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Voir la version complète : Capital humain: Tout le Maghreb à la traîne!


haddou
03/07/2016, 09h21
Maroc, Tunisie, Algérie ferment le classement du WEF
La qualité de l’éducation encore sur la sellette


Globalement, 65% seulement du talent du monde est optimisé grâce à l'éducation, le développement et le déploiement des compétences au cours de chaque phase du cycle de la vie humaine. Les pays ratent plusieurs possibilités pour tirer le meilleur parti du potentiel économique de leurs populations, indiquent les experts du WEF dans le rapport 2016 sur le capital humain.

L'Indice établit un classement de 130 pays en fonction de leur niveau de développement et de déploiement du capital humain, avec un intérêt particulier prêté à l'éducation, les compétences et l'emploi. Il vise à déterminer si les pays gaspillent ou exploitent leur potentiel humain.

Au Maghreb, le Maroc (98), la Tunisie (101) et l'Algérie (117) ferment le classement de la région, devant le Yémen (129) et la Mauritanie (130). Les trois pays du Maghreb partagent quasiment les mêmes forces et faiblesses. En matière d’optimisation de son capital humain, le Maroc est dans la classe des plus mauvais élèves au monde. La mauvaise qualité de l’éducation est une nouvelle fois pointée du doigt par le Forum économique mondial (WEF) dans son rapport sur le capital humain. Le Royaume a en effet reculé de trois places se retrouvant 98e sur les 130 pays étudiés malgré un score en légère amélioration (59,65). Selon le WEF, le Maroc est plombé par la mauvaise qualité de l’éducation reçue par les personnes âgées de 15 à 24 ans (104e), le niveau d’instruction très bas des 25-54 ans (113e), 55-64 ans (98e) et des plus de 65 ans (88e). Il en découle que le Royaume est parmi les pays où la participation économique des 25-54 ans est faible (60,7%), faisant seulement mieux que cinq pays. Dans les Etats du Golfe, le Bahreïn (46), Qatar (66) et les Emirats arabes unis (69), surperforment le reste de la région en tirant le meilleur parti de leur potentiel de capital humain. Dans le monde, la Finlande, la Norvège et la Suisse occupent les premières places, en utilisant environ 85% de leur capital humain. Le Japon (4) monte d'un rang dans l'Indice de cette année, avec un plus grand potentiel à exploiter en comblant l'écart entre les sexes. La Nouvelle-Zélande (6) monte de trois rangs depuis l'année dernière. La Suède (5) progresse également d'un rang cette année, dépassant légèrement son voisin le Danemark (7). Les Pays-Bas (8) et la Belgique (10) maintiennent leur classement respectif tandis que le Canada (9) recule de cinq marches depuis l'année dernière. «La transition à la quatrième révolution industrielle, combinée à une crise de gouvernance, crée un besoin urgent pour les éducateurs et les employeurs du monde à repenser fondamentalement le capital humain à travers le dialogue et les partenariats», selon Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du Forum économique mondial. L'adaptation de l’enseignement, au marché du travail est essentielle à la croissance, l'égalité et la stabilité sociale. Cela dit, il reste une corrélation claire entre le niveau de revenu d'une économie et sa capacité à développer et à déployer le capital humain.


L'apprentissage sur le tas

Pour le WEF, c’est le talent, et non le capital, qui est le facteur clé reliant l’innovation, la compétitivité et la croissance. Les pays ont besoin aussi de maximiser l'apprentissage à l'école et au travail. Par exemple, la Norvège, la Belgique, l'Espagne, la Suisse et le Portugal se comportent bien à la fois sur les compétences de la diversité dans l'éducation et la main-d'œuvre, tandis que l'Australie et la Roumanie effectuent relativement peu sur les deux zones. Aux Etats-Unis et au Canada, le système éducatif permet aux gens d'entrer dans le travail avec un ensemble relativement diversifié de compétences, mais ces mêmes personnes ont moins d'occasion de diversifier leurs compétences dans la main-d'œuvre. Dans d'autres pays, dont la France, le Brésil et la Colombie, les possibilités de diversifier les compétences par «l'apprentissage sur le tas» semblent être plus fortes que pendant le système d'éducation, où l'apprentissage semble plus concentré autour d'un ensemble plus restreint de compétences.


l'économiste

Faceless
03/07/2016, 11h09
C'est surtout l'Algérie qui est à la traîne, surtout..
J'ai souvent lu ici des remarques qui tarissent d’éloges l'enseignement en Algerie en le comparant au reste du Maghreb, notamment au Maroc, genre : On a 57 universités , 2 millions d’étudiants au supérieur... etc

Et j'ai toujours personnellement répondu: les gars, vous faites dans la quantité : OK, Mais quid de la qualité ?
Quand tu as une université appelée "Université Houari Boumediene des Sciences et la Technologie" pour moi c'est fini. Tout est dit.

D'ailleurs, bien que globalement les problèmes au Maghreb sont trés commun, il y a plusieurs signes qui prouvent qu'au Maroc on s'en sort relativement le mieux au Maghreb et notamment versus l'Algerie..

