PDA

Voir la version complète : Le Vasistas De Constantine


claudehenri
04/01/2007, 07h44
Je vous parle d'une histoire que les moins de 45 ans ne peuvent pas connaître. Cette histoire est vraie et un peu brodée. Lisez là et faites moi conaître votre sentiment. J'en profite pour vous souhaiter si je ne l'ai pas encore fait UNE BONNE ANNEE 2007.
B'Slama à tous.

Il était une fois dans un beau pays, une ville accrochée à deux immenses rochers entre lesquels coulait sagement une jolie rivière appelée le Rhumel. Plus loin de cette grande ville était un village, tout petit village, ou vivait un petit enfant mignon, sage et trés intelligent. Sage et intelligent certes mais turbulent comme une allouette. Il ne cessait d'aller à droite, à gauche, en haut, en bas, partout où sa joie de vivre le menait.
Dans la grande ville vivait un homme, un jeune homme, gominé et parfumé par un Homme de (Yves) Rocher. C'est normal puisqu'il habitait sur l'un des rochers de Constantine, quartier d'El Kantara. Cette homme rigide, zarhma, était professeur de munuiserie. Sévére il avait conscience de ses responsabilité s d'enseignant. Son but était d'être le meilleur et d'avoir les meilleurs éléves. Sa vie était tranquille, il fréquentait une belle Bônoise et envisageait son mariage avec elle et des enfants. Ses parents des gens sérieux, gentils, travailleurs étaient fiers de leur fils. Ainsi tranquillement cet homme tranquille allait voir sa vie boulversée.
Dans le petit village lointain la vie du garnement dont je vous ai parlé était toujours aussi trépidente. Trépidente mais pas inintéressante puisqu'à force de travail cet enfant du bled arrivait à être admis éléve de la section menuiserie du Collège technique de Constantine. Une bombe atomique n'aurait pas fait plus d'effet dans la vie rangée et tranquille du Pére Vuillaume, enfin de son fils, le professeur de menuiserie, celui qui voulait faire des choses à Liliane la Bonoise qui, elle, croyait que les enfants se faisaient en fermant les yeux lorsque le train passait. Et le professeur lui faisait, enfin c'est ce qui se disait, souvent jouer à "Fermer les Yeux, y a le train qui passe". Et Liliane disait aprés ce jeux que lorsqu'elle fermait les yeux ça la chatouillait. ...mais la décence interdit à l'auteur de préciser où! C'est comme çà, pas de ça chez nous! Pas de ça chez les Edr! Non! Non!Non! Bref, comme disait Pépin, revenons à nos moutons! Ou tout au moins au petit con qui venait d'El Milia. Cet enfant de la campagne se retrouva enfermé dans l'internat, véritable prison, d'un collége d'une grande ville. Il se sentait seul, comme un orphelin. Combien de fois il a fait des choses sous ses draps dans le dortoir. Les draps s'en souviennent encore. Tachés par...... ses larmes (évidemment y en a qui ont tout de suite pensé à d'autres choses, mais c'est pas Dieu possible comme vous avez le vice dans la peau, mais c'est pas possible ça!). Non tachés par ses larmes car le petit enfant imberbe et puceau pleurait son village, ses copains , Kamel, Hacéne, Madjid, Nacer, Mouloud, et des centaines d'autres. Il pleurait aussi sa maman sa douce maman. Cette dame, infirmière d'El Mlia qui était si gentille avec tous sans distinction de quelque ordre que ce soit. Cette Dame qui savait d'une caresse consoler son enfant qui allait loin de sa maison, de ses parents, de ses amis vivre la plus grande injustice qu'un enfant peut vivre.

