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Voir la version complète : Idées Reçues : L'Islam principal pourvoyeurs d'esclaves


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Arbia
03/02/2016, 15h23
Salam

j'ouvre ce sujet afin de lever le voile, sur les idées reçues véhiculées ici et là sur le rôle qu'a eu l'Islam face à l'esclavagisme.

En effet, je vais poster au fur et à mesure plusieurs documents historiques et vidéo de sources sûres afin de donner un autre aperçu différent des idées reçues de l'attitude de l'Islam face à l'esclavagisme.

Pour ainsi essayer de façon la plus juste d'enrayer cette propagande évangéliste qui sévit sur le web en accablant l'Islam et font tout pour détourner leur réelles intentions et pointer du doigt les musulmans qui d'après eux sont les principaux pourvoyeurs d'esclaves... ben voyons

Penchons nous d'abord sur les pays qui se sont enrichis et ont assis leur puissance économique sur plus de 350 ans soit 3 siècle esclavagisme des plus inhumain que cette ère ait jamais connu pire que l'hololaust et le communisme réuni :


Numéro 1 : Les Etats Unis d'Amérique
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L’esclavage transforma l’Amérique en une puissance économique. L’exploitation des noirs comme main d’œuvre gratuite fit du Sud, la région la plus riche et la plus puissante sur le plan politique dans le pays.

La demande britannique de coton américain fit du tronçon sud de la rivière Mississippi la « Silicon Valley » de son époque, offrant la concentration la plus importante de millionnaires de la nation. Mais l’esclavage fut une entreprise nationale.
De nombreuses entreprises de Wall Street tels que JPMorgan Chase, New York Life et la désormais défunte Lehman Brothers firent fortune en investissant dans le commerce des esclaves, activité économique la plus rentable des 350 ans d’histoire de New York.

L’esclavage fut si important pour la ville que New York fut l’une des municipalités urbaines les plus pro-esclavage du Nord. Selon le magazine Harper’s (Novembre 2000), les États-Unis ont volé un montant estimé à 100 000 000 000 000 de dollars pour 222.505.049 heures de travail forcé entre 1619 et 1865, avec un intérêt composé de 6%.

Source: news.nationalgeographic.com


Numéro 2 : L'Angleterre
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Entre 1761 et 1808, les commerçants britanniques transportèrent 1.428.000 captifs africains à travers l’Atlantique et empochèrent 96,5 millions de dollars (environ 13 milliards de dollars en valeur d’aujourd’hui) pour les vendre comme esclaves.

De 1500 à 1860, selon des estimations très modestes, environ 12 millions d’Africains furent vendus comme esclaves aux Amériques. Dans les seuls navires britanniques, 3,25 millions d’Africains furent expédiés. Ces voyages sont souvent très rentables. Par exemple, au XVII° siècle, la Royal Africa Company pouvait acheter une esclave africaine avec des marchandises commerciales à une valeur de 5 $ et la revendre aux Amériques 32 $, faisant un bénéfice net moyen de 38% par voyage.

Planteurs et marchands esclavagistes qui vendirent des esclaves et des produits issuss de esclavage furent parmi les personnes les plus riches du XVIII° siècle en Grande Bretagne, mais de nombreux autres citoyens britanniques bénéficièrent de l’industrie de la traite des êtres humains.


Les bénéfices provenant de l’esclavage furent utilisés pour doter Oxford, d’une splendide bibliothèque; pour construire une vingtaine de banques, dont la Banque de Londres et Barclays; et pour financer les expériences de James Watt, l’inventeur de la première machine à vapeur efficace.

En tant que principal catalyseur de la révolution industrielle, la traite négrière transatlantique fournit aux propriétaires d’usines faisant affaire dans les textiles, le fer, le verre et les armes à feu un méga-marché en Afrique de l’Ouest, où les marchandises furent négociés pour les esclaves. Birmingham avait plus de 4000 fabricants d’armes, avec 100.000 d’armes par an pour les marchands d’esclaves.

Le boom dans le secteur manufacturier fournit de nombreux emplois pour les gens ordinaires en Grande-Bretagne qui, en plus de travailler dans les usines, pouvaient être utilisées pour construire des routes et des ponts, ainsi que dans la chasse, l’exploitation minière, etc.

Source: bbc.co.uk Source: revealinghistories.org.uk

Numéro 3 : La France
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Avec plus de 1,6 millions d’esclaves africains transportés vers les Antilles, la France est clairement un acteur majeur dans le commerce d’esclave.

Ses ports négriers contribuèrent grandement aux progrès économiques du pays au XVII° siècle. Beaucoup de ses villes de la côte ouest, comme Nantes, Lorient, La Rochelle et Bordeaux, construisirent leur richesse grâce aux principaux bénéfices du commerce triangulaire.

Entre 1738 et 1745, de Nantes, leader des ports négriers de France, 55 000 esclaves furent embarqué, dans 180 navires, pour le Nouveau Monde. De 1713 à 1775, près de 800 navires négriers partirent de Nantes.

À la fin des années 1780, Saint-Domingue, qui est aujourd’hui Haïti, est devenu la colonie la plus riche et la plus prospère des Antilles, en cimentant son statut de port vital dans les Amériques pour les marchandises et les produits à destination et à partir de la France et de l’Europe.

Le revenu et les taxes de la production de sucre esclavagiste est devenu une source importante du budget national français. Chaque année, plus de 600 bateaux visitèrent les ports d’Haïti pour transporter son sucre, café, coton, indigo, cacao et consommateurs européens.

Source : Mémorial de l’abolition de l’esclavage

seneweb

Arbia
03/02/2016, 15h30
Numéro 4 : Les Pays Bas
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La Compagnie des Indes Occidentales hollandaise (CIO), une société agréé de marchands hollandais, fut créé en 1621 comme un monopole sur le commerce des esclaves africains vers le Brésil, les Caraïbes et l’Amérique du Nord.

La CIO avait des bureaux à Amsterdam, Rotterdam, Hoorn, Middelburg et de Groningue, mais un quart des Africains transportés à travers l’Atlantique par la société furent transférés dans les navires négriers depuis Amsterdam.

Presque tout l’argent qui finança les plantations esclavagistes du Surinam et des Antilles venaient de banquiers à Amsterdam, tout comme un grand nombre de navires utilisés pour transporter les esclaves y furent construits.

Beaucoup de matières premières qui furent transformées en produits finis à Amsterdam, comme le sucre et le café, furent cultivées dans les colonies à l’aide de la main-d’œuvre esclave puis affiné dans des usines dans le quartier de Jordaan.

