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Voir la version complète : « Le roman d’Abdelkader » de Loïc Barrière L’Emir Abdelkader, l’humaniste


katiaret
03/06/2016, 21h48
L’auteur de « Le Roman d’Abdelkader », Loïc Barrière, a mis en valeur, hier dans une interview au Figaro, le caractère humaniste de l’Emir et son souci permanent de protéger l’humain et son patrimoine. « Quand Daech décapite ses otages, il est utile de rappeler comment l’Emir traitait les prisonniers de guerre. Lorsque les fanatiques détruisent Palmyre ou les manuscrits de Tombouctou, souvenons-nous qu’Abdelkader sauvegardait tous les manuscrits qu’il pouvait », a indiqué Loïc Barrière dont son ouvrage vient de sortir chez Les Points sur les i Editions. « S’il (Emir) vivait aujourd’hui, il s’efforcerait de protéger les chrétiens d’Orient », a-t-il souligné, expliquant que pour le chef algérien, « la notion de miséricorde est essentielle ».
« Certes, il a fait la guerre au nom du djihad, mais il s’agissait pour lui d’une guerre défensive qui interdisait la barbarie », a ajouté le romancier qui a rappelé que l’Emir « est allé jusqu’à proposer au premier évêque d’Alger d’envoyer un prêtre dans sa smala ». Pour ce chef, qui avait « l’esprit chevaleresque », Loïc Barrière a relevé qu’il prêchait par exemple : « Des vêtements pareils à ceux de ses hommes, pas de demeure somptueuse, très peu de biens en dehors des manuscrits et des livres. » « Il refusait de tuer ses prisonniers, contrairement aux usages de l’époque, et s’est efforcé de bien les traiter », a-t-il rappelé, avant de noter qu’après sa décision d’arrêter ses hostilités avec l’armée coloniale française, « il choisit de mener une vie de reclus et d’ascète ». L’auteur a rappelé également que son « héroïsme », lorsqu’il a sauvé, lors de son exil à Damas, des milliers de chrétiens d’un massacre, relaté par la presse occidentale, fait de lui « une star internationale ». « Des lettres et des cadeaux lui parviennent de Russie, de France et de Grande-Bretagne. Le président des Etats-Unis lui offre deux pistolets incrustés d’or », a-t-il précisé, soulignant que lorsqu’il était prisonnier en France, son biographe britannique, Charles Henry Churchill, écrivait : « Poussés par des sentiments complexes de curiosité, de sympathie et d’admiration, hommes d’Etat, diplomates et soldats, c’était à qui viendrait rendre hommage à l’auguste prisonnier. »

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