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Voir la version complète : Le retour de Chakib Khelil ou l'agonie du système ?


hben
31/03/2016, 16h45
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Indubitablement, les derniers rebondissements de l'affaire Khelil ont révélé la complexité du puzzle algérien. Au moment où tout le monde s'interroge où se dirigeait le pays et comment pouvoir s'en sortir suite à la chute libre des prix du pétrole et le plan d'austérité subséquent proposé par le Premier ministre Abdelmalek Sellal via sa célèbre formule "serrez la ceinture", le seuil de l'absurde aurait été franchi en ce 17 mars.



Le retour «triomphal» de l'ex-ministre de l’Énergie et des Mines a pris de court plus d'un. Personne ne s'est attendu à ce virage à 180° dans l'agenda de la nomenclature d'Alger.

Pourquoi? Comment? Pour quels motifs? Provocation «populiste» ou réelle volonté d'appliquer les règles de justice dans un Etat de droit qui se respecte, en jetant la lumière sur les soi-disant graves «anomalies» d'un règlement de comptes maquillé en procès équitable à l'encontre d'un allié de taille du président Bouteflika? Voilà la foultitude d'interrogations faisant désormais partie de l’engrenage des premières préoccupations du citoyen lambda, que ce soit en plein cœur du quartier de Bab El Oued, à Relizane, Biskra, Annaba ou d'autres villes de l'Algérie profonde. S'y ajoute aussi une question, autrement plus inquiétante : les autorités savent-elles l'ampleur du mal qu'elles causaient à la société, en agissant de la sorte?

Le pourrissement de la situation, s'il était le but recherché, ne servirait à vrai dire personne. Or à l'histoire sordide du quatrième mandat entériné en avril 2014 sans véritable consensus national par des clans aux appétits voraces et aux desseins obscurs vient s'agréger cette fois-ci ce lourd dossier de corruption aux implications mondiales (rappelons à ce titre que c'est par le biais du parquet de Milan en Italie que le scandale de la Sonatrach aura été dévoilé et pu prendre la dimension internationale qu'on lui connaît aujourd'hui). Mais rebelote : à qui profite le "come-back" de Khelil et pourquoi celui-ci a-t-il eu lieu dans les circonstances si particulières que vit l'économie nationale ?

Il est à remarquer que chaque fois qu'Amar Saâdani monte au créneau pour confirmer une rumeur, celle-ci ne tarde pas à se concrétiser sur le terrain. Ce que l'on aurait d'ailleurs constaté dans le cas Khelil. S'agit-il vraiment là d'un "recentrage définitif du pouvoir" au profit des civils dont le patron du F.L.N se réclamait déjà depuis longtemps? Ce qui accrédite la thèse de la mort définitive du D.R.S.

Autrement dit, la fin de mission pour ce «monstre», organe principal s'il en est par lequel passent les grandes décisions concernant les petits Rois choisis au palais d'Al-Mouradia. Qui plus est, diligente les enquêtes sur les affaires de corruption, et celles d’habilitation des hauts cadres d'Etat ainsi que les investigations dans la presse, les consulats et les ministères? A proprement parler, si l'on cherche bien dans l'historique du D.R.S, on trouvera que derrière cette descente aux enfers ou ce «déboulonnage» systématique se profile l'ombre des grandes puissances les U.S.

A et la France en particulier. Mais pourquoi? En effet, depuis l'attaque terroriste ayant ciblé la base pétrolière de Tiguentourine à In Amenas en janvier 2013 et l'intervention «fort» critiquée par les occidentaux de l'armée pour libérer les otages, le D.R.S n'a cessé d'être indirectement épinglée. Sous pression, son chef aurait d'abord cédé aux restructurations émanant de la présidence avant d'être, au final, évincé courant 2015. Il paraît qu'à la lumière de ce qui s'est passé, le plan global de la lutte antiterroriste au Sahel aura été remodelé pour plus d'efficacité et de rigueur.

Mais cela justifie-t-il le transfert de pouvoir aux «civils» en Algérie et la mise sous la tutelle de l'Etat Major du D.R.S alors qu'au regard des conjonctures géostratégiques régionales, cette dernière a bien su gérer les impondérables sécuritaires régionaux, surtout durant la crise de la Libye et celle du Mali? Un point d’interrogation! Et puis, l'Algérie est un allié important qui «hypermilitarisée», peut peser fort dans l'équation du djihadisme islamiste au Sahel et dans l’endiguement des flux migratoires vers le Nord.

Or la relégation du D.R.S au second plan plaide pour le contraire. Toutes ces données-là nous poussent plutôt à admettre une deuxième piste d'analyse, celle des multinationales et du grand compradore. Ces derniers exercent, il est vrai, une influence capitale sur les compagnies pétrolières et les pouvoirs politiques. Ils peuvent nous fournir une explication convaincante au «cas Khelil». L'antécédent argentin et l'imbroglio brésilien actuel sont des leçons riches en enseignements.