Les revenus des biens produits par le travail des esclaves finança une grande partie de l’âge d’or des Pays-Bas au XVII° siècle, une période réputée pour ses réalisations artistiques, littéraires, scientifiques, et philosophiques.

Le travail des esclaves créa de vastes sources de richesse pour les Hollandais sous la forme de métaux précieux, sucre, tabac, cacao, café et coton et d’autres biens, et aida à financer la création à Amsterdam de beaux et célèbres canaux et du centre ville.

Source: humanityinaction.org

Numéro 5 : Le Portugal
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Le Portugal fut le premier de tous les pays européens à s’impliquer dans la traite négrière transatlantique. Du XV au XIX° siècle, les Portugais exportèrent 4,5 millions d’Africains comme esclaves vers les Amériques, ce qui en fait le plus grand trafiquant d’êtres humains en Europe.

Le travail esclave était la force motrice de la croissance de l’économie sucrière dans la colonie portugaise du Brésil, et le sucre est le principal produit d’exportation de 1600 à 1650. Des gisements d’or et de diamants furent découverts au Brésil en 1690, ce qui suscita une augmentation de l’importation d’esclaves d’Afrique pour alimenter ce nouveau marché rentable.

La grande partie de l’intérieur du Brésil où l’or fut extrait était connu sous le nom de Minas Gerais (Mines générales). Les mines d’or dans cette région sont devenus la principale activité économique du Brésil colonial au cours du XVIII° siècle. Au Portugal, l’or fut principalement utilisé pour payer des biens industrialisés tels que les textiles et les armes, et construire de magnifiques monuments baroques comme le couvent de Mafra.

Source: africaspeaks.com


Numéro 6 : L'Espagne
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À partir de 1492, l’Espagne était le premier pays européen à coloniser le Nouveau Monde, où ils établirent un monopole économique dans les territoires de la Floride et d’autres parties de l’Amérique du Nord, du Mexique, de Trinidad, de Cuba et d’autres îles des Caraïbes.

Les populations autochtones de ces colonies mouraient pour la plupart de maladies ou d’asservissement, de sorte que le espagnol furent forcés de compter de plus en plus sur le travail des esclaves africains pour gérer leurs colonies.

L’argent provenant de ces colonies créa une grande richesse pour les dynasties des Habsbourg et Bourbon tout au long de l’emprise de l’Espagne sur la zone. Mais il a également attiré les rivaux européens de l’Espagne, ce qui incita les dirigeants espagnols à dépenser les richesses des Amériques pour alimenter les guerres européennes successives.


Les flottes de trésor espagnoles furent utilisés pour protéger la cargaison transportée à travers l’océan Atlantique. La cargaison des navires incluait le bois, les produits manufacturés, les différentes ressources de métaux et de produits de luxe coûteux dont l’argent, l’or, les pierres précieuses, les perles, les épices, le sucre, les feuilles de tabac et de la soie.
Les villes portuaires espagnoles prospérèrent. Séville, qui avait le monopole royal sur le commerce du Nouveau Monde, fut transformé d’un port provincial en une grande ville et un important centre politique.

Puisque les colons espagnols ne pas produisaient encore leurs propres aliments de base tels que le vin, l’huile, la farine, les armes et le cuir, et avaient de grandes réserves financières pour les payer, les prix dans la Castille et l’Andalousie augmentèrent fortement alors que les commerçants achetaient des marchandises à expédier.

Les prix de l’huile, du vin et du blé triplèrent entre 1511 et 1539.
Les grands vignobles de Jerez, les oliveraies de Jaén, et l’industrie du cuir de Tolède bras et ont été établis sur leur échelle présente au cours de ces années.

Source historique : asp52.hubpages.com


Source historique : mygeologypage.ucdavis.edu Traduction de Franswa MAKANDAL (http://makandalspeaks.********.fr/2014/04/le-top-6-des-pays-qui-sont-devenues.html)


seneweb

Bachi
03/02/2016, 18h39
C'est excellent !
Tu as raison sur ce point de l'esclavagisme.
Les Européens sont les pires esclavagistes de la planète en atrocités du joug, en étendue et en nombre.
Il y a le véritable esclavagisme légal et ouvert, il y a aussi l'autre esclavagisme qu'ont connu tous ceux qui ont vécu le joug de leur colonialisme.

Du côté des musulmans, il y eut aussi des esclaves mais à une échelle tellement réduite.
Il y a quelques pays oû il existe encore un certain type d'esclavagisme: l'Arabie Séoudite et les pétromonarchies et leurs immigrants du tiers monde; le Maroc et ses petites bonniches.

momo84
03/02/2016, 19h15
les pay sunnipourvoyeur desclave pendant tres longtemp
heuresemnt ue loccident a mit un frein a cela

Arbia
03/02/2016, 19h16
Du côté des musulmans, il y eut aussi des esclaves mais à une échelle tellement réduite.En effet, ici je ne tente pas de dédouaner le rôle de la civilisation "arabo-berbère" concernant la traite négrière, j'essaie de faire la lumière sur le rôle réel qu'à jouer l'Islam afin de mettre un terme à la propagande des évangélistes mais surtout celle des afro centristes qui accusent l'islam de plus de 10 siècles de traite négrière :22: bah voyons...

d'ailleurs je tenais à préciser que celui qui émet ce genre de thèse (enfin la plus répandue) n'est autre que tidiane ndiaye, un afro-centriste qui s'appuie sur les recherches de jacques heers (bizarrement un noir qui prend l'histoire d'un blanc) afin d'étayer ses arguments sur l'esclavagisme en terre d'islam...

ceci dit et je te l'accorde complètement, l'esclavagisme moderne comme il est appelé aujourd'hui est toujours d'actualité et malheureusement il n'y a pas que dans les pays que tu viens de citer qui sont touchés, d'après ce que j'ai lu les pays les plus concernés par ce phénomène sont l'Inde, la Chine, le Nigéria et le Pakistan... mais ça c'est un autre sujet

algiers09
03/02/2016, 19h25
Lisez cela et vous changerez surement d'avis sur un prétendu humanisme des musulmans envers les esclaves

La rébellion des Zanj est une révolte d’esclaves noirs contre le pouvoir des Abbassides entre 869 et 883 dans le sud de l'Irak, dans la région de Bassorah. Le mot « Zanj » vient du persan زنگبار, Zanji-bar signifiant depuis l'Antiquité la « Côte des Noirs » (c'est aussi l'origine du nom Zanzibar). La révolte prit beaucoup d'ampleur, avant d'être écrasée en 883 par le vizir Al-Muwaffaq.


