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Voir la version complète : Sauveteurs spécialisés et images satellitaires pour le Népal: La solidarité internationale face aux catastrophes


katiaret
29/04/2015, 11h17
images satellitaires pour le Népal: Sauveteurs spécialisés et La solidarité internationnaturelles ale face aux catastrophes naturelles

Le séisme de magnitude 7,8, qui a frappé le Népal, samedi 25 avril, a donné lieu à la mobilisation d’une véritable Internationale de la solidarité humanitaire qui a fait accourir immédiatement, pratiquement de partout dans le monde, les sauveteurs étrangers vers le lieu de la catastrophe, traversant les frontières, indifférents aux formalités (visas,…) qui font habituellement obstacle aux voyageurs...

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir les secouristes, arrivés en urgence à Katmandou, participer aux opérations de recherche des victimes ensevelies et apporter leur aide précieuse aux habitants complètement démunis après ce terrible tremblement de terre, le plus meurtrier depuis 80 ans, apprend-on et dont les répliques très violentes, aggravent la situation de désastre vécue par les sinistrés. Le bilan a déjà dépassé la barre des 3200 morts et fait également plus de 6500 blessés. Les spécialistes soulignent que Le Népal, à l’instar de toute la région himalayenne, où se rencontrent les plaques tectoniques indienne et eurasienne, est une région à forte activité sismique. Ils rappellent qu’en août 1988, un séisme de magnitude 6,8 avait fait 721 morts dans l’Est du Népal et en 1934, un tremblement de terre de magnitude 8,1 avait tué 10 700 personnes au Népal et en Inde. Le terrain est donc parfaitement connu par les sauveteurs internationaux qui affluent avec leurs équipements spéciaux mis au point pour affronter de telles situations et accompagnés également de chiens renifleurs qui détectent les corps sous les amas de décombres et contribuent à sauver des vies. L’Algérie qui a toujours bénéficié de l’élan de solidarité internationale après les séismes qui ont fortement secoué certaines régions de notre pays, a réagi à la catastrophe qui a frappé le Népal et envoyé 70 sapeurs-pompiers spécialisés ainsi qu’une équipe de cynophiles pour participer aux opérations de sauvetage, en plus de l’acheminement d’une aide logistique constituée de 200 tentes, 2 000 couvertures et 4 tonnes de médicaments, ainsi qu’une aide financière d’un montant d’un million de dollars à ce pays pauvre. Depuis longtemps, plus aucun pays n’est laissé seul face aux dégâts causés par une catastrophe naturelle, surtout quand elle est de grande ampleur comme c’est le cas pour les forts séismes. Dans ce sens, la charte internationale «Espace et catastrophes majeures», adoptée en 1999, remplit une fonction de premier plan en produisant des images satellitaires qui apportent une aide inestimable pour l’organisation des secours dans les zones touchées. Les dix agences spatiales signataires de la charte disposent d’un réseau de 25 satellites qui photographient, en urgence, les pays qui viennent d’être frappés par un cyclone, un séisme ou une inondation et mettent à leur disposition les images photographiées, notamment des cartes récentes des zones sinistrées. Les images satellitaires permettent d’avoir une vision claire de la situation et de faire face aux conséquences immédiates des catastrophes. Elles aident les pays sinistrés à évaluer immédiatement les dégâts et à savoir où aller pour aider les survivants. Cette méthode a fait ses preuves après le tremblement de terre et le tsunami qui ont frappé le Japon en mars 2011, en procurant des données qui ont permis d’évaluer les dégâts et ont facilité le travail des secours, d’élimination des séquelles et de reconstruction. La charte avait déjà été mise en œuvre après le séisme de janvier 2010, à Haïti qui a connu un bilan très lourd : plus de 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de personnes à la rue. Des satellites avaient été programmés pour prendre des images des zones sinistrées et aider à orienter les secours sur ce territoire totalement dévasté et dont les voies de communications ont été entièrement désorganisées. Ce dispositif international ne remplace évidemment pas les politiques nationales pour faire face aux catastrophes naturelles, à la fois au niveau de la prévention et de l’organisation des secours.

Par M’hamed Rebah

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