Quoique impliqués dans les scandales financiers qui touchent «Petrobras» (l'équivalent de la Sonatrach au Brésil), la présidente Dilma Rousseff et le leader de gauche Luiz Inacio Lula délaissés par une large frange de la classe politique et montrés du doigt par l'opinion publique ont pu gardé leurs positions au pouvoir.

Le secret : sans doute le lobbies pétroliers reliés au compradore international. Or malgré une décennie de croissance favorisée par la montée en flèche des prix du pétrole, le dragon latino-américain bat de l'aile. La pauvreté augmente, les inégalités se creusent et tout n'est paraît-t-il qu'un écran de fumée pour ce géant du BRICS. Cet unique exemple est à même de donner le tournis aux belles âmes qui croient encore au sursaut salutaire des pays du Sud sans une démocratie véritable.

hben
31/03/2016, 16h46
De toute façon, la plaie de la corruption qui gangrène l'Algérie ne date pas d'aujourd'hui. De même que, faute d’une opposition structurée, une conscience citoyenne mûre, un quatrième pouvoir aux assises bien solides et euphorie rentière oblige, celle-ci s'est fortement exacerbé ces dernières décennies.

Côté opposition par exemple, le F.F.S peine à se repositionner et à mobiliser les forces démocratiques disséminés en puissant pôle démocratique dans le nouvel échiquier politique sécrété durant ces 15 ans de règne bouteflikien sans partage. Ballotté entre son opposition frontale au régime et sa forte implication dans le projet d'Etat Civil dont la teneur est, rappelons-le bien, «faussement» récupérée par le clan présidentiel, le parti d'Aït-Ahmed aurait relativement modéré son discours, en jouant à fond la carte du consensus et de l'apaisement social. Quant au P.T qui accuse à tort et à travers des cercles du pouvoir d'être derrière tas de scandales de corruption, il est déstabilisé par une fronde intérieure d'une rare violence.

Et on ne sait pas encore si le mouvement de redressement qui le vise ne finirait pas par avoir la peau de son leader. Le reste des partis qu'ils soient radicaux ou «entristes» tournent dans l'orbite du système sans jamais pouvoir franchir la ligne des 18m. La réalité est là, amère et triste à la fois. Y-a-t-il alors une opposition en Algérie? Pas sûr, du moins sur le plan de la forme. Côté médias, les autorités serrent les vis, tout en prétendant tendre la perche aux journalistes.

La politique du bâton et de la carotte aura porté un coup de grâce à ce secteur déjà noyé par la médiocrité et la pléthore de chaînes ainsi que de titres de presse qui ne valent pratiquement rien. Parler dans ce contexte de débats d'idées, d'enquêtes de terrain et de dossiers sérieux n'est malheureusement pas à l'ordre du jour.

Tous ces facteurs ont fait en sorte que ce feuilleton marathonien des pots-de-vin et de la corruption ayant tenu en haleine et la population et la blogosphère perdure. Preuve en est que, déclaré persona non grata à Alger depuis quelques années et inculpé dans le scandale de la Sonatrach, Khelil parvient à revenir au bercail par le salon d'honneur comme si de rien n'était. Et il ne reste que les parades de la garde républicaine pour agrémenter le protocole. Parodie ou réalité! Les algériens n'en reviennent pas : c'est un spectacle des plus banalisés.

Du jamais vu dans l'histoire et les annales nationales. Que s'est-il passé pour qu'un tel scénario soit possible et avec une telle célérité? Si par ce geste nos officiels veulent insinuer qu'une loi d’amnistie générale est en passe d'être légiférée, n'en serait-on pas donc dans la phase cruciale du «triomphe de l’impunité»? Et puis, cela ne fera qu'aggraver le délitement des institutions étatiques, déjà paralysées des suites de la longue maladie de Bouteflika, la bureaucratie administrative rampante et la méfiance des masses vis-à-vis des politiques?

L’obsolescence du système est telle que cette nouvelle situation exige des révisions déchirantes et des prises de position courageuses de la part de nos élites afin de faciliter le travail de la justice. D’autant que ce climat délétère n'incitera jamais les investisseurs étrangers à venir chez nous et laissera les opérateurs économiques dubitatifs sur le degré de transparence de notre administration et surtout de notre capacité à gérer.

En plus et c'est dramatique de le constater en ce papier, la mise au ban des compétences binationales par l'article 51 dans la dernière constitution nous sera plus que fatal en ces temps durs de «la médiocratie managériale» et des vaches maigres. D'une part, cela s'apparente à une forme sournoise d'Apartheid à l'égard des nôtres.