Déroulement
Beaucoup de propriétaires de la région avaient acheté des milliers d'esclaves noirs originaires de l’Est de l‘Afrique, le Zanj, pour travailler à l'irrigation de leurs terres. Une partie d'entre eux avait adhéré à la foi Zaïdite1. En septembre 869, Ali ibn Muhammad, un zaïdite kharidjite prétendant descendre du quatrième calife Ali et de Fatima fille de Mahomet, réussit à convaincre plusieurs centaines d’esclaves de se soulever contre le gouvernement califal, basé à Samarra, en dénonçant leur condition injuste et en leur promettant la liberté. Les conditions de vie abominables des esclaves les décidèrent à prendre parti pour la révolte, au nom de la liberté.

Le soulèvement prit rapidement de l'ampleur, des Bédouins et des mercenaires se joignant à la révolte, et les rebelles remportèrent des batailles contre les forces du calife. Ils bâtirent également une ville fortifiée, al-Mukhtarah, et prirent plusieurs autres villes importantes, notamment al-Ubullah, port sur le Golfe Persique. Le nouveau calife Al-Mu'tamid confia à son frère, Al-Muwaffaq, une nouvelle armée qui fut défaite en avril 872.

Entre 872 et 879, alors que Al-Muwaffaq combattait l’expansion de la dynastie au pouvoir en Iran, les rebelles prirent d’autres villes et s’établirent dans le Khouzestan. Une seconde offensive organisée en 879 aboutit à la reprise des villes conquises et en 883, grâce au renfort de troupes égyptiennes, al-Muwaffaq écrasa cette révolte et retourna à Bagdad avec la tête d’Ali.

Par la suite, les esclaves noirs furent, pour un temps, remplacés par des esclaves slaves grâce au commerce des Radhanites.

Wikipedia

Arbia
03/02/2016, 19h43
Voilà une partie intéressante de l'interview de Kemi Seba concernant l'Islam et son rôle dans l'esclavagisme,

Kemi Seba est un ancien afro centriste converti à l'Islam


Le mouvement afro-centré cite souvent Jacques Heers, Tidiane N’Diaye – j’ajouterai Bernard Lewis – sur l’islam et l’esclavage. Quel argument vous a permis de réfuter leurs thèses ?

Mon argument est simple : ces thèses qui disent que l’islam aurait esclavagisé les Noirs ne sont pas matérialisées dans le Coran. J’ai eu l’occasion de lire le Coran un certain nombre de fois et je continue de l’étudier.

Et jusqu’à la fin de ma vie, chaque page du Coran sera étudiée avec minutie, selon les capacités qui sont les miennes. Certes, des gens se revendiquant de l’islam ont pratiqué l’esclavage des Noirs. Le nier serait travestir la vérité. Mais j’insiste pour dire que ces gens-là n’étaient pas en accord avec les principes de la soumission à Allah.

Car, dans la religion de la soumission à l’Unique, rien n’autorise qu’on traite un homme en sous-homme et un autre en son supérieur. C’est cela que je tiens à préciser avec clarté aujourd’hui. Jusqu’alors, je ne pouvais pas appréhender les choses de cette façon parce que, en raison de la souffrance qu’on subissait, j’étais dans l’amalgame mêlant les religions des esclavagistes et la religion qui, elle, ne prône pas l’inégalité des races, bien au contraire.


Que pensez-vous de ceux qui soutiennent cette thèse ?

Ceux qui condamnent l’islam au motif que c’est une religion esclavagiste sont des gens qui se servent de la frustration et de la souffrance des Noirs pour rendre l’islam responsable de tous les maux, parce qu’ils savent que l’islam est la voie de la vérité et qu’elle attire de plus en plus de gens. Mon rôle, aujourd’hui, est d’expliquer ces choses. Il existe de la négrophobie chez des gens qui se revendiquent de l’islam.

Quand j’étais dans l’ethnocentricité, j’ai entendu des propos d’une négrophobie pure de la part de gens qui se disaient musulmans et cela m’a conforté, durant des années, dans l’idée que l’islam n’était pas une religion de paix, de vérité et de dignité. Mais je suis revenu de cette erreur, de cet amalgame qui lie ces gens et la religion. À cela j’ajouterai que certaines personnes ont aujourd’hui intérêt à monter l’islam contre les Noirs.

Ceux-là trouvent leur intérêt à monter les communautés les unes contre les autres, au lieu de se préoccuper de l’oppression face à un adversaire commun, que nous connaissons tous mais que l’on ne peut pas citer. Cet adversaire n’a rien de religieux, c’est un oppresseur politique qui fait passer le message que l’islam est une religion esclavagiste. Ce qui est une hérésie.

saphir news
extraits :
Kémi Seba : « Je ne crois plus que l'homme blanc est le diable »

momo84
03/02/2016, 20h45
Mon argument est simple : ces thèses qui disent que l’islam aurait esclavagisé les Noirs ne sont pas matérialisées dans le Coran. J’ai eu l’occasion de lire le Coran un certain nombre de fois et je continue de l’étudier.

jaime bien les gens pour legitimiser les musulman ou lislam justifie lislam par le coran
mais oublit que ceux qui se disent sunnite chiite suivent des hadith qui disent des chose autre que le coran


Ceux qui condamnent l’islam au motif que c’est une religion esclavagiste sont des gens qui se servent de la frustration et de la souffrance des Noirs pour rendre l’islam responsable de tous les maux, parce qu’ils savent que l’islam est la voie de la vérité et qu’elle attire de plus en plus de gens. Mon rôle, aujourd’hui, est d’expliquer ces choses. Il existe de la

lislam nest pas esclavagiste si ont sen tient que au coran (il existe meme un verset qui dit de donner la liberter aux esclave ui le souhaite)
les sunnite et les chiite ont suivit autre que le coran et on peut pas nier que la civislisation chiitto sunnite a pratiquer lesclavage a outrance

se qui est symbolique cest les daesh qui applique le sunnisme et retablissent lesclavage hamdoulah que loccident a bannit lesclavage

BabaMerzoug
10/02/2016, 06h34
Les noirs africains se sont convertis à l'islam pour tenter d'échapper à L'esclavagisme musulman blanc.

La traite negriere arabo-musulmane est de loin la plus grande entreprise d'escalavagisme que l'humanité ait connu. La traite transatlantique a pris racine dans la traite arabo-musulmane.