- le classement des universités : Cadi Ayyad de Marrakech, qui superforme tout le Maghreb, est la seule classée dans le TOP 800 mondial de University World Ranking, et dans le TOP 50 mondial de The Times Higher Education dans le monde des BRIC et économies émergents.

- Le classement des business school francophones : Le Maroc est indiscutablement leader régional.

- Le nombre de marocains formés au Maroc admis aux grandes écoles d’ingénieurs et commerciales francaises. Les marocains rivalisent avec les chinois pour les meilleures places. Les tunisiens et surtout algeriens sont trés très loin derrière.

- le nombre de distinction/participation dans les olympiades de mathématiques destinés aux lycéens.


Autre exemple, plus anecdotique . En France, pilulent les ingénieurs informaticiens marocains, formés au Maroc et travaillant en France avec leurs diplômes marocains. On trouve des tunisiens aussi, quoique moins nombreux et c'est normal. Quid des algeriens ? C'est presque le vide. Hormis ceux qui ont étudié au préalable en France.

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annabideparis
03/07/2016, 12h47
Autre exemple, plus anecdotique . En France, pilulent les ingénieurs informaticiens marocains, formés au Maroc et travaillant en France avec leurs diplômes marocains. On trouve des tunisiens aussi, quoique moins nombreux et c'est normal. Quid des algériens ? C'est presque le vide. Hormis ceux qui ont étudié au préalable en France.

A quel poste?En tant qu’ingénieurs?
Car tu parle des ingénieurs,moi je vais te parler des médecins auquels ta phrase s'applique concernant les marocains(C'est presque le vide. Hormis ceux qui ont étudié au préalable en France).

"L’étude publiée hier, chiffre à plus de 20.000 le nombre de médecins actuellement en « activité régulière » en France qui ont obtenu leurs diplômes en dehors de l’hexagone. C’est l’Algérie qui arrive en tête des pays hors Union européenne fournissant le plus de diplômés en médecine avec 39,7%, suivis des Syriens avec 10,6% devant les Marocains, 10,1%."
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Pourtant tous ces médecins étrangers sont sous payés employés souvent a des taches ingrates.Bien sur je ne parle pas des ingénieurs marocains qui eux sont mieux traites que les français bien sur.
Mais bon,je comprend mieux maintenant le Topic de GPL.
Ca devient lassant cet antagonisme,comme le dit si bien quelqu'un ici,quand on est dirigé par "zouj brels",il ne faut pas s'attendre a autre chose.

annabideparis
03/07/2016, 17h28
@annabideparis: vous trouvez cet antagonisme lassant quand il vient des marocains. Mais quand cet antagonisme vient de vos compatriotes (de Jawzia entre autres), vous ne dites rien.

Un peu d'objectivité ne fera de mal à personne.

Ca devient lassant cet antagonisme,comme le dit si bien quelqu'un ici,quand on est dirigé par "zouj brels",il ne faut pas s'attendre a autre chose.

C'est cela l'explication...Si la France accepte des médecins algériens, c'est pour les exploiter a des postes ingrats et mal payes, comme internes ou urgentistes, que les médecins français ne veulent pas faire.
Ce n'est pas une reconnaissance de la valeur de l'enseignement de la médecine en Algérie.


Je ne m'attendais pas a voir cette réponse qui ne correspond pas a la realité. donc question objectivité ce sera pour la prochaine fois.

Comment tu peux affirmer que les français ne reconnaissent pas la valeur de l'enseignement algérien et les emploies comme urgentiste?
Tu te rend compte de ce que tu écris?

A noter tout de même que les médecins qui viennent du Maghreb sont diplômés en France pour 72% des marocaine, 86% pour les Algériens et plus de 90% pour les Tunisiens. Autrement dit, 28% des praticiens marocains ont obtenus leur diplôme au Maroc, 14% seulement des médecins algériens ont un diplôme algérien et moins de 10% des médecins tunisiens ont obtenus leur diplôme en Tunisie.

"Plus de 10.000 médecins algériens exercent dans les hôpitaux de France, selon une étude du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) du pays éponyme, rendue publique jeudi 27 novembre sur son site Internet.

71.1% des médecins algériens exerçant en France sont diplômés des universités de l’Hexagone. 27.7% sont quant à eux diplômés en Algérie. Ce pourcentage représente à son tour 55.6% du nombre total de médecins diplômés à l’étranger et non en Europe, soit 22.658 recensés par le CNOM.

Par ailleurs, les médecins algériens représentent entre autres 41% des psychiatres, 36.9% des ophtalmologues, 15.7% des gynécologues et 21.5% des chirurgiens étrangers.

Ah ces français qui emploie des médecins algériens dans de telles spécialités sans reconnaître leur compétence.

Je regrette de m’être embarqué dans cette galère,promis ce se ne répétera pas.

nacer-eddine06
03/07/2016, 19h37
si j ai bien compris l algerien s exporte mieux car il est mieux qualifiee en tout
et donc alger ne sait pas garder son capital humain
et vu que nos amis ne s exportent pas ils ont un bon capital

c pas en algerie que michelle obama est venue distribuer des dons a marrakech avec l autre lala toute honte bue porte sur elle de quoi financer 1000 ecoles pour ces filles analphabetes

mais qui veut de votre capital humain a part les hoteliers et souteneurs

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