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Voir la version complète : Pakistan : le confiseur en colère empoisonne et tue 30 personnes


haddou
07/05/2016, 18h03
«J'étais tellement furieux que j'ai mélangé la bouteille de pesticide avec les confiseries qui étaient en train de cuire à ce moment-là». C'est ce qu'explique ce confiseur pakistanais qui a empoisonné des dizaines de personnes pour se venger de son frère et associé après des brimades quotidiennes, racontent les médias locaux.

Au moins 30 personnes sont mortes.

Khalid Mehmood, 18 ans, a avoué devant un tribunal du Pendjab avoir empoisonné les confiseries avec des pesticides car son frère aîné, Tariq, avec qui il possède le magasin, l'avait «insulté et agressé» dans le cadre d'un différend commercial. «Je voulais que cela lui serve de leçon», a-t-il dit selon des propos rapportés par l'enquêteur de police Mohammad Afzal, une déclaration confirmée par un autre officier de police.

Une famille qui célébrait une naissance décimée

Le plateau de laddu -des boules de pâte à la farine, enrobées de sucres, avait été acheté le 17 avril par un homme des environs qui voulait célébrer ainsi avec sa famille et ses amis la naissance de son petit-fils. Pendant la célébration, des personnes ont été prises de vomissements et ont été conduites à l'hôpital en urgence. Le nouveau-né a perdu son père, six oncles et une tante, a précisé la police. Cinq enfants ont également péri. Quatre victimes sont toujours hospitalisées.

Des responsables avaient fait état d'un bilan de 33 morts, mais la police a indiqué ce vendredi avoir confirmé 30 décès. Au total, 52 personnes avaient consommé des douceurs empoisonnées, a indiqué la police à la presse locale. Les deux frères Mehmood avaient été arrêtés ainsi qu'un de leurs employés.

Les enquêteurs penchaient initialement pour un empoisonnement accidentel, car le voisin du confiseur, un droguiste qui rénovait sa boutique, avait stocké ses produits chez lui. L'hygiène alimentaire est faible au Pakistan, où les normes légales sont rarement respectées.Les deux frères doivent comparaître à nouveau samedi, a précisé Mohammad Afzal.


le Parisien

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