Mtb1Hzdzza4

Arbia
10/02/2016, 14h53
La traite negriere arabo-musulmane est de loin la plus grande entreprise d'escalavagisme que l'humanité ait connu. La traite transatlantique a pris racine dans la traite arabo-musulmane. c'est un mensonge d'affirmer cela et je vais le prouver avec des chiffres à l'appui et arguments historiques :

Pour commencer il y eut 3 sortes de traite :

la traite occidentale

la traite orientale

et la traite intra-africaine

Pour la traite intra-africaine, celle ci existe depuis l'antiquité et faisait parti du paysage subsaharien, de plus les empires comme celui des Songhai pratiquait l'esclavagisme entre surtout dans celui des plantations

Esclaves collectifs


Si lʼaristocratie est richement vêtue, les esclaves allaient nus (en particulier les femmes ; ce qui fait bondir Ibn
Battuta)


Produire des esclaves


La «production» de captifs directement par les négriers nʼétait pas la plus fréquente. Elle «était affaire purement africaine»
(O. Pétré-Grenouilleau).

Les captifs étaient échangés, vendus : les esclaves sont des
produits dʼéchange.


Selon Al Yakubi :
«le trafic des Noirs païens n'est surprenant que parce qu'ils vendent des Sudan [i.e. des Noirs] sans raison et sans motif de guerre».


(Al-Yakubi, "Description du Maghreb en 889" p. 9 — extrait du Kitab al-Buldan, Alger Institut d'études orientales, 1962).


Ce texte indique bien que dès la fin du IXè s. la traite est une activité commerciale stable.


Obtenir des esclaves: captures de guerres ; razzias sur les populations païennes voisines ; règlement de tribut et/ou dʼimpôt ; dette ; punition (jugement) ; vente dʼenfants ;
asservissement volontaire ; naissance.


Usages des esclaves vendus au nord.


– les femmes : domestiques (service ménager, établissements de bains), concubines (d'où le grand nombre de métis)


– les hommes : eunuques (harem, palais, mais aussi entretien des lieux saints de l'islam), domestiques,
soldats, production (plantations, très peu dans l'artisanat)

Arbia
10/02/2016, 15h14
Nombre


Une évaluation exacte est bien sur impossible.


Toutefois, Elikia M'Bokolo, dans"Afrique, histoire et civilisation"
(Tome 1, p. 176), Hatier 1995.


Propose les données suivantes (chiffres repris par O. Pétré-Grenouilleau) :

http://img15.hostingpics.net/pics/830109traite1.png

http://img15.hostingpics.net/pics/782241traite2.png

On peut remarquer dans les tableaux ci dessus, que la traite trans Atlantique comparée à la traite la trans saharienne ou bien orientale, les occidentaux ont pratiqué et traité pas plus de 11 millions d'esclaves en l'espace de si peu temps, même en cumulant le nombre d'esclaves des 2 traites qu'elle soit intra africaine ou bien orientale, on obtiendra jamais le même nombre effarant de celui de la traite occidentale.

Ces chiffres sont certes qu'une approche, cependant ça donne un aperçu des principaux esclavagistes et qui vient enfoncer le clou sur les pays qui se sont enrichis sur le dos de la traite négrière.

BabaMerzoug
10/02/2016, 20h32
@Arbia
L'esclavagisme arabo-musulman etait tout petit, tout mignon et tout innocent. Il etait beau, juste et doux, le meilleur de tous les esclavagismes. :)

Arbia
10/02/2016, 20h52
Pourquoi tu fais dans le sarcasme ? les chiffres t'ont ils fait mal aux yeux à ce point ? d'ailleurs, personne ici n'a nié le rôle des arabes dans la traite négrière

bizarrement, tu te contentes d'une vidéo de 15 min sur un reportage qui dure plus de 2heures mais aucun commentaire sur les infos que j'ai ramené ??
encore un autre article qui contredit ta version, je cite
La traite transatlantique a pris racine dans la traite arabo-musulmane.

Quatre cents ans de traite des esclaves : Des responsabilités partagées entre les Occidentaux et les élites autochtones

Si la responsabilité des Occidentaux dans la traite transatlantique n’est plus à démontrer, il n’en demeure pas moins que les élites autochtones ont eu à jouer un rôle de premier plan dans ce commerce odieux. Ainsi, du point de vue de l’analyse historique, il est prouvé que les élites africaines ont eu à livrer, mains et pieds liés, leurs millions de frères aux marchands d’esclaves.


Chaque année, le Sénégal, à l’instar du monde entier, célèbre ‘la journée du souvenir des victimes de l’esclavage et du commerce transatlantique des esclaves’. C’est l’Assemblée générale des Nations unies qui a décidé, en décembre 2007, de consacrer chaque année le 25 mars comme étant la Journée internationale de célébration du bicentenaire de l’abolition de la traite transatlantique des esclaves. Et choix ne pouvait être meilleur que l’île de Gorée, en particulier la maison des élèves Mariama Bâ pour abriter la cérémonie. Et conférencier ne pouvait être meilleur que le Pr Ibrahima Thioub, spécialiste avéré de la question de l’esclavage à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, pour en parler devant des élèves et des responsables d’Organisations non gouvernementales.


D’emblée, le Pr Ibrahima Thioub a retracé les mécanismes qui sont à l’origine de la traite transatlantique d’esclaves. Entre autres facteurs déclencheurs de la traite négrière, il y a le développement technologique, économique et social de l’Europe entre le 13e et le 15e siècles. Ces circonstances ont été le prétexte pour les puissances européennes de l’époque d’aller à la découverte du ‘nouveau monde’, c’est-à-dire l’Amérique. Les Portugais et les Espagnols seront les premiers à se livrer à ce commerce, avant d’être imités par les Anglais, les Français et les Hollandais. Ainsi, pendant 400 ans, de 12 à 15 millions d’Africains ont été traînés de force, après des voyages périlleux en navire, dans les Amériques où ils ont été réduits en esclavage dans les plantations de coton, maïs, café, banane et dans les mines d’or.


