morjane
12/12/2006, 17h36
C'est demain qu'aura lieu la première des deux transplantations rénales a au CHU de Tizi Ouzou la greffe du rein sera sera faite sur un quinquagénaire originaire d’Aïn El Hammam. Cadre d’une société pétrolière à Hassi Messaoud, c’est aussi un père de cinq enfants. Les transplantations se feront au rythme de deux par mois à partir de ce mois. C'est une bonne nouvelle car il y a un sérieux retard et cela redonnera un peu d'espoir à toutes ces personnes en attente d'une transplantation salvatrice.
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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Amar Tou, a inauguré, hier, lundi 11 décembre, le colloque international sur la greffe d’organes organisée par le CHU Mohamed-Nedir en prélude aux transplantations rénales qui se dérouleront à partir du 13 de ce mois à raison de deux par mois selon les prévisions de la direction du CHU.
Avant de procéder à l’ouverture solennelle de cette rencontre scientifique qui restera dans les annales du CHU de Tizi- Ouzou, le ministre a inspecté les services de l’urologie et de néphrologie directement concernés par l’aventure scientifique qui commence dès demain à Tizi-Ouzou par la greffe rénale avant de s’étendre à la transplantation d’autres organes tels que le foie, la cornée, mais aussi à la moelle osseuse.
Saisissant l’occasion de sa présence dans la wilaya, le ministre a rendu visite aux malades hospitalisés atteints de leptospirose au nombre de 20, non compris les malades ambulatoires et ceux sortis de l’hôpital, depuis le 2 du mois en cours, au rythme de 2 à 3 par jour selon les indications du personnel médical. Sur place, Amar Tou s’est intéressé au sort des malades, discutant par ailleurs, longuement, avec le docteur Touat, chef de service des maladies infectieuses probablement sur les causes et les conséquences de cette maladie qui a mis la population du village de Tala-Athmane en émoi et les services sanitaires en alerte bien que les citoyens concernés se plaignent ces derniers jours d’un défaut de prise en charge. Dans son allocution inaugurale, le ministre a retracé la démarche de son département visant la prise en charge des grands dossiers de la santé évalués à 40 parmi lesquels figuraient en bonne place les transferts à l’étranger coûteux pour le pays et très pénibles pour les patients.
Parlant des 10 000 dialysés du pays, dont l’immobilisation et la souffrance sont permanentes, l’hôte du CHU retrace les efforts qui ont conduit à l’ouverture de 160 centres de dialyse, nombre qui atteindra 200 dans quelques mois, et les retards qu’accuse notre pays en matière de greffe d’organes par rapport aux pays arabes, et ce, en dépit de quelques essais effectués par l’hôpital Mustapha. Sachant que le pays dispose de compétences et au terme d’une réunion des spécialistes et des responsables CHU, des engagements ont été pris sur un programme de lancement de la transplantation d’organes, Sidi-Bel-Abbès, Oran, Alger (Mustapha, Bab-El-Oued), Sétif, Annaba et Tizi-Ouzou ont atteint les objectifs fixés ou sont sur le point de le faire en collaboration avec des équipes étrangères expérimentées, indique le ministre qui signale en passant que toutes les opérations réalisées depuis 3 mois sont couronnées de succès.
Au terme de son allocution, le ministre a assisté à trois communications sur l’expérience du CHU de Tizi-Ouzou en matière d’épidémiologie de l’insuffisance rénale, par le Dr Badaoui, les difficultés et les perspectives de la transplantation rénale chez l’enfant par le Dr Acimi, la greffe de la moelle osseuse, bilan de l’expérience algérienne depuis 8 ans, par le Dr Hamladji. Cette dernière semblait avoir retenu particulièrement l’attention du ministre qui a pris la peine de répondre à quelques-unes de ses observations et propositions.
Le Dr Acimi a dû certainement irrité le ministre en charge de la santé en mettant en évidence l’immense écart entre l’Algérie et les autres pays en voie de développement tels que l’Arabie Saoudite, l’Egypte et le Liban en matière de transplantation d’organes. Ces pays, dit-il, ont réuni à l’inverse de ce qui se passe chez nous toutes les conditions nécessaires au développement de la greffe d’organes , propos illustrés par des chiffres comparatifs à l’appui.
Selon le Dr Badaoui, l’incidence de l’insuffisance rénale est en progression d’année en année avec une légère prédominance féminine. Sur un échantillon de 1 320 insuffisants rénaux en stade terminal 18% ont pour origine la néphropathie vasculaire, 16% le diabète, 11,5% le glomérulonéphrite chronique, 9,1% les néphropathies chroniques, 5,9% héréditaires et 39% d’origine indéterminées.
Rappelons qu’à ce colloque de deux jours prennent part de nombreux spécialistes des établissements hospitalo-universitaires du territoire national, des Algériens exerçant à l’étranger ainsi que des spécialistes de France et du Canada.
Cette rencontre scientifique se tient à la veille de deux transplantations rénales qui classeront le CHU de Tizi- Ouzou parmi les premiers hôpitaux du pays qui se lancent dans la transplantation d’organes dont l’importance économique et sociale pour le pays n’est pas à démontrer.
