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Voir la version complète : Algerie: dépréciation du dinar et l’approche de l’Aïd provoquent hausse des prix des produits de large consommation


Raco
15/09/2015, 18h10
Comme à l’accoutumée, à l’approche de chaque fête religieuse, les prix des produits de large consommation, enregistrent des augmentations vertigineuses. À quelques jours de la fête de l’Aïd qui sera célébrée le 24 septembre, les prix des fruits et légumes flambent.Au marché Clauzel, à Alger, le prix de la tomate oscille entre 100 et 120 dinars, selon les commerçants. Le poivron est proposé au même prix. La salade est cédée à 160 dinars le kilo. Le même prix est affiché pour les haricots verts, la betterave à 100 dinars le kilo. Le citron flambe à 450 dinars le kilo !
On retrouve les mêmes prix au marché de Meissonier. Du côté des fruits, les prix ne sont pas du tout cléments. Le raisin local atteint les 140 dinars, les poivres les 120 dinars, et le melon est affiché à 60 dinars le kilo.
Les prix de la viande ne dérogent pas à cette règle. Le poulet est affiché à 330 dinars le kilo, l’escalope à 700 dinars, la viande locale d’agneau cédée à 1400 dinars, alors que celle importée est affichée à 900 dinars le kilo.

Les clients, courroucés par ces augmentations vertigineuses, dénoncent l’attitude peu scrupuleuse de certains commerçants. « Les commerçants profitent de ces occasions pour s’enrichir au détriment du consommateur, qui est déjà épuisé par la rentrée sociale, et l’achat du mouton de l’Aïd. Je profite de cette occasion pour dénoncer l’absence totale des contrôleurs du ministère du Commerce qui n’assurent pas leur rôle de contrôler les prix » dénonce, Hamid, un septuagénaire rencontré au marché de Meissonier.

De leur côté, les commerçants justifient ces augmentations, par le manque de production locale, d’une part. Et d’autre part, par la spéculation qui règne dans les marchés de gros.
Par ailleurs, la déprécation du dinar- qui a perdu presque de 30 % en un an face au dollar – a engendré une hausse des prix des produits importés. C’est le cas notamment pour les détergents, les biscuits, lait en poudre pour bébé et pour les légumes secs tels que le haricot blanc et les lentilles. Ces derniers ont connu des augmentations oscillantes entre 30 et 80 dinars. Il est a souligné également que le prix du sucre a atteint les 85 dinars le kilo, alors qu’il était cédé, il y a un mois de cela à 70 dinars le kilo.
TSA

rodmaroc
15/09/2015, 18h18
Je ne sais pas si cette hausse des prix est due à la dépréciation du dinar, car le phénomène d'inflation se produit avec un temps de retard.

jawzia
15/09/2015, 18h20
... Vous comptez faire vos courses au marché clauzel ? :lol:

Tsunami
15/09/2015, 21h49
Ses prix ne datent pas d'hier, cela fait déjà un moment que les prix ont flambé.

Paleem
16/09/2015, 13h19
La viande rouge a toujours été chère, ça date pas d'hier.

molker
16/09/2015, 14h44
Ici on parle de la cherté de la vie en Algérie ...Pourquoi ça tourne toujours a l'insulte ,pourquoi cette mentalité de .....
Qu'on discute sereinement et objectivement les problèmes de chaque pays ..Parce que ce n'est pas ça qui manque ..Si ça conforte certains (des deux côtés) que le voisin soit plus dans la mouise que soi ..Allah yahdi
Arrêtez les comparaisons a la noix ...Parce que vous ne convainquez personne ,uniquement vous même (en fait vous vous mentez à vous même )
Si l'Algérie et le Maroc (pas d'excuses débiles ,genre on n'a pas de pétrole) étaient des pays développés et prospères ,ça se saurait ...

Bichri
18/09/2015, 20h45
@molker

Le pétrole est un réel avantage c'est indéniable. La roue économique algerienne tourne autour du prix du baril.

