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Voir la version complète : Congrès de l’opposition : les raisons de l’absence de Hamrouche


katiaret
30/03/2016, 22h21
Annoncé à Mazafran à l’ouest d’Alger pour le congrès de l’opposition, Mouloud Hamrouche a finalement boycotté la rencontre. Deux raisons ont amené l’ancien chef du gouvernement à ne pas prendre part au congrès de l’opposition. « L’une est technique et l’autre est politique », précise une source proche de Mouloud Hamrouche à TSA, en soulignant que l’ancien chef du gouvernement n’a jamais donné son accord à l’opposition pour participer à cette rencontre.

Une lettre d’invitation lui a été envoyée par l’intermédiaire d’un coursier. « Hamrouche l’a reçue, en disant merci », confie notre source. Après avoir constaté l’absence de réponse, des membres de l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition (Icso) ont appelé Hamrouche pour s’excuser de ne pouvoir se déplacer personnellement pour transmettre l’invitation à cause de leur agenda chargé.

Concernant toujours les aspects techniques de cette rencontre, Hamrouche s’interroge sur l’intérêt de prendre part à cette rencontre d’autant plus qu’il n’a pas été associé à sa préparation. « Les documents et les résolutions du congrès ont été préparés et validés par l’Icso dont laquelle Hamrouhce ne siège pas. Franchement qu’est-ce qui est demandé exactement à Mouloud dans ces conditions ? Que peut-il apporter de plus à cette réunion ? », s’interroge notre interlocuteur.


Sur le plan politique, Mouloud Hamrouche estime que le blocage ne concerne pas seulement le pouvoir mais touche aussi « tous les acteurs politiques », affirme notre source. « D’ailleurs les partis de l’opposition et du pouvoir ne sont pas en mesure de proposer des solutions », déplore notre interlocuteur.

La position de Hamrouche est que « les organisations et structures qui sont nées de la crise ou pour la crise du terrorisme deviennent obsolètes et elles ne peuvent servir d’alternances », rappelle-t-il.

Or à Mazafran , « il y avait justement des parties nées pour et de la crise », note-t-il.

L’absence de Hamrouche à Mazafran II n’est pas une surprise. « Depuis la première conférence de Mazfran, Hamrouche a pris ses distances avec les partis de l’opposition qui réclament une transition politique. Une thèse rejetée par l’ancien chef du gouvernement qui plaide pour un consensus national dans lequel tout le monde sera associé. Un consensus soutenu par l’armée nationale populaire », explique notre source.

Par Achira Mammer
TSA

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