Le CHU de Tizi-Ouzou accède à ce stade médical au terme d’un vaste effort de rénovation des structures et de l’équipement. Il faut souhaiter comme l’a fait le Dr Acimi que le colloque sorte avec des recommandations visant la mobilisation des moyens matériels, financiers et autres nécessaires au développement de la greffe d’organes. En tous les cas, Tizi-Ouzou où l’on compte 350 cas de dialysés et l’apparition de 100 nouveaux cas par an avait un grand besoin de se lancer dans ce créneau.
Par le soir
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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Amar Tou, a inauguré, hier, lundi 11 décembre, le colloque international sur la greffe d’organes organisée par le CHU Mohamed-Nedir en prélude aux transplantations rénales qui se dérouleront à partir du 13 de ce mois à raison de deux par mois selon les prévisions de la direction du CHU.
Avant de procéder à l’ouverture solennelle de cette rencontre scientifique qui restera dans les annales du CHU de Tizi- Ouzou, le ministre a inspecté les services de l’urologie et de néphrologie directement concernés par l’aventure scientifique qui commence dès demain à Tizi-Ouzou par la greffe rénale avant de s’étendre à la transplantation d’autres organes tels que le foie, la cornée, mais aussi à la moelle osseuse.
Saisissant l’occasion de sa présence dans la wilaya, le ministre a rendu visite aux malades hospitalisés atteints de leptospirose au nombre de 20, non compris les malades ambulatoires et ceux sortis de l’hôpital, depuis le 2 du mois en cours, au rythme de 2 à 3 par jour selon les indications du personnel médical. Sur place, Amar Tou s’est intéressé au sort des malades, discutant par ailleurs, longuement, avec le docteur Touat, chef de service des maladies infectieuses probablement sur les causes et les conséquences de cette maladie qui a mis la population du village de Tala-Athmane en émoi et les services sanitaires en alerte bien que les citoyens concernés se plaignent ces derniers jours d’un défaut de prise en charge. Dans son allocution inaugurale, le ministre a retracé la démarche de son département visant la prise en charge des grands dossiers de la santé évalués à 40 parmi lesquels figuraient en bonne place les transferts à l’étranger coûteux pour le pays et très pénibles pour les patients.
Parlant des 10 000 dialysés du pays, dont l’immobilisation et la souffrance sont permanentes, l’hôte du CHU retrace les efforts qui ont conduit à l’ouverture de 160 centres de dialyse, nombre qui atteindra 200 dans quelques mois, et les retards qu’accuse notre pays en matière de greffe d’organes par rapport aux pays arabes, et ce, en dépit de quelques essais effectués par l’hôpital Mustapha. Sachant que le pays dispose de compétences et au terme d’une réunion des spécialistes et des responsables CHU, des engagements ont été pris sur un programme de lancement de la transplantation d’organes, Sidi-Bel-Abbès, Oran, Alger (Mustapha, Bab-El-Oued), Sétif, Annaba et Tizi-Ouzou ont atteint les objectifs fixés ou sont sur le point de le faire en collaboration avec des équipes étrangères expérimentées, indique le ministre qui signale en passant que toutes les opérations réalisées depuis 3 mois sont couronnées de succès.
Au terme de son allocution, le ministre a assisté à trois communications sur l’expérience du CHU de Tizi-Ouzou en matière d’épidémiologie de l’insuffisance rénale, par le Dr Badaoui, les difficultés et les perspectives de la transplantation rénale chez l’enfant par le Dr Acimi, la greffe de la moelle osseuse, bilan de l’expérience algérienne depuis 8 ans, par le Dr Hamladji. Cette dernière semblait avoir retenu particulièrement l’attention du ministre qui a pris la peine de répondre à quelques-unes de ses observations et propositions.
Le Dr Acimi a dû certainement irrité le ministre en charge de la santé en mettant en évidence l’immense écart entre l’Algérie et les autres pays en voie de développement tels que l’Arabie Saoudite, l’Egypte et le Liban en matière de transplantation d’organes. Ces pays, dit-il, ont réuni à l’inverse de ce qui se passe chez nous toutes les conditions nécessaires au développement de la greffe d’organes , propos illustrés par des chiffres comparatifs à l’appui.
Selon le Dr Badaoui, l’incidence de l’insuffisance rénale est en progression d’année en année avec une légère prédominance féminine. Sur un échantillon de 1 320 insuffisants rénaux en stade terminal 18% ont pour origine la néphropathie vasculaire, 16% le diabète, 11,5% le glomérulonéphrite chronique, 9,1% les néphropathies chroniques, 5,9% héréditaires et 39% d’origine indéterminées.
Rappelons qu’à ce colloque de deux jours prennent part de nombreux spécialistes des établissements hospitalo-universitaires du territoire national, des Algériens exerçant à l’étranger ainsi que des spécialistes de France et du Canada.
Cette rencontre scientifique se tient à la veille de deux transplantations rénales qui classeront le CHU de Tizi- Ouzou parmi les premiers hôpitaux du pays qui se lancent dans la transplantation d’organes dont l’importance économique et sociale pour le pays n’est pas à démontrer.
Le CHU de Tizi-Ouzou accède à ce stade médical au terme d’un vaste effort de rénovation des structures et de l’équipement. Il faut souhaiter comme l’a fait le Dr Acimi que le colloque sorte avec des recommandations visant la mobilisation des moyens matériels, financiers et autres nécessaires au développement de la greffe d’organes. En tous les cas, Tizi-Ouzou où l’on compte 350 cas de dialysés et l’apparition de 100 nouveaux cas par an avait un grand besoin de se lancer dans ce créneau.
Par le soir