Le petit garçon en cette journée glacée de Novembre 1959 est peiné. Son professeur de menuiserie est absent. Une petite grippe est annoncée par le Surveillant général Momo dit Momo le moco. Cet homme, Dieu ait son àme, était d'une sévérité particulièrement sévére (dommage pour les puristes mais je suis l'auteur de ce texte.....je n'en dis pas plus). Réclamant toute l'attention de la section menuiserie 1° année clama (là aussi je fais comme je veux....c'est moi qui écrit et si je veux qu'il clame et bien il clame):
Mes enfants..... ...(Lui mon père jamais de la vie chuchotais-je à l'oreille de mon copain voisin ou le contraire c'est comme vous voulez) "L'Hélaouët" hurla Momo! Ici! Et malheureusement L'Hélaouët c'était moi (T'y as compris Mohamed L'Hélaouët c'est moi T'Féme wallah la? >Enfin ça fait rien puisque tu es chez toi avec nous, dirlou Kima Trhab). Bref c'est moi quand même et Momo y me dit: "Dis moi Bourricot... .." çà c'était moi aussi. (Mohamed ne cherche pas Bourricot c'était moi aussi au Collège) je veux que tu fasses un travail pour ton pauvre professeur, mesquine, qui est malade. Alors tu vas lui confectionner une petite fenêtre Allemande, non, non un "Vasistas" (c'est aussi de l'Allemand pour ceusse qui chpic Deutch).
Et mes copains aussi bourricots que moi qui rigolent comme la pluie dans le djebel quant y pleut. Je donne un coup de coude zavec le bras dans la jambre de Djamel qui serre les dents pour montrer qu'il a pas mal nulle part comme un roc fort comme un turc. Alors nous attaquons, enfin j'attaque tout seul le vasistas/ Allez vas-y, scie, lime, rabot, traceur, équerre, trusquin etc...etc... et en avant toute, tout seul comme un seul homme, je scie à litique, je soude costique, je limitrophe, je fait le tracement de la trachéale droite tout seul comme un grand, je relimitrophe parce que je me suis trompé et à nouveau je refais tout tout seul comme un grand menuisier même que Joseph (non Joseph pas toi l'autre, le Charpentier) et vas y, tenon, morthése, pardon mortaise, limage, becadane, et tout et tout. Douze jours avant Noël fier de mon travail, fier comme artaban un malté de Bône, je regarde mon chef d'oeuvre. Incroyables les défauts de cette oeuvre d'art, patétique j'ajouterai- je tant c'est vilain. Mais c'est de l'art moderne, je pense dans ma petite tête....qui deviendra grande dans un moment.
Le professeur malade revient, les yeux cernés, la mine pale et les joues blémes. Pauvre Bambino pensent tous les fayots. Le copain à coté, Slimane y me glisse: "Il dû encore joué avec Liliane au train qui passe. Ba! Ba! Ba! regarde dans quel état il est. Une bombe cette bônoise une vraie Bombe. Moi je dis rien cachant ma joie de voir revenir mon boureau. Mais ça je ne le savais pas encore. Je souris béatement, il passe prés de mon établi, il regarde mon vasistas (ma petite fenêtre pour ceux qui n'ont pas tout suivi et qui ne parle pas allemand). Il devient rouge écartable, pardon écarlate, devient bléme, il passe sa main dans sa chevelure gominée, se retourne vers moi, un sourire, que dis-je un sourire, un rictus introspectivement dedans lui, dans une haine imperceptible mais présente comme le glaçon dans l'anisette (je fais ce que je peux) il s'approche de moi. Mon Dieu, dis-je, il est con....tent. Pardon content de mon travail si bien fait, si bien tracé, scié, limé, raboté bon j'arrête parce que vous voulez connaître la fin......... ......... ..Prés de moi, son sourire change, c'est un rictus sadique, voir sado maso. Tiens il faudra que je demande à Liliane, sait-on jamais......