Cependant, si la responsabilité des Occidentaux dans ce qui s’est passé lors de la traite négrière est pleine et entière, il n’en demeure pas moins que les élites autochtones africaines ont vendu aux Blancs leurs propres frères mains et pieds liés. Selon le Pr Ibrahima Thioub, la plupart des acheteurs d’esclaves restaient sur les côtes et ce sont les Africains qui allaient chercher les esclaves à l’intérieur des terres. Cela est d’autant plus vrai qu’à ses yeux que ‘si l’Afrique a été vaincue au 19e siècle, ce n’est nullement à cause de sa faiblesse technologique’. Bien au contraire. Car, informe l’historien, ‘aux 14e et 15e siècles, l’Europe et l’Afrique étaient au même niveau de maîtrise de la métallurgie’. En plus, ajoute-t-il, ’des peuplements technologiquement moins nantis ont réussi à vaincre de grandes puissances. C’est le cas du Viêt-Nam qui a remporté une guerre devant les Usa et des Afghans qui ont neutralisé les Russes’. Pour lui, ce qui a fait la défaite de l’Afrique au 19e siècle, a été ‘la grande rupture entre les élites et le reste de la population pendant toute la période de la traite négrière qui a duré 300 ans’. Conséquence, dit-il, ‘quand l’Europe a pris la décision de la conquête, les peuples n’ont pas senti la nécessité de défendre les Etats qui ont participé à trois siècles de pillages et de razzias. Donc, les élites se sont senties isolées. Même ceux qui ont tenté des réformes en se rapprochant de l’islam ou de la religion chrétienne ont été très vite mis en minorité’.


Plus de deux cents ans après l’abolition de commerce odieux, les séquelles sur le continent africain restent irréparables. Et de l’avis de l’historien Ibrahima Thioub, la situation actuelle de l’Afrique et les rapports entre les élites politiques et les populations ne sont que les avatars de cette histoire peu glorieuse qui nous poursuit. ‘L’Afrique est restée sur ses positions subalternes. Cette situation résultant du commerce transatlantique des esclaves n’est pas encore achevée. Cette situation prend des formes nouvelles. Avec l’abolition de l’esclavage au Sénégal, on va faire face à la colonisation agricole avec la dictature de la culture de l’arachide. Après l’abolition de l’esclavage, les puissances européennes ont lancé la colonisation. A l’issue des combats qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale et l’accession à l’indépendance, les anciennes puissances ont maintenu le dispositif de domination par le renforcement de la présence militaire et le capital colonial s’est maintenu dans les différentes colonies. Même du point de vue culturel, le transfert du pouvoir politique s’est fait au profit d’élites complètement acquises à cette domination’, analyse-t-il.


Faisant un parallélisme entre les pratiques des dirigeants actuels de l’Afrique et ceux de l’esclavage et de la colonisation, le Pr Thioub y voit des résurgences de ce lourd héritage. Selon lui, malgré l’indépendance, les élites politiques ne sont pas parvenues à coller aux besoins sociaux des populations. ‘Il y a beaucoup de similitude entre ce qui s’est passé à la fin du 19e siècle en Afrique et ce qui se passe aujourd’hui sur le continent’, reconnaît-il. Ce qui fait que certains dirigeants sont particulièrement isolés par les populations soumises à la dictature et aux privations de toutes sortes. D’où les révoltes et les conflits armés qui sont légion sur le continent. Conséquence, les populations choisissent une intervention étrangère avec ses multiples effets néfastes que de vivre dans une dictature.


Auteur: Mamadou SARR - Wal Fadjri


seneweb

momo84
10/02/2016, 20h56
tu centralise lesclavage dans la traitre transatlantique

alor que lesclavage quon pratiquer les sunnite ou les chiite concerner plus le bassin mediteraneen et le le moyen orient

Arbia
10/02/2016, 21h02
je met en avant la traite qui a causé le plus de dégâts sans pour autant occulter la traite arabe elle est là la nuance
et puis t'inquiète pas momo le coraniste je viendrais plus tard inshaAllah faire un point sur ce qu'en dit l'Islam avec el kitab wa el sunna à l'appui... chaque chose en son temps

momo84
10/02/2016, 21h27
je viendrais plus tard inshaAllah faire un point sur ce qu'en dit l'Islam avec el kitab wa el sunna à l'appui... chaque chose en son temps si tu vient avec ta vision deformer des chose comme tu la fait ici ont va rigoler

je met en avant la traite qui a causé le plus de dégâts
tu focalise la traite desclave en la focalisant sur la traitre atlantique pour dire les sunnite et les chiite ont une par mince dans lesclavage mondial
lol

cest facile de dire cela quand ont focalise lesclavage dans des zone ou les sunnite et les chiite de lepoque netait pas tres actif
il aurait ete honnete de prendre en compte la zone mediteraneene ,nord africaine et du moyen orient


pour clore se nest pas les sunnite ou les chiite qui ont oeuvrer a larret de lesclavage dans le monde cest bien l'occident et ca tu pourra pas le refuter

BabaMerzoug
10/02/2016, 22h04
@Arbia,

Désolé je croyais que tu faisais partie de l'opinion, frequente sur ce forum, du type "dans le monde musulman l'esclave est bien traité par son maitre, il a tout ses droits (sic)".

Malheureusement l'islam n'a pas resolu le probleme de l'esclavagisme qui a perduré et meme pris une ampleur inegalée depuis l'apparition de cette religion.

La traite transatlantique est une continuité de la traite arabo-musulmane laquelle a succédé aux pratiques esclavagistes de l'Egypte des pharaons et de la Rome et Grece antiques, etc.

Arbia
10/02/2016, 23h36
Malheureusement l'islam n'a pas resolu le probleme de l'esclavagisme qui a perduré et meme pris une ampleur inegalée depuis son apparition.

l'Islam justement est venu apporté une solution afin d'atténuer l'esclavagisme en recommandant de les affranchir plusieurs versets appuyés par les hadiths l'attestent.... d'ailleurs détenir un esclave était très répandu et même incrusté dans les sociétés qu'elles soient arabes ou grecs, romaines etc il était difficile à cette époque d'enrayer ce phénomène d'un seul coup...

