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nacer-eddine06
05/06/2016, 23h09
Le président-directeur général de l’entreprise Sonelgaz, Noureddine Bouterfa, a annoncé, hier, qu’«il y aura une nouvelle hausse des tarifs de l’électricité».


Le président-directeur général de l’entreprise Sonelgaz, Noureddine Bouterfa, a annoncé, hier, qu’«il y aura une nouvelle hausse des tarifs de l’électricité».

Selon ses propos, c’est le seul moyen d’équilibrer les comptes de la Sonelgaz qui enregistre 39 milliards de dinars de créances à fin 2015. Il s’agit des factures impayées par ses différents clients. Pis encore, « 44% des créances proviennent de l’État et de ses démembrements », a-t-il souligné, en ajoutant, que le reste, soit 55%, émane de clients privés, qu’ils soient particuliers ou professionnels (entreprises). Ajoutée à cela, la perte enregistrée au niveau de l’entreprise de distribution qui est estimée à 74 milliards de dinars. « Je ne crois pas que le Trésor public possède les capacités de subventionner les citoyens dans le secteur de l’électricité », a-t-il indiqué, lors d’une rencontre avec la presse, à l'occasion de la présentation de la synthèse des activités des sociétés du groupe pour l'exercice 2015.
À cet effet, M. Bouterfa a parlé de possibilité d’augmentations des tarifs de l’électricité dans l’avenir. D’après le PDG du groupe, « ce sera un moyen d’équilibrer les comptes de la Sonelgaz », en illustrant ses dires par le fait que « cette augmentation permettra de faire rentrer 100 milliards de dinars, soit 54% d’augmentation dans le budget de l’entreprise sans bénéfice », dira-t-il, en ajoutant que cela permettrait aussi de subvenir aux besoins de la société. « Nous n’avons plus le choix. L’Etat doit nous accorder des crédits ou nous orienter vers d’autres solutions qui pourraient réduire les besoins financiers de l’entreprise, notamment sur le marché extérieur. Car augmenter les prix de l’électricité, soulagera l’entreprise », a-t-il estimé.

Recours au financement extérieur pour trouver 12 milliards de dollars d’ici 2020

D’après les déclarations du même responsable, la Sonelgaz se dirige vers l’emprunt extérieur. Le Groupe public Sonelgaz, qui n’a plus de quoi financer ses lourds investissements incompressibles pour satisfaire la demande exponentielle en gaz et électricité, devrait faire recours au financement extérieur.
Il est question, précise Noureddine Bouterfa, « d’aller vers l’endettement extérieur », qui devrait être fait en deux phases : celle de la réorganisation de l’entreprise en premier lieu, puis le financement multilatéral en second lieu.
C’est l’une des solutions, évoquées auparavant, pour financer le plan de développement qui doit être accompagné par un programme d’investissement, dira-t-il, en expliquant toutefois, que « Ces investissements sont incontournables et nous devons forcément les poursuivre, vu la dynamique énergétique et économique de notre pays, et ce, en assurant localement la maintenance, la fabrication d’équipements électriques et de pièces de rechanges, le développement du génie et d’engineering, sans oublier les énergies renouvelables et la production des éoliennes des panneaux photovoltaïques ».
Pour faire face à ces besoins de financement, le recours au financement extérieur semble inévitable, selon Bouterfa. On y sera « obligés », indique-t-il. « De manière directe, auprès d’institutions étrangères, ou de manière indirecte, via le canal bancaire algérien », précise le dirigeant de la Sonelgaz, « cette dernière bénéficiera d’une garantie des banques algériennes, voire d’une garantie directe de l’État ».
D'ailleurs, le responsable explique « qu’il faudra trouver des solutions pérennes pour améliorer la santé financière des sociétés du Groupe », car malgré la mise en œuvre du dossier de rachat du découvert bancaire à fin 2010 par le Trésor public pour un montant de 370 milliards de dinars et des facilités octroyées pour le financement des investissements, les contraintes financières sont restées "importantes" en 2015.
Le responsable a plaidé, dans ce sens, sur l’utilité d’aller vers des solutions pérennes pour améliorer la santé financière des 42 filiales du groupe. « La faiblesse des revenus ont généré un résultat net consolidé déficitaire de 43,8 milliards de dinars. Les déficits les plus importants sont générés par les sociétés de distribution de l’électricité et du gaz en raison de la faiblesse de leurs revenus comparé à l’importance de leurs charges. Ces dernières ont cumulé un déficit net d’environ 73,4 milliards de dinars, a-t-il dit, en rappelant que 55% du déficit provient des privés et 44% des administrations.
Il s’agit surtout, pour la Sonelgaz, de trouver des financements d’un montant de 41 milliards de dollars d’ici 2026, dont près de 12 milliards d’ici 2020, précise la même source. Ceci afin de pouvoir répondre à la demande d’électricité « toujours croissante », notamment dans la perspective du développement du secteur industriel du pays, estime le PDG de l’entreprise publique.
Dans le même sillage, Bouterfa a également évoqué la nécessité d’aller vers des partenariats avec le privé, en appuyant ses dires « qu’il n’y a pas de différence entre le secteur privé et le secteur public comme il est proclamé dans la Constitution ». « S’il faut aller en partenariat pour mettre en œuvre la stratégie, on ira en partenariat. Actuellement nous n’avons pas les moyens pour créer des entreprises et les financer en totalité », a-t-il enfin indiqué.
Kafia Ait Allouache


