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Voir la version complète : Semences et création de nouvelles variétés


katiaret
18/05/2015, 09h21
Un enjeu majeur pour l'avenir : comment nourrir les six milliards de personnes qui peuplent la planète sans gaspiller les ressources disponibles ? Dans ce débat économique, sociétal, et environnemental, la filière des semences a un rôle essentiel à jouer.


Les semences, issues du patrimoine des végétaux que l’homme a domestiqués petit à petit, sont au cœur de l’agriculture. Aujourd’hui, le secteur des semences conserve ce patrimoine et l’enrichit en créant de nouvelles variétés adaptées aux besoins des agriculteurs, des transformateurs et des consommateurs.

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La diversité des espèces et variétés végétales passe par les semences
© GNIS
Dans ce dossier vous pourrez découvrir ce qu'est la biodiversité, pourquoi créer de nouvelles variétés, la préservation de la biodiversité des espèces cultivées etc...
La diversité du vivant

La Terre est peuplée d'une multiplicité étonnante d'êtres vivants : végétaux, animaux, et micro-organismes en constante interaction et adaptation à leur milieu.
La biodiversité exprime la variabilité, sous toutes ses formes, des organismes vivants : diversité des écosystèmes (déserts, récifs coralliens, forêts, surfaces cultivées…), diversité des espèces et, moins visible, diversité des gènes et de leurs assemblages. De la diversité génétique provient la diversité entre les individus.
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Les espèces cultivées compose la variété des paysages © GNIS
L’ensemble des espèces végétales et animales qui nous entourent est l’expression la plus perceptible de la diversité biologique. Au sein de chaque espèce, les individus se ressemblent morphologiquement. D’un point de vue plus scientifique, l’espèce se définit comme unité de base de la classification des êtres vivants. Ses individus peuvent se reproduire entre eux et leur descendance peut également se reproduire. Au sein d’un milieu, les individus d’une même espèce forment une population ; plusieurs espèces apparentées constituent une famille (les graminées (http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/dico/d/botanique-graminees-12997/), par exemple).
La biodiversité agricole des espèces et des variétés végétales

Dès le néolithique, les hommes ont sélectionné plusieurs populations au sein de différentes espèces pour les domestiquer et les cultiver ; ils ont développé certaines qualités répondant à leurs besoins. Chez les animaux, ils ont ainsi créé des races ; et pour les plantes cultivées, des variétés. Au sein d’une espèce, ces dernières constituent des populations homogènes ayant des caractéristiques propres. Par exemple, le maïs est une plante qui, en Europe, ne peut se croiser avec d’autres espèces. En revanche, les variétés cultivées de maïs (plus de 1.000) peuvent se croiser entre elles.
Pour le monde agricole, le mot « variété » renvoie cependant à un terme très précis. Ainsi, pour être commercialisée, la variété d’une espèce cultivée doit être dénommée, identifiable (distincte des autres), homogène et stable dans le temps. Ces variétés sont créées par des spécialistes, les obtenteurs.
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Différentes variétés de maïs © Keith Weller - Photo domaine public
La recherche variétale aboutit à la création chaque année de 500 nouvelles variétés en France. La diversité variétale est présentée sous forme d’un catalogue des espèces et variétés, national ou européen.
Au catalogue européen, il existe ainsi 2.500 variétés de tomates (http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/dico/d/botanique-tomate-7375/), près de 2.000 variétés de pomme de terre, 1.500 variétés de laitues, 600 variétés de chicorées, 3.800 variétés de maïs, 1.500 variétés de blé…
Cette diversité proposée aux agriculteurs s’enrichit, se diversifie et se renouvelle chaque année.

katiaret
18/05/2015, 09h24
Les variétés ne sont jamais créées au hasard, mais pour répondre à des besoins précis.