La traite transatlantique est une continuité de la traite arabo-musulmane laquelle a succédé aux pratiques esclavagistes de l'Egypte des pharaons et de la Rome et Grece antiques, etc.

non elle n'est pas la continuité puisque les 2 traites sont différentes et incomparables, les occidentaux par leur flotte puissante ont tout bonnement profité de la découverte des amériques pour remplir leur bateaux d'esclaves... d'ailleurs je mettrais plus tard en exergue qui était justement les propriétaires de ces bateaux remplis d'esclaves

momo84
10/02/2016, 23h47
franchement je m'attendait a de lhonneteter mais orienter lesclavage mondial en focalisant que sur la traite transatlantique pour dire que les sunnite et chiite ont une part mince c'est tres malhonete



bon le fin du fin cest l'occident qui a arrter lesclavage mondial

Arbia
10/02/2016, 23h56
non après avoir mis fin à l'esclavagisme ils se sont mis à coloniser les pays dont ils exportaient les esclaves et à réduire les populations autochtones au statut d'indigénat ...

sinon tu peux éviter stp d'écrire en rouge police 10, ce n'est pas convaincant, c'est pénible et tu parasites le fil plus que tu n'argumentes
merci

momo84
11/02/2016, 00h10
franchement si tu parle de colonialisme les sunnite et les chiite ne sont pas en reste dans leur passez
ils sont venu de par leur conquete jusquen france

mais bon tu vas nous dire que les conquete et la colonisation des sunnite et des chiite a ete subit par gaiter de coeur

Marzouq
11/02/2016, 00h56
Erreur ...

veniziano
11/02/2016, 07h24
mais bon tu vas nous dire que les conquete et la colonisation des sunnite et des chiite a ete subit par gaiter de coeurC'est simple, lorsque un envahisseur vienne envahir un territoire avec des armes on l'appelle un envahisseur et colonisateur comme pour ce qui est de la France vis-à-vis l'Afrique du Nord, par contre lorsque une armée vienne envahir le même territoire avec des roses et du chocolat, on l'appelle cela un fat'h, t'as compris la leçon, good! Yak Moussa Ibn nosayr est venu avec du chocolat et des fleurs en Afrique du Nord, et puis nos ancêtres l'ont accueillit à bras ouvert en lui donnant leur territoire, oubliant leur langue et culture, adoptant celles du colonisateur, désolé les fatihine je veux dire et voila que tous s'est bien passé. Y a jamais eu de lutte contre cet envahisseur, y a jamais eu de morts, y a jamais eu de femmes veuves et prises comme malikat yamine , jamais eu d'enfants prises comme esclaves, y a jamais eu suppression et éradication de la culture, langue, us et coutumes locales, y a jamais eu de tous cela, à lire juste moukadimat ibn khaldoun et vous verrez qu'il n'y a eu rien de cela.

Arbia
15/02/2016, 17h13
Comment on réécrit l’histoire de l’esclavage.

Après le 11 Septembre, un vaste programme s’est progressivement mis en place pour présenter le monde arabo-musulman comme l’ennemi de tous. Il fallait d’abord enraciner cette idée dans le monde occidental en présentant l’Islam comme générateur d’obscurantisme, de destruction (http://reseauinternational.net/tag/destruction/) et de barbarie, en instrumentalisant quelques-uns de ses adeptes de manière à obtenir une vision globalement négative des arabes.

Vers la fin de la première décennie de ce siècle, les promoteurs de ce projet se sont attelés à étendre cette vision dans le monde noir. Comment y parvenir ? En refaisant l’histoire (http://reseauinternational.net/tag/histoire/) autour du seul point de contact entre les arabes et l’Afrique (http://reseauinternational.net/tag/afrique/) Noire, le commerce et l’esclavage (http://reseauinternational.net/tag/esclavage/) à travers les siècles.

En forçant les traits et en exagérant les chiffres, il était possible de coller aux arabo-musulmans (http://reseauinternational.net/tag/arabo-musulmans/) l’image des pires négriers de l’Histoire. Dans le contexte de repentance qui régnait alors, cela permettait d’exonérer les européens du poids historique de la traite des noirs. C’était également une manière de dire à ceux qui avaient osé réclamer une égalité de traitement des mémoires : « allez voir chez les arabes, ici la seule repentance qui vaille c’est celle vis-à-vis de l’holocauste ».


Pour bien alourdir le tableau, des chiffres défiant l’imagination sont avancés, chiffres que l’on tente de valider en citant quelques noms d’explorateurs célèbres comme Stanley ou Brazza, ou en se référant à quelques grandes figures du monde arabe comme Ibn Khaldoun dont le racisme notoire (pas plus que celui de Victor Hugo) est mis en avant.



Pour donner encore plus de crédibilité au narratif on va jusqu’à invoquer la Bible en citant l’esclavage des hébreux en Egypte, que la tradition chiffre aussi par millions. Le but étant de nous présenter le pire crime de toute l’Histoire de l’Humanité, les chiffres se devaient d’être bien supérieurs à tous ceux connus jusqu’ici. A côté des 11 à 12 millions d’esclaves (http://reseauinternational.net/tag/esclaves/) transatlantiques, le chiffre de 17 millions de noirs déportés par les arabes, soit un tiers de plus, pouvait faire bonne mesure. Cela représente tout de même, sur un millénaire de trafic, 17 000 esclaves (http://reseauinternational.net/tag/esclaves/) par an, ou environ 1 500 esclaves (http://reseauinternational.net/tag/esclaves/) par mois dans un va-et-vient transsaharien incessant qui pourrait nous rappeler les grands départs en vacances actuels.

11 millions d’esclaves transportés par bateaux entiers, vers les côtes américaines et des caraïbes, ça se voit forcément. La déportation de tant de personnes nécessite un minimum d’organisation et d’infrastructure. Nous en voyons encore des traces à l’Ile de Gorée, au Bénin et ailleurs.



A l’autre bout de l’Atlantique, les descendants des déportés sont toujours là, bien visibles. N’étant d’abord que des marchandises dans un commerce florissant, à leur départ d’Afrique et à leur arrivée aux Amériques, les esclaves deviennent ensuite des outils de production générant des fortunes.

L’esclavage a boosté la prospérité de l’Occident et a eu des conséquences majeures sur les luttes pour le pouvoir grâce au renforcement de certaines castes ou familles ou en en créant d’autres. De manière directe ou indirecte, les effets de l’esclavage sont toujours là, sous nos yeux.


Comment se fait-il alors qu’avec 17 millions d’esclaves il n’y ait aucune trace de genre ? Sachant que durant la période concernée par ce commerce, la population mondiale totale n’était que de 500 millions d’habitants (moins de 200 millions au début de l’ère musulmane et un peu plus de 600 millions à la fin du 18ème siècle), le chiffre de 17 millions d’esclaves importés dans des zones relativement désertiques est énorme. La réponse est tout aussi énorme. Un plan génocidaire, genre solution finale, les attendait. Dès leur arrivée, tous les mâles se faisaient castrer. Vu leur nombre, le métier de castrateur devait être recherché. Des castrateurs, il y en avait. Il y avait même des villes dédiées comme Prague et Verdun, mais ces centres de castration, pourvoyeurs du monde musulman car l’Islam interdit cet acte à ses adeptes, s’occupaient surtout d’esclaves européens comme les saxons, les européens de l’est et surtout les slaves.