Une saison estivale dans de meilleures conditions

Chaque saison estivale, notamment, le mois de ramadhan, les abonnés de la Sonelgaz ont à subir les désagréments des délestages dus aux coupures d’électricité. Le directeur général de la société de production d’électricité, M. Lazhari a tenu à les rassurer, que pour le passage de l’été 2016, la société a engagé des efforts qui se sont résumés sur deux axes principaux, celui relatif à la finalisation de la maintenance des ouvrages de production d’une capacité énergétique de 3.000 MW dans le but de répondre à l’augmentation de la demande. Le second axe concerne la réception de nouveaux appareils de production d’une capacité globale supplémentaire de 2.000 MW. Pour ce qui est de la capacité énergétique en production, M. Lazhari a relevé qu’elle est estimée à 11.000 MW, soit 60%.
Il a entre autres annoncé que le mois en cours verra également la réception de trois unités de production d’énergie supplémentaire, dont la première d’une capacité de 700 MW qui relève de la nouvelle unité de production de Boufarik, la seconde unité se trouve à Hassi Messaoud, tandis que la troisième à Biskra. Ces unités, poursuit-il, ajouteront pour la saison estivale 2016, une capacité énergétique de 9.500 MW, soit 70% de la demande. « Avec ces mesures on passera une saison estivale et un ramadhan dans de meilleures conditions avec la qualité de service nécessaire », a-t-il conclu.
K. A. A.


