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Voir la version complète : Samsung Gear S2 : prise en main d'une montre convaincante


katiaret
29/09/2015, 12h49
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Nous avons pu voir de plus près de quel bois se chauffe désormais Samsung sur le secteur des montres connectées. Avec la Gear S2, le fabricant coréen semble entrer clairement dans une ère de (bon) compromis aussi bien matériel que logiciel. Voici notre prise en main en photos et vidéos de nos premières impressions, et elles sont plutôt bonnes.

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Les premières annonces officielles de mi-août, puis les informations exhaustives lâchées par Samsung avant l'ouverture de l'IFA ont doucement mais sûrement fait monter l'attente autour de sa nouvelle montre connectée, la Gear S2. Sur ce marché continuellement balbutiant depuis plus de deux ans, où chacun cherche le bon équilibre, Samsung fut l'une des grosses locomotives à potentielle adhésion du public, en compagnie de Pebble Technology, concepteur de la Time et la Steel, et de la récente Watch d'Apple. Avec 6 produits lancés en moins de deux ans, Samsung est actif, mais a préféré faire une pause une bonne partie de l'année 2015... pour mieux dégainer sa Gear S2. Un produit décliné en 3 références : un modèle "Sport", un autre "Classic" et enfin une montre avec connexion 3G et nano SIM intégrée, comme la première Gear S.


Des modèles de montres proposant tous, pour rappel, des cadrans et écrans Super Amoled ronds de 1,2 pouce (3 cm) en 360 x 360 px et une densité de pixels de 302 ppp), couronnés d'une bague rotative servant à naviguer dans l'OS. Ces nouvelles tocantes partagent également une plateforme double cœur Samsung Exynos 3250 (ARM Cortex A7) cadencée à 1 GHz, soutenue par 512 Mo de RAM et 4 Go de mémoire interne.

Au menu des connectivités, on trouve du Wi-Fi, du Bluetooth 4.1 et du NFC, accompagnées de multiples capteurs comme un accéléromètre, un gyroscope, un baromètre, un cardiofréquencemètre au dos du boîtier ou encore une cellule gérant la luminosité ambiante pour adapter au mieux celle de l'écran. Ce dernier est d'ailleurs étanche et certifié IP68 (immersion de 30 min maximum jusqu'à 1,5 m de profondeur). La batterie qui alimente le tout atteint une capacité de 250 mAH "seulement", est-on en raison de penser, quand le marché Android Wear tourne autour de 400 mAh pour des autonomies souvent décevantes.
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Une première reconnaissance convaincante
À l'occasion de l'IFA de Berlin, nous avons donc pu approcher deux des trois modèles évoqués, à savoir la Sport et la Classic. La Gear S2 Sport dispose d'un boîtier en acier inoxydable brossé et un système d'accroche en silicone propriétaire. Samsung a passé (et passe encore) des partenariats avec plusieurs fabricants d'accessoires pour proposer une très grande variété de ces bracelets propriétaires. Leur commercialisation n'est pas encore totalement définie. Samsung les vendra-t-il ensuite directement, ou ces marques afficheront-elles leurs accroches pour Gear S2 dans leur propre catalogue ? Tout cela est encore un peu flou, mais trouvera une réponse claire avant la sortie des produits.

Le cas de la Gear S2 Classic est moins nébuleux puisqu'elle adopte un système d'accroche standard de 20 mm. Elle est commercialisée avec un bracelet en cuir à fixations à pompes (bien plus simple et rapide pour changer de bracelet). Il sera donc possible de changer l'accroche auprès de n'importe quel vendeur traditionnel de ce type d'accessoire. La Classic arbore une robe également en acier inoxydable, mais la finition est brillante. Si la bague rotative de la Sport est lisse, celle de la Classic est crantée sur son pourtour.

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Aux Numériques, nous n'avons jamais vraiment été conquis par les montres connectées. L'offre est encore trop contraignante pour des raisons diverses (et souvent cumulatives) chez la plupart des marques : autonomie restreinte, compatibilité tronquée, ergonomie physique et/ou logicielle perfectible, finitions à revoir, qualité des composants... Pourtant, avec ces Gear S2, nous avouons que Samsung a réussi à grandement titiller notre curiosité. La réalisation des produits semble sans faille, dans leur structure du moins. Sur ce point, le fabricant coréen atteint sans problème le niveau de finitions proposé par Apple sur sa Watch.

Le port de la montre est agréable. La Sport procure les mêmes sensations qu'une montre de sport classique et s'approche d'ailleurs un peu des montres de Garmin dans son style. De notre point de vue, la Classic fait réellement passer un cap, pour le coup, au marché des montres connectées. Nous n'avions encore jamais eu cette impression de porter une montre traditionnelle. Le boîtier n'est pas trop épais, l'écran est parfaitement lisible ; la bonne densité comme le contraste infini participent à l'impression de ne pas vraiment avoir d'écran face à soi et les bracelets, silicone (à voir sur la durée) comme cuir, sont de bonne facture. La recharge s'effectue par induction, via un socle qui rappelle, en version mini tout de même, celui de la Moto 360.

Si la montre 3G (avec plateforme Qualcomm Snapdragon et non Exynos), dérivée du modèle Sport, n'était pas présente sur le stand, Samsung nous a tout de même confirmé la présence d'un module GPS dans cette version, afin de lui conférer une autonomie complète. Le boîtier de cette variation 3G prend un peu d'embonpoint, du fait de l'intégration du GPS, du module nano SIM et d'une meilleure batterie.

Un OS Tizen riche et bien pensé
La Gear S2 ne tourne pas directement sous Android, mais s'appaire avec un terminal sous l'OS de Google. L'interface et la navigation concoctées par Samsung se révèlent agréables à l'usage et, surtout, très intuitives. À partir de l'écran horaire, on peut parcourir les notifications en cours en faisant tourner la bague vers la gauche. En la tournant vers la droite, on navigue au sein de ses widgets et applis favoris, que l'on paramètre en amont au sein de l'application Gear S sur le mobile lié. Sur le côté du boîtier, le bouton supérieur permet de revenir en arrière ou d'afficher une roue des applications, tandis que le bouton inférieur renvoie vers le cadran horaire. Pour modifier ce dernier, une pression soutenue sur l'écran affiche le menu des changements de cadran. À noter que comme pour la Watch d'Apple, Samsung proposera des "complications" sur certains cadrans, c'est-à-dire la possibilité d'ajouter de petites indications en temps réel, comme le nombre de tweets ou e-mails en attentes, la température, etc.
À l'heure actuelle, les possibles contrariétés sur la Gear S2 pourraient bien venir de l'absence des services Google, souvent bien pratiques (surtout lorsque l'on y a pris goût sur mobile, ou même sur une montre Android Wear) et, bien entendu, de l'autonomie. Annoncée sur une base théorique de 2 voire 3 jours selon les usages, on espère qu'elle atteindra au moins les 2 jours pleins en usage basique avec quelques pointes de nervosité dans l'utilisation.

La montre Samsung Gear S2 sera lancée courant octobre 2015 pour la version Sport, et avant la fin de l'automne pour la version Classic. Le modèle 3G ne dispose pas encore de fenêtre de sortie. Les prix, quant à eux, demeurent inconnus. Samsung va-t-il tenter une approche similaire à celle des derniers Galaxy S, à savoir plus ou moins calquée sur les positionnements d'Apple ? On ne l'espère pas.

par Romain Thuret

LE NUMERIQUE

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