D'autre part, cela nous poussera, à coup sûr, à la sollicitation de l'expertise étrangère vu la baisse du niveau d'enseignement local dans nos écoles et nos universités. Or d'après Abdelouahab Aitouche, un haut fonctionnaire scientifique au département américain de la santé, un expert algérien coûte à l'Etat environ 1000 dollars par mois, toutes charges comprises et son homologue étranger environ 2000 dollars par jour!

Sachant que 1000 dollars est équivalent au 1/10 tout au plus du salaire actuel d'un expert algérien moyen vivant à l'étranger (voir Mohamed Staifi, "La fuite des cerveaux algériens est un bon placement à recouvrer", El-Watan n°7719 du 17 février 2016). Au milieu de cet entrelacs, un dilemme kafkaïen en fait, l'Algérie demeure la grande perdante.

K. G.

tawenza
31/03/2016, 16h59
cher hben,

chakib khelil est l'arbre qui cache la souris:evil:

le système n'est pas plus à l'agonie avec khelil que sans lui...

faut se concentrer sur les faits...

est ce que saidani roule pour lui ou pour qlq1 d'autre ? telle est la question !!

remarque importante..

saidani propriétaire à paris
khelil propriétaire aux usa..
à eux seuls, c deux hommes offrent des garanties importantes à l'extérieur..

BeeHive
31/03/2016, 17h52
Il parait qu'il n'y a pas d'affaire Sonatrach I ou II, ni d'affaire Saipem en Italie ni de dirigeants et hauts cadres de Sonatrach en prison, tout est fabriqué ... enfin c'est ce que j'avais compris en lisant ce froum des commentaires sur d'autres topiques ... la machine FLN est en marche.

Pomaria
31/03/2016, 23h08
BeeHive
Il parait qu'il n'y a pas d'affaire Sonatrach I ou II, ni d'affaire Saipem en Italie ni de dirigeants et hauts cadres de Sonatrach en prison, tout est fabriqué ... enfin c'est ce que j'avais compris en lisant ce froum des commentaires sur d'autres topiques ... la machine FLN est en marche.le pays des merveilles quoi.

on devrait nous appeler la monarchie allaouite II.

KHORE
31/03/2016, 23h54
Il parait qu'il n'y a pas d'affaire Sonatrach I ou II, ni d'affaire Saipem en Italie ni de dirigeants et hauts cadres de Sonatrach en prison, tout est fabriqué ... enfin c'est ce que j'avais compris en lisant ce froum des commentaires sur d'autres topiques ... la machine FLN est en marche.


Le FLN n'a jamais été un parti indépendant. Ses cadres obéissent servilement aux décideurs qui les parrainent. Du temps du parti unique , la crainte des services de sécurité et de l'autorité de l'état modérait les dégâts. L'anarchie et la corruption qui ont suivi le multipartisme de façade a rendu les candidats plus virulents. Nous sommes en train de revenir au stade où nous étions avant la colonisation française.

abderahmane1
01/04/2016, 00h16
Le retour de Chakib Khelil ou l'agonie du système ?


Je pense que c'est une recupération et non un retour !

zaki17
01/04/2016, 00h36
Chakib Khalil a tout a fait le droit de revenir en Algérie , selon Ahmed Ouyahyia

habiban
01/04/2016, 09h57
on devrait nous appeler la monarchie allaouite II.

+1
Tant les voltes face sont legion !

trinita2
01/04/2016, 10h59
vous parlez du DRS entant que bureau??
L'algerie est tombé dans un autocratie comme pas mal de pays auropeen et americain
l'autocratie fonctionne comme ça ...sauf que le parti satanqiue international le crime organisé et la finance qui en découle fausse un peu le fonctionnement..au seint des ces appreils il ya tentative de controle du parti satanique y'a des pays qui resiste et d'autre qui chute..vous croyez que l'etat algerien et tout corompue?? nON il ya encore des hommes et femmes integres
qui refusent le dictat des satanqiues ''si tu ne voles si tu ne te mouilles ils te mettent l'ecart pour te neutraliser''..c'est ça ce que veut le parti satanqiue un pays ou ils joiussent de liberté sans aucun organe de controle le DRS les gene dans leurs quette du pouvoir totale..
une fois pris le parti satanqiue va faire son programme et il a qu'un seul sexe alcool crime tout cela sur un fond de pauvreté...tout ce qu'il sait faire vous croyez satan a fait des etdudes sup?? :mrgreen: C'est un une personne
qui a touché a l'alcool drogue ou femme est redevenue un voyou sans argent alors soit ils se suicide soit il redevient sdf soit ils tombe entre les amins criminels qui le recrute c'est touit c'est connu depuis la nuit des temps et les etats malgré qu'ils soient auocratqiue sont conscients du danger car c'est leurs avenir qui est en jeu..satan c'est un criminel ils ne ratte personne c'est uine guerre qu'il mene pas une opposition politique:mrgreen:

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