Les récits historiques qui décrivent les somptueux palais byzantins ou ottomans, grands consommateurs d’esclaves, n’omettent pas de parler des serviteurs et des eunuques (http://reseauinternational.net/tag/eunuques/). Si quelques-uns d’entre eux sont noirs, l’immense majorité est de race blanche, et ils n’étaient pas tous castrés. Pourquoi seuls les quelques noirs parmi la masse des esclaves l’étaient-ils systématiquement ? Pur sadisme, peur du noir ?


Cette version, outre le fait qu’elle prétend expliquer la rareté actuelle des noirs au Moyen-Orient, a l’avantage de pouvoir être immédiatement gobée car elle fait appel à notre imaginaire de l’arabe avec ses harems aux milliers de femmes (http://reseauinternational.net/tag/femmes/) voilées gardées par des eunuques grassouillets, un cimeterre leur barrant la poitrine et éventant le calife assoupi.


A en croire cette version il y aurait donc eu 17 millions d’eunuques noirs auxquels il faut évidemment rajouter les autres eunuques capturés dans les champs de bataille européens et asiatiques, et tous ceux qui avaient vocation à l’être, étant donné la puissance politique que leur condition a fini par leur octroyer.

Combien y a-t-il donc eu d’émirs, de sultans, de califes pour consommer tant d’eunuques ? Ou alors, chaque arabe aurait-il eu son propre harem, son palais luxueux nécessitant une armée d’esclaves ?



Si tous ces émasculés n’étaient pas tous des eunuques de harems, cela voudrait dire que le surplus était utilisé à des travaux divers, dans les villes ou dans les champs. Il devrait y en avoir aussi dans les armées puisque les guerres étaient perpétuelles entre voisins. Mais là aussi aucun témoignage ne parle d’armées du Moyen-Orient comportant une quantité importante de noirs. Y aurait-il eu une entente tacite entre les belligérants arabes pour ne pas embaucher des noirs dans les armées ? Ce serait bien le seul point d’entente entre les arabo-musulmans en dehors de la religion. Et si c’était le cas, ce serait sur ordre de qui ? Du Calife de Damas, de Bagdad, du calife fatimide du Caire ou de celui de l’empire ottoman à Istanbul ? Il n’y a pas eu non plus de témoignages de Croisés qui ont tout de même eu une certaine présence sur les terres arabes pendant les deux à trois premiers siècles du second millénaire. Etaient-ils dans la confidence, eux aussi ?


Ce narratif suppose d’abord que l’arabe est un idiot très riche, comme la caricature nous le représente aujourd’hui. Il dépense beaucoup d’argent pour acquérir un bien, qu’il se dépêche aussitôt de détruire, quitte à être obligé d’en racheter d’autres. Tel qu’il est représenté, l’arabe n’a aucune notion d’investissement et ne possède des esclaves que pour le plaisir d’en posséder. Ce ne sont pour lui que des objets que l’on remplace en cas de décès ou d’invalidité.




Avec 11 millions de noirs on a réussi à transformer des terres hostiles et en friche, en terres riches et prospères d’où des dizaines de millions d’américains et d’européens tiraient leurs ressources.

Mais avec 17 millions de noirs chez les arabo-musulmans les terres, qui étaient pourtant déjà riches, en sont restées au stade où elles étaient au temps d’Assourbanipal.

L’arabo-musulman, qui a inventé l’agriculture, l’élevage et bien d’autres choses encore, se retrouve incapable de réfléchir dès qu’il se trouve en face d’un esclave noir qu’il vient d’acheter.

Il ne pense qu’à une chose, le castrer. Peut-être pour avoir l’honneur de participer à un génocide programmé. Ordonné par qui ? Pourquoi ? Puisque la castration était destinée à limiter le nombre d’esclaves, pourquoi alors aller en chercher d’autres à prix d’or ? Pourquoi l’aïeul de Pouchkine a évité la castration ? Des questions auxquelles des réponses seraient bienvenues.

Arbia
15/02/2016, 17h21
Génocide oui, mais en secret. Ce secret n’a, bien entendu, pu être gardé que grâce à la volonté des autorités, non seulement arabes, mais également africaines actuelles. Pour narrer cette histoire, on a choisi un écrivain noir, anthropologue et économiste.



D’autres travaux avaient déjà été effectués par le passé. Les chiffres issus de ces travaux se situent dans une large fourchette de 4.5 millions à 17 millions, ce qui montre toute la difficulté de faire ne serait-ce qu’une estimation approximative de l’ampleur du trafic qui, disons-le tout de suite, a bien existé.

Contrairement à la traite négrière transatlantique pour laquelle nous disposons de chiffres, même falsifiés, de registres, de traces de transaction, il n’existe aucun document de ce type concernant l’esclavage des noirs par les arabo-musulmans. Mais malgré le manque flagrant de données, notre économiste choisit le chiffre le plus élevé pour construire son histoire de génocide programmé.

Il aurait pu en rester là, car les candidats à gober cette histoire sans se poser la moindre question sont légions. Il y a tous ceux qui ont besoin de justifier leur haine de l’arabe ainsi que tous ceux qui en ont assez d’endosser toutes les exactions des générations précédentes et qui trouvent que les indemnisations des victimes de l’holocauste sont bien assez suffisantes sans, en plus, qu’on leur rajoute la guerre d’Algérie, la traite des noirs et la colonisation.



Mais il fallait qu’en plus cette histoire arrive à banaliser la traite transatlantique en la présentant comme un épiphénomène à côté du grand génocide arabo-musulman, et qu’elle puisse également supprimer toute responsabilité de l’Europe en montrant que la traite négrière transatlantique est le fait des noirs eux-mêmes. En clair, cela veut dire que si les noirs d’Amérique et des Caraïbes sont là où ils sont aujourd’hui, c’est parce que leurs ancêtres ont été vendus par leurs frères (mais pas ceux qui sont dans les terres arabo-musulmane dont les aïeux ont miraculeusement échappé à la castration ?).



Les négriers vivant du commerce triangulaire, sans être vraiment des humanitaires, ne sont en fin de compte que de paisibles commerçants ayant trouvé là une opportunité. Et ça marche. Aujourd’hui presque personne n’ose parler de la traite négrière autrement que de manière superficielle sous peine de voir fuser l’argument choc : les esclavagistes, ce sont les noirs eux-mêmes.