1 - Adapter les plantes au milieu

La plupart des plantes cultivées en France, comme la tomate, la pomme de terre, le maïs, ou le tournesol, sont originaires de pays lointains, dont les conditions naturelles (climat et sol) sont très différentes. La sélection permet d’acclimater ces plantes à de nouvelles conditions, et c’est grâce à ce long travail que l’on peut cultiver ces espèces en France.
Par ailleurs, la sélection a permis de créer des variétés adaptées à des milieux ou à des climats particuliers. Ainsi, des variétés mieux adaptées au froid ou à la sécheresse (http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/dico/d/meteorologie-secheresse-6527/) peuvent gagner de nouvelles zones de culture. Par exemple en France, le maïs poussait uniquement dans le Sud-Ouest jusque dans les années 1950. Il a pu être acclimaté au nord de la Loire, grâce au travail de sélection effectué à partir de populations précoces du haut Languedoc. L’utilisation dans la sélection de variétés tropicales d’altitude peut également améliorer la résistance (http://www.futura-sciences.com/magazines/maison/infos/dico/d/maison-resistance-10889/) au froid de variétés européennes.
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C'est par croisement et hybridation que l'on a pu créer de
nouvelles variétés de maïs adaptées aux différentes régions
© GNIS
2 - Développer la productivité

Le progrès génétique (http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/genetique-genetique-152/), en rendant les plantes plus fertiles et plus résistantes, a permis d'augmenter les rendements : en France, celui du blé a plus que triplé en quarante ans. On estime que cet essor est dû pour moitié au progrès génétique et pour moitié à l'évolution des pratiques culturales (traitements, préparation des sols …).
3 - Préserver l'environnement

Le respect de l'environnement fait partie du métier des semenciers : ils élaborent des variétés plus résistantes aux maladies pour limiter l'utilisation de produits phytosanitaires, des variétés plus économes en engrais ou en eau. Ainsi en blé tendre, des variétés ont besoin de moins d’azote (http://www.futura-sciences.com/magazines/matiere/infos/dico/d/tableau-periodique-elements-azote-13578/) que d’autres pour produire des quantités identiques de grains.
4 - Optimiser la transformation

Une grande partie des plantes cultivées est transformée avant utilisation : ainsi crée-t-on des variétés de tournesol plus faciles à décortiquer, du blé pour une meilleure panification, de l’orge adaptée aux besoins des brasseurs... Par ailleurs les produits récoltés doivent être adaptés au transport et à la conservation.
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Pour les différentes utilisations alimentaires, il est nécessaire de créer les variétés les mieux adaptées. Exemple des céréales
© GNIS
5 - Améliorer les qualités nutritionnelles et diététiques des aliments

Lorsque le besoin apparaît, les qualités nutritionnelles des espèces végétales cultivées peuvent être améliorées par la sélection. Ainsi, à la fin des années 1960, les sélectionneurs sont parvenus à modifier la composition en acides gras de la graine de colza. Son huile, riche en acides gras insaturés, est désormais l'une des plus diététiques du monde. Les poules ou les vaches nourries avec des variétés de graines de lin riches en Oméga 3 produisent des oeufs ou du lait à haute teneur en cet acide gras. La consommation d’Oméga 3 réduit les risques de maladies cardio-vasculaires.

Par Karine Clavel & Christian Saber du GNIS

Futura-Sciences,

jour
02/06/2015, 09h24
Merci beaucoup pour ce sujet.
Vous dites que depuis la nuit des temps, on cherche à améliorer sa production agricole. Oui, vous avez raison, mais avant on avait des petits exploitants qui se confectionnaient un patrimoine génétique agricole dans le sens de leur profit. Globalement, à l'échelle d'un pays, la biodiversité est encore riche. Alors que maintenant, les exploitations sont gigantesques, donc pour préserver la biodiversité, il faut parcelliser. Sinon, on va se retrouver avec une espèce de maïs, qui peut disparaitre plus facilement. De plus, la flore bactérienne humaine est susceptible de changer si on mange la même espèce. Donc, on selectionne aussi de l'humain dans cette affaire, avec un patrimoine génétique humain appauvri, et une résistance moindre au milieu extérieur.

katiaret
26/06/2015, 08h21
...Un film qui donne envie de se battre pour sauver notre indépendance alimentaire.

vGtGSFneI7o

absente
26/06/2015, 10h36
...
.

persephone
26/06/2015, 11h25
J'espère que vous vous rendez compte que vous encouragez les Organismes Génétiquement Modifiés.

absente
26/06/2015, 18h01
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