Bilan du groupe Sonelgaz pour l’exercice 2015
Un déficit de 98 milliards DA

La faiblesse des revenus du groupe Sonelgaz a généré un déficit de 98 milliards DA, en 2015. Les déficits les plus importants sont générés par les sociétés de distribution de l’électricité et du gaz en raison des revenus faibles comparés à l’importance de leurs charges, selon le bilan qui a été présenté, hier, par le président-directeur général de la Sonelgaz, Noureddine Bouterfa, à l'occasion de la présentation de la synthèse des activités des sociétés du groupe pour l'exercice 2015.
Selon le PDG, les quatre sociétés qui composent le groupe Sonelgaz affichent un résultat net déficitaire cumulé de 73,4 milliards DA, en raison notamment des prix de d’électricité qui sont « en deçà du prix normatif », en estimant que les récentes augmentations des tarifs vont certainement alléger cette situation sans toutefois améliorer la santé financière des sociétés du Groupe.
Concernant la production nationale d'électricité enregistrée en 2015, il a souligné qu’elle s'est élevée à 64,4 TW/h, représentant une évolution de 6,9% par rapport à 2014, tandis que le volume du gaz naturel acheté auprès de Sonatrach était de 29,8 milliards m3, dont 16,5 milliards m3 pour les centrales électriques.
Pour la perte d'électricité, le taux de perte global a été estimé à 16,79% en 2015, en amélioration de 5,5% par rapport à 2014, alors que l'objectif de Sonelgaz est d'atteindre la moyenne mondiale, soit 10%.
Evoquant les contraintes rencontrées par le groupe en matière de recouvrement des créances et des taux de pertes qui avoisinent les 39 milliards DA, engendrés principalement par la fraude et les raccordements illicites, M. Bouterfa a relevé la détermination du groupe à « mener une guerre sans merci » contre les fraudeurs. « Des plaintes seront désormais systématiquement déposées devant les juridictions compétentes pour une application ferme des dispositions de la loi et une application stricte des délais de coupure pour les mauvais payeurs sera mise en œuvre », a-t-il prévenu.
Evoquant les dépenses d’investissement du groupe en 2015, M. Bouterfa a indiqué qu’elles étaient de l’ordre de 577 milliards de DA, alors qu'une capacité de production supplémentaire de près de 1.500 MW a été mise en place.
Par ailleurs, et pour ce qui est des projets futurs, il sera nécessaire d’investir plus de 4.518 milliards de dinars d’ici 2026 dont près de 2.700 milliards de dinars d’ici 2020, a précisé M. Bouterfa, soulignant que Sonelgaz a déjà investi plus de 23 milliards de dollars entre 2011 et 2015, dont 12 milliards de dollars en 2014 et 2015. Ces investissements, poursuit-il, ont permis d'augmenter la production d’électricité de plus de 51%, les réseaux de transport de l’électricité ont évolué de plus de 26%, et 55% pour les réseaux de transport gaz.
Il a toutefois, rappelé que le nombre d'abonnés en électricité avoisine les 8,5 millions en 2015, tandis que celui pour le gaz a dépassé les 4,5 millions.
Kafia Ait Allouache
EL MOUDJAHID

Faceless
06/06/2016, 07h32
Un seul moyen de s'en sortir :

1 - Augmenter les tarifs pour juguler la saignée des déficits.

2 - S'endetter à l’étranger pour financer les projets futurs.


Il est trop tard pour d'autres solutions.

Risk
06/06/2016, 08h37
je ne comprendrait jamais cette tendance à faire payer plus ceux qui paient déjà, pour compenser le déficite engendré par ceux qui ne paient pas!

Fouad
06/06/2016, 09h12
Des augmentations répétées vont certainement nous conduire a ne plus pouvoir payer la facture d’électricité en privilégiant la nourriture d'abord!!
Cela va nous faire revenir a la chandelle tout simplement.
L’impôt tue l’impôt.
Avant de penser a ces idées machiavélique a la veille du mois sacré de Ramadhan, pourquoi ne pas penser, d'abord, a faire payer les mauvais payeur et récupérer ainsi les énormes créances de SONELGAZ !!!!

Il parait que c'est ça le progrès technologique et la relance économique en Algérie; Que des augmentations sans cesse !!!!!:rolleyes::rolleyes::rolleyes:

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5229825

http://elwatan.com/une/energie-vers-une-nouvelle-augmentation-des-prix-d-electricite-05-06-2016-322415_108.php

Pihman
06/06/2016, 11h50
seuls des justes prix peuvent assurer une allocation raisonnable et efficiente des ressources

Subventionner c'est ouvrier la prote à tout genre de gaspillages et de gabégies

Fouad
06/06/2016, 16h12
Mon cher Pihman !!

Faut il que cout du produit fourni soit realiste.
La maniere dont on gere nos entreprises publiques peut nous amener a des couts fantaisistes !!
Faut il aussi que le prix soit en adequation avec le pouvoir d'achat moyen des citoyens !
Comme on peut aussi priver les Algeriens d'en bas de l'electricite a travers des prix exhobitants et exporter ce produit de premiere necessite vers d'autres contrees.

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