Avec des demi-vérités, on arrive à prouver tout et son contraire. Il y avait des africains esclavagistes et certains le sont encore aujourd’hui, c’est un fait. Cela ne gomme en rien ce qui se passait pendant les traversées et, plus tard, dans les champs de coton ou de canne à sucre.



Il y avait également des esclavagistes arabes et on en trouve encore aujourd’hui aux confins du Sahara. Cela ne suffit pas pour construire une histoire dont les buts sont, pour le moins, douteux. Pire, cette histoire dessert la cause de ceux qui luttent pour éradiquer l’esclavage dans les endroits où il sévit encore en Afrique.

Ceux qui le pratiquent encore sont prompts à nier toute similitude entre ce qu’ils font et les travaux forcés des esclaves d’Amérique ou la castration supposée de ceux des pays arabo-musulmans. Et effectivement, les formes d’esclavage sont complètement différentes, principalement parce que leur finalité n’est pas la même. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’êtres humains appartenant à d’autres êtres humains. Si, chez les noirs l’esclavage tend à perdre son sens parce que la notion de possession tend à disparaître, il détermine néanmoins, dans certains endroits, les relations sociales.


Plus au nord, en revanche, dans la partie saharienne de l’Afrique, l’esclavage, bien que clandestin, sévit encore et toujours dans sa forme la plus ancestrale. Les rapts d’enfants (http://reseauinternational.net/tag/enfants/) du sud du Sahara par les arabo-berbères du nord ont perduré jusqu’au milieu du siècle dernier, et les esclaves d’aujourd’hui sont les descendants de générations d’enfants (http://reseauinternational.net/tag/enfants/) kidnappés sur les bords des fleuves Sénégal et du Niger.



Les maîtres traitent leurs esclaves selon la logique de tout esclavagiste, c’est-à-dire comme ils traiteraient leurs chameaux ou leurs moutons. Nous sommes loin des fanatiques génocidaires que nous décrit notre économiste. Malgré les lois, faiblement répressives il est vrai, l’esclavage continue à exister dans les zones de nomadisme, rarement accessibles par les forces de police ou de gendarmerie.



Parmi les esclaves, certains cherchent et arrivent à s’échapper, mais il en existe d’autres qui préfèrent la sécurité alimentaire à la liberté, ce qui rend d’autant plus difficile le travail des associations des anciens esclaves et des autorités qui se contentent, sous la pression, de mettre en place des lois sans chercher à se doter de moyens pour les appliquer.


La lutte contre cet esclavage archaïque et contre l’esclavage moderne, voilà qui mériterait d’attirer l’attention d’un anthropologue. Une telle lutte n’ouvre peut-être pas les portes pour les grands postes universitaires, ni celles des grandes maisons d’édition, mais, avec ou sans résultats, elle est honnête, et certainement plus gratifiante du point de vue anthropologique.



C’est une lutte qui s’inscrit au sein d’une lutte beaucoup plus large, la recherche de la vérité. Vouloir dévoiler des choses cachées avec des intentions cachées n’est pas la recherche de la vérité. Il n’est pas besoin d’inventer des scénarios imaginaires pour dire que l’esclavage a causé des ravages sans nom en Afrique, qu’il a été pratiqué par les noirs et, à grande échelle, par les arabes et les européens, tout comme il fut pratiqué à grande échelle en Europe et en Asie.

Tenter d’en attribuer les causes à certains groupes humains en mettant en avant leur race, leur religion ou quelque autre particularité, c’est nier ce qui est pourtant évident, que c’est l’Homme lui-même qui est esclavagiste.

Pour pratiquer l’esclavage (quelle qu’en soit la forme), cela ne dépend que de ses capacités à le faire. Le puissant a toujours cherché à asservir le plus faible et ça ne s’est jamais démenti, ni hier, ni aujourd’hui. Seule une prise de conscience de cet état de fait, loin des narratifs plus ou moins arrangés, pourrait permettre de gérer ce fléau humain qu’est la volonté de domination du faible, assortie de l’acceptation d’être dominé par le plus fort.


Par Avic



Réseau International

Smir
15/02/2016, 18h10
Principal? non surement pas...l'esclavage existait bien avant l'islam, considérer cette religion comme principale pourvoyeur est une bêtise à mon avis.

Si l'évangélisme l’accuse, pourquoi donc? esprit de compétition je dirais, je me trompe?

BabaMerzoug
15/02/2016, 18h33
En Tunisie, la situation des noirs descendants d'esclaves.
4IlVLwwUxIU

Arbia
15/02/2016, 19h07
Si l'évangélisme l’accuse, pourquoi donc? esprit de compétition je dirais, je me trompe?

Bonne question


en fait, je pense que la communauté noire qu'elle soit en Europe, Amérique (ou bien en Afrique aussi) est de plus en plus séduite par la religion musulmane, nombreuses célébrités noires qu'elles soient connues ou moins connues embrassent la religion musulmane et en font la promotion...

je pense qu'ils (évangélistes, chrétiens ou groupes obscurs) utilisent cette propagande de "l'Islam principal pourvoyeur d'esclaves" afin d'enrayer ce phénomène de reconversion au sein de cette communauté noire bizarrement c'est l'effet inverse qui se produit...

pour ce qui est de l'évangélisme ou du christianisme ils sont déjà décridibiliser auprès des noirs avec l'épisode de la malédiction de châm dans la bible, c'est me semble t il, ce récit qui a légitimé la traite des noirs auprès des occidentaux...

BabaMerzoug
15/02/2016, 20h09
je pense qu'ils (évangélistes, chrétiens ou groupes obscurs) utilisent cette propagande de "l'Islam principal pourvoyeur d'esclaves" afin d'enrayer ce phénomène de reconversion au sein de cette communauté noire bizarrement c'est l'effet inverse qui se produit...
Moi je pense tout le contraire, l'islam n'a pas vraiment la cote par les temps qui courent.

Arbia
15/02/2016, 21h49
mais babamerzoug ça c'est ton point de vue, apparemment mon précédent poste t'a tellement choqué que tu es allé ouvrir des sujets pour te rassurer t'inquiète pas tu t'en remettras lol

de plus, je parlais de la communauté noire en général qui se sent plus proche religieusement parlant de l'Islam que du christianisme mais c'est tout bonnement normal car en Islam ce qui compte ce n'est ni la couleur, ni la caste et encore moins l'ascendance mais le degrés de piété... et c'est ce qui séduit en général toutes les communautés confondues

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