On a tous vu, quand le baril a perdu quelques dollars, le pays est automatiquement passé en austérité : Projets d’investissements gelés, augmentation des taxes, diminution des subventions, augmentation des prix produits alimentaires, élévation de l'age de retraite... etc.

molker
18/09/2015, 22h00
Rien n'est encore appliqué ,Bichri..C'est connu ,le pouvoir en Algerie lance d'abord des bombes de sondage et ensuite ...On verra ??
Quand aux prix ,ça n'a rien à voir avec le pétrole ,à l'approche des fêtes il y a toujours une flambée des prix ,c'est plus dû aux spéculateurs et l'absence de contrôle.
Par là j'aimerais poser une question aux marocains ,si chez eux les prix(surtout fruits et légumes) sont constants toute l'année ou il y a des fluctuations saisonnières ? Parce que chez nous il y a des moments où les prix sont très bas il y a d'autres où tout flambe .

upup
18/09/2015, 23h00
Molker,

Les prix au maroc fluctuent bien sur mais dépendent surtout de l offre et de la demande. Les marchés de gros regulent les prix.

Prix au quotidien et graphe pour chaque produit depuis un an dans plusieurs villes :

http://www.prixagriculture.org

overclocker
18/09/2015, 23h15
Par là j'aimerais poser une question aux marocains ,si chez eux les prix(surtout fruits et légumes) sont constants toute l'année ou il y a des fluctuations saisonnières ? Parce que chez nous il y a des moments où les prix sont très bas il y a d'autres où tout flambe .

rien n'est constant, le prix changent plus par spéculation que par autre chose..

et l'exemple qui me frappe le plus, c'est la tomate pendant le Ramadan, :lol::lol: je ne sais pas par quel miracle elle devient plus cher que le poulet..

ps: la tomate est utilisée pour la harira...

mais comme je l'ai dit, il y a trop de spéculation et rien n'est contrôlé..

upup
18/09/2015, 23h38
Overlocker,

Les prix montent surtout par la présence de plusieurs intermediares et non de spéculateurs.


Une émission sur 2m à montré que pour un kg de tomate, le producteur à doukkala l à vendu à 1 DH, après transport, le kilo sort du marché de gros à 3 dhs, le vendeur dans un marché de quartier le revend à 3.50 dhs. Les intermediares gagnent entre 1 à 1.5 dhs le kg. Ils sont nombreux, ils se contentent parfois de 5 centimes / kg/ intermediare ( à multiplier par des milliers de kgs de transactions).

On peut parler de spéculation dans le cas des oingons, les pommes de terre qu on on peut stocker à l air libre pour les premiers et les frigos industriels pour les seconds.

overclocker
18/09/2015, 23h43
ca se pratique trop dans les criées, pas tout le temps mais assez souvent...

c'est le même cas pour le poisson malheureusement...

molker
19/09/2015, 08h05
C'est la même chose chez nous ,il parait qu'entre le producteur et le consommateur ,un long trajet :)

Bichri
19/09/2015, 12h26
Cela dit, la spéculation est un peu plus marquée en Algerie. Ce qui fait des produits plus chers qu'au Maroc.

Et on constate aussi des pénuries de produits de large consommation de temps à autre. Ce qui n'est pas vraiment le cas des marchés au Maroc qui sont constamment bien approvisionnées le long de l'année.

Pihman
19/09/2015, 14h12
En Algerie, les moyens financiers disponibles chez les producteurs provoquent en cas de prix favorables un rush vers l’investissement dans ce produit
Ce qui rapidement provoque une surproduction et un effondrement des cours
Il s’en suit une desafection des producteurs de cette activiteé vers d’autres qu’ils esperent plus rentable d’ou un rencherissement a nouveau

C’est ce qui fait les cycles dd production

La pléthore de moyens financiers en Algerie plus qu’au Maroc fait que les cycles ont des amplitudes plus importantes

Pihman
19/09/2015, 14h18
Les cycles de conjoncture permettent une correction dans l’allocation des ressources

Une chute des cours est une penalité pour les producteurs pour les inciter a reduire la production car ils ont depassé la demande
Et cette penalité est plus importante pour les producteurs les moins compétitifs (paresseux) qui seront les premiers a faire faillite et quitter le marché a la faveur des plus competitifs qui verront leur marché s’élargir

Une montée des cours est une primes pour les producteurs qui ont persévéré dans la production car ils ont des prix de revient plus bas, ils sont plus professionnels etc
Le marché leur donne une prime pour les encourager a investir davantage pour couvrir la demande non satisfaite

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