce n'est pas les deux EUR pour la confection de la chemise au Maroc qui va la rendre Gawriya !!!:mrgreen::mrgreen::mrgreen::mrgreen:

upup
25/04/2015, 13h47
On pQue ela soit vraï ou pas, on en conclue que :

1- les marocains vivent de leur travail.
2- le maroc est de plus en plus un acteur de la division mondiale du travail.
3- le maroc commençant par une industrie textile il y a plus de 35 ans, arrive à se postionner sur l automobie, l aéronautique, la microelectronique.

Il nous faut nous postionner dans l avenir sur l electronique grand public (téléviseurs, téléphonie), la construction navale.

Il n y a rien à inventer, il suffit de suivre ce qu ont fait les pays asiatiques comme chemin : Corée du Sud, Chine, Thaïlande, Vietnam, Malaisie...

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