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Voir la version complète : Accord FFS-FLN Le 16 juin 1965


kaarimdz
02/01/2016, 03h19
Le 16 juin 1965; le FLN sous la Présidence d'AHMED BEN-BELLA et Président de la république Algérienne signait un accord avec le FFS de HOCINE AIT-AHMED reconnaissant de fait le multipartisme dans l'Algérie Indépendante, trois jours plu tard, soit le 19 juin 1965, Ahmed BenBella a été renversé, suite à un coup d'état militaire, par Mohamed Boukharouba Alias Houari Boumèdiene et ce dernier s'était autoproclamé Chef de l'Etat algérien et Président du Conseil de la révolution; il procédait à l'annulation de ces accords signés 03 jours avant et réinstaurait le parti unique (FLN).

kaarimdz
02/01/2016, 09h42
le soirdalgerie mardi 16 juin 2015

16 juin 1965-16 juin 2015. Cinquante années sont passées depuis l’accord historique entre le FLN et le FFS, soit trois jours (19 juin 1965) avant le coup d’Etat perpétré contre feu Ahmed Ben Bella, le premier Président de l’Algérie post-indépendante. 50 ans, des anciens combattants de l’ALN ayant rejoint le maquis du FFS en 1963 revendiquent «les droits moraux et matériels des martyrs, moudjahidine et militants de la liberté et de la démocratie 1963-1965».
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - La question était hier au centre d’une conférence de presse animée au siège du MDS par un groupe d’anciens militants et membres de l’ALN ayant rejoint le maquis du FFS au lendemain de la crise de l’été 1963. A l’ordre du jour de cette rencontre avec des journalistes, le collectif des anciens militants et familles des militants et martyrs de 1963-1965, «porter à la connaissance de l’opinion publique la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui ceux qui ont ouvert la voie de la démocratie en Algérie». En la circonstance, une lettre ouverte adressée au président de la République et lue à l’assistance, il est demandé «la promulgation d’un décret présidentiel consacrant les droits moraux et matériels des martyrs, moudjahidine et militants de la liberté et de la démocratie 1963-1965». «La décision de rendre justice à ces vaillants militants de 1963, vous en conviendrez, ne fera que renforcer la cohésion nationale, l’unité de notre peuple dans une Algérie une et indivisible, car il n’est pas concevable de parler de réconciliation nationale dans le déni et l’occultation d’événements et de périodes qui font partie de notre histoire et enfouis dans la mémoire collective des Algériennes et Algériens», lit-on dans la lettre. La rencontre qui a vu la présence de représentants de cinq wilayas (Bouira, Béjaïa, Tizi Ouzou, Bordj-Bou- Arréridj et Sétif) et de veuves de martyrs, a été marquée par des témoignages sur «la situation dramatique vécue depuis 1965 par les personnes concernées ou leurs ayants droit». «Mon mari n’était pas un bandit. C’était un maquisard de l’ALN. Il a pris le maquis durant la guerre de Libération nationale sous la houlette de l’Armée de libération nationale (ALN) pour défendre son pays et l’honneur de sa patrie et pour que l’Algérie soit libre, indépendante et démocratique. En 1963, il a fait le choix de la liberté et de la démocratie. Son combat au lendemain de l’indépendance de l’Algérie était dicté par la résolution de Novembre 1954 et le Congrès de la Soummam. Mon défunt époux qui a laissé à cette époque des enfants en très bas âge n’était pas un perturbateur (mouchawach, ndlr)», a témoigné Mme veuve Ourari Djohra née Boucheneb. Le député Khaled Tazaghart, qui est à l’origine de cette initiative, dira que le «temps est venu pour réhabiliter ceux qui ont tracé la voie de la démocratie en Algérie». «Nos valeureux frères tombés au champ d’honneur entre le 29 septembre 1963 et le 16 juin 1965 méritent tous les honneurs de martyrs pour la liberté, la démocratie, et la reconnaissance officielle de la nation. Nous, qui avons eu la chance de survivre et qui jouissons aujourd’hui du droit de nous exprimer librement dans la capitale de notre cher pays, leur chère Algérie, nous vous permettons aujourd’hui de parler en leurs noms. Nous nous adressons à vous M. le président de la République, vous qui saurez regarder notre grande histoire avec le recul et l’objectivité nécessaires et faire ainsi honneur à nos frères, morts pour la liberté et la démocratie, et aux anciens militants décédés ou encore parmi nous et qui ne se sont jamais départis de leur patriotisme. (…) Ces militants et ces martyrs de 1963/1965 sont les pionniers du combat pour la démocratie en Algérie.»
A. B.

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