Là tout prés de moi, il se penche vers l'enfant innocent que je suis. Il saisit sadiquement (voir le lien avec son sourire et ce que je vous dis là) mon oreille, tire vers le haut et naturellement je suis le chemin. Tous mes copains gémissent "Aïe! Aîe!" à chaque fois que le pédagogue de m........(Pardon je me lache parce que j'ai mal à l'oreille) tire mon oreille. Il me raméne à l'établi. C'est quoi çà Lalouette? (Mohamed cela ne change rien) C'est quoi çà Bourricot (Mohamed cela non plus ne change rien, sinon que l'on m'a si souvent appelé comme çà lorsque j'étais petit que je croyais que mes parents m'avait en fait adopté et que mon premier nom était celui là.......Non Mohamed pas la peine de rigoler) Dis tu te fous de moi. Cà une
fenêtre? Oui M'Sieur, mais petite!
"Ah! En plus tu te fous de moi! Tiens! Il lache mon oreille, prend la fenêtre l'éléve au dessus de ma tête et......."
Lecteurs, lectrices le bureau franco algérien de Constantine et supervisé par la direction internationale des environs à El Milia de la censure mondiale interdit la diffusion des images et des mots pouvant narrer ce qui s'est passé. Seuls peuvent acccéder à ces documents ou narrations les commandos spéciaux de services trés particuliers mais secrets. Donc Bélah fomouk.
L'enfant que j'étais s'est réveillé aprés un coma de 2 minutes 23 secondes et 12 kg. Les constatations effectuées par le médecin legiste reste secrétes mais graves.
L'enfant qui a subi cette agression (hinumaine) qui a aussi pour conséquence que celui qui en est atteint mélage les lttrese lorsqu'il ectri quantr il n'en oublie pas crtines. C'est vous dire. De plus cet enfant a disparu. D'aucuns disent qu'il est maure ou mort, il ne savent pas trés bien. D'autres qu'il est décédé, les plus optimistes disent qu'il est monté au ciel alors va savoir. Certain tiennent de source bien informée qu'il a de l'eau à volonté. (Non là je déconne, source et eau, vous saisissez??? ?) Non! Non! La source dit que l'individu traine sur différents sites dont on ne citera pas les noms, sous un pseudo. Bon d'accord, il reste amoindri mais a été inscrit à la faculté de médecine de Nice pendant 6 ans, dans un bocal de formol certes mais ce n'est tout de même pas donné à tout le monde. (Je sais je l'ai déjà sorti cette connerie mais je l'aime bien. Oh! Oh! C'est moi qui écrit hein alors j'écris ce que je veux! Non mais des fois!) bref l'homme est-il...... ..
"Oh! Claude c'est l'heure! Tu vas être en retard!"
"Quoi qu'elle heure est-il? "
"10 heures mon chérie et ton repas avec les Constantinois"
"***** c'est vrai . Vite, vite"
"C'est bon chéri, tu as le temps tout de même et puis Jacky passe te prendre".
"C'est vrai mais qu'il est sympa celui là"
"Sympa! Sympa! Mais ce qu'il t'a fait tu sais...."
"Bon çà va c'est bon ce qu'il m'a fait c'est à moi qu'il l'a fait, alors Basta. De quoi je me méle."
"Tout de même Chéri il t'a cassé une fenêtre sur la tête!"" Oui mais un toute petite. Et puis c'était la bas, chez nous, c'est pas pareil, C'était l'époque"
"Quoi l'époque où on cassait des trucs sur la tête des enfants....Drô le d'époque!"
"Allez c'est bon, est ce que j'ai des séquelles? Non! Alors"
Dring!dring! dring! Le téléphone chéri! Tiens c'est
Jacky!"
"Salut ya baba où t'y es.?"
"En bas Bourricot où tu veux que je sois? Alors t'y es prés"
"Oui! Oui! J'arrive! Où on va manger?"
"T'occupe pas. On va à la "fenêtre fleury"....Tu verras une vraie prise de tête ce resto. La carte
sympa et plein de trucs excellents. Dis moi tu vas bien Claude?"
"Impec! Un peu mal à la tête comme d'habitude, mais çà va...."

"Dis moi Claude je voudrais pas me méler....Mais ces maux de tête c'est bizarre tout de même....tu devrais consulter quand même on ne sait jamais"
"Mais non ya khouia, çà va, ça va.......... ...Ne t'inquiéte pas mon ami"

Cookies