PDA

Voir la version complète : Les syndicats allemands veulent de fortes hausses de salaires


morjane
09/12/2006, 19h15
Avec le retour de la croissance, les syndicats réclament de fortes hausses de salaires. Les experts craignent un impact sur la compétitivité.

Après s'être serrés la ceinture pendant les cinq dernières années les syndicats comptent sur l'embellie économique outre-Rhin pour obtenir enfin un bonus dans les rémunérations. L'occasion leur en est fournie par l'expiration fin mars d'une série d'accords de branche. IG Metall, le puissant syndicat de la métallurgie a annoncé la couleur en réclamant une hausse de 5 à 8 % des salaires pour 2007. Un chiffre qui aura valeur de référence pour les autres secteurs.

L'agitation qui vient de saisir les syndicats est saisonnière en *Allemagne. « C'est comme cela tous les ans, voire tous les deux ans : les partenaires sociaux se mettent d'accord sur l'évolution des rémunération pour l'année ou les deux années suivantes », note Alexandre Bourgeois de Natexis-Banques populaires. Traditionnellement, les mois qui précèdent sont l'occasion de déclarations d'intention de la part des négociateurs afin de sonder leurs réactions mutuelles.

Cette année, toutefois, le contexte est un peu exceptionnel. D'abord parce que plusieurs dirigeants du SPD, sociaux-démocrates, se sont prononcés en faveur d'une hausse des salaires. Même le porte-parole adjoint du gouvernement, Thomas Steg, a estimé qu'il fallait se « préparer à une telle éventualité ».

De fait, l'embellie de la conjoncture qui se confirme incite à un tel consensus. Après avoir été la lanterne rouge de l'Europe, l'Allemagne va afficher cette année un taux de croissance compris entre 2,3 % et 2,6 %, contre 0,6 % en moyenne entre 2001 et 2005. Mais, déjà, les économistes brandissent la menace d'une baisse de la compétitivité de l'économie allemande en cas de dérapage des salaires.

Excédent commercial record

L'argument risque de laisser froids les syndicats. La compétitivité extérieure de l'Allemagne reste toujours à son sommet en dépit de l'euro fort. En octobre, l'excédent commercial a ainsi culminé à 17,3 milliards d'euros, à son plus haut niveau depuis la réunification. Ce chiffre fait suite au surplus de 15,7 milliards le mois précédent. Ce qui démontre une nouvelle fois que la compétitivité du Made in Germany tient moins à son prix qu'à son image de qualité.

Reste que cette croissance extraordinaire (22,6 % en glissement sur un an en octobre) des exportations ne contribue que peu à la croissance. En effet, seul le solde des échanges donne la mesure de la contribution du commerce extérieur à la croissance. Or, il devrait se situer cette année autour de 158 milliards d'euros contre 160,5 l'année dernière, qui restera donc comme un sommet historique mondial. De fait, c'est surtout l'investissement qui est le principal moteur de la croissance actuellement.

Il n'empêche que la productivité en Allemagne a fait des progrès spectaculaires ces dernières années, alors que dans le même temps le pouvoir d'achat des salariés a baissé et promet de diminuer encore avec la hausse de trois points de la TVA en janvier. D'où l'intérêt bien compris de la classe politique à encourager le patronat à faire un geste.

Par le figaro

Al-Fares
09/12/2006, 19h48
Il n'empêche que la productivité en Allemagne a fait des progrès spectaculaires ces dernières années, alors que dans le même temps le pouvoir d'achat des salariés a baissé et promet de diminuer encore avec la hausse de trois points de la TVA en janvier. D'où l'intérêt bien compris de la classe politique à encourager le patronat à faire un geste


Les syndicats, dans ce cas ont raison de réclamer des hausses de salaire.....l'effort collectif à la réussite merite ces hausses.

Mais souvent les syndicats sont la cause directe des mises à pieds massives et pertes d'emplois....

Quasard
09/12/2006, 20h16
Les syndicats allemands passent leur temps a appeler a la greve et la revalorisation des salaires ~~

Cookies