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Absente5
14/01/2007, 19h42
El Watan - 14 janvier 2007
Une œuvre, un engagement
La mort de Mostefa Lacheraf est tombée comme un couperet. Hier dans son domicile à Clairval (Alger), une chape de tristesse enveloppait le lieu. Sa femme Souhila, très digne dans sa douleur, reçoit les condoléances. Elle nous raconte l’attaque cardiaque qu’il a eue le 21 décembre 2006 à l’aéroport Houari Boumediène alors qu’ils s’apprêtaient à faire un voyage. Il n’était pourtant pas cardiaque.

Un accident vasculo-cérébral a fait basculer son destin. « Il a été hospitalisé le même jour et il est resté très lucide jusqu’à la dernière minute, à part quand il est tombé dans le coma à deux reprises. Il a beaucoup souffert. Je lui lisais les journaux et il recevait de la visite », témoigne-t-elle. Durant 21 jours, elle a dormi aux côtés de son mari jusqu’à hier à 11h36 où il a rendu l’âme au CNMS à Ben Aknoun, après « avoir passé une nuit atroce et épouvantable ».
A notre arrivée, il y avait déjà les amis et quelques proches du défunt qui sont venus, par petits groupes, témoigner leur compassion. Vers 17h51, Khalida Toumi, ministre de la Culture, arrive. Mme Toumi serre dans ses bras la femme de Mostefa Lacheraf, les yeux embués de larmes. C’est un grand moment d’émotion ! Elle venait trois fois par jour le voir. Aujourd’hui, il n’est plus là. Il ne pouvait rien dire, il était torturé, car il se voyait partir.
« Il n’arrivait pas à s’exprimer. L’Algérie perd un intellectuel immense. Tout le Maghreb le perd. Les ministres, qui étaient présents à l’occasion de la manifestation ‘‘Alger, capitale de la culture arabe 2007’’, ont été ébranlés. Ils vivaient la destruction du pilier de la pensée maghrébine moderne. C’était un penseur pur et un cerveau qui fonctionnait à 1000 à l’heure. Il donnait tout le temps des analyses et des points de vue. Lacheraf nous manque déjà : il était une personnalité très attachante. »
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a été aussi très affecté en apprenant la triste nouvelle en montant dans sa voiture après avoir assisté à l’ouverture officielle de la manifestation « Alger, capitale de la culture arabe 2007 ». Selon Khalida Toumi, « le Président l’adorait. Il était d’une rectitude très difficile à suivre ». Elle nous raconte une histoire que le Président aime bien raconter à son sujet : « Le jour de ses noces en Argentine, où il était ambassadeur, il est allé faire ses courses et acheter les produits de sa poche. Quand on lui a fait la remarque, il a répondu : c’est mon mariage pas celui de l’Etat. »
Boualem Bourouiba cache ses larmes derrière un visage fermé. Le syndicaliste et ami de Lacheraf affirme : « C’est une journée de tristesse. On se sépare d’un compagnon qui était pour nous un monument. On peut être fiers de l’avoir côtoyé. On a partagé des connaissances dans divers domaines. Il était un intellectuel algérien passionné. Nous l’avons connu dans les camps. Désigné comme ministre de l’Education nationale, cette nomination a été perçue comme un espoir, mais son mandat n’a duré qu’un an et demi. Nous l’avons connu aussi au Conseil consultatif national (CCN) à l’époque de Boudiaf en 1992. C’est une séparation douloureuse. » Si El Hachemi Troudi, un autre membre du CCN, nous déclare : « C’est une grande perte pour l’Algérie. Il laisse une situation déstabilisante politique, sociale et économique. J’espère que son livre Des noms et des lieux sera lu et relu et donnera matière à réflexion. »
Kamel Benelkadi
Le Soir d'Algérie - 14 janvier 2007
Décès de Mostefa Lacheraf
Mostefa Lacheraf, personnalité politique, historique, homme de lettres et commis de l’Etat, est décédé hier à Alger, à l’âge de 90 ans. Ex-ministre de l’Education nationale dans le gouvernement du défunt président Houari Boumediene et ambassadeur dans plusieurs capitales étrangères, Mostefa Lacheraf s’est éteint à l’âge de 90 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.
Le défunt, connu surtout pour ses essais sur l’histoire du nationalisme algérien, a été admis le 23 décembre 2006 à l'Etablissement hospitalier spécialisé (EHS) du Dr Maouche Mohamed Amokrane, (ex-Centre national de la médecine sportive), situé à Clairval, dans la commune de Bouzaréah à Alger, suite à un accident cardiovasculaire cérébral (AVC). Le défunt sera enterré aujourd’hui au cimetière d’El-Alia d’Alger, après la prière du Dohr.

Absente5
14/01/2007, 19h50
Ce decès est une perte tragique pour l'Algérie, une perte incommensurable et triste...
Que restera-t-il à l'Algérie après tant de morts..?de pertes?
Une page d'Histoire se tourne avec tous ces nombreux décès qui jalonnent ces années 2005, 2006 et déjà 2007...Une page se tourne, mais y-a-t-il seulement des légataires de tous ces talents et fulgurances...Y-a-t-il seulement des personnes pour reprendre le flambeau de la Culture algérienne?

Pardon, mais je suis sous le choc de l'annonce :redface:

ballZ
14/01/2007, 19h54
Allah yerahmou, inna lilah wa in'na ileyhi radji3oune

Absente5
14/01/2007, 19h57
http://***************/mlacheraf.html


Ce lien pour découvrir ce personnage incoutournable et irremplaçable...
Pauvre Algérie, ils sont tous entrain de partir....

hakkimm
14/01/2007, 20h01
Allah yarhmou.

C'est la vie, il y a ceux qui naissent et ceux qui disparaissent. L'algérie ne perdrent jamais les hommes de talents.

asirem213
14/01/2007, 20h05
en effet; ils patent tous, et difficile d'intercepter une quelque releve que ce soit !!!

c'est quelqu'un dont on n'a pas beaucoup entendu parlé en tant qu'homme de lettre à la télévision algerienne....

allah irehmou

il avait meme fait partie des 5 détenus dans le detournement d'avion en 56 avec ait ahmed, ben bella, khider et boudhiaf

Absente5
14/01/2007, 20h24
Et comme d'habitude, la perte passe inaperçue....
Que c'est triste et desespérant....

hakkimm
14/01/2007, 21h01
Pourquoi ta vision des choses est toujours négative?
Si je peux me permettre (et ne m'en veux pas hein?!), je pense que si tu veux que les gens s'y intéressent à un domaine qui te tiens à cœur, essaye de mettre les formes et vas avec douceur.

L'œuvre des grands hommes ne meurt jamais et c'est l'essentiel je trouve.

Pour le reste des êtres humains meurent chaque jour qu’ils soient célèbres ou anonymes, et devant la mort on est tous égaux.

Absente5
14/01/2007, 21h04
Pourquoi je suis négative, c'est parce qu'il n'y a aucune réaction...Pour montrer un portrait j'ai mis le lien d'une revue de presse...
Négative...
De perte en perte, ne surgit que l'indifference, négative c'est la tristesse qui me tient.

aitmakki
14/01/2007, 21h19
Et comme d'habitude, la perte passe inaperçue....
Que c'est triste et desespérant....

L homme est mort a 90 ans. Pourquoi est il une perte pour l Lagerie. Il a suffisament vit pour qu il soit creatif, mais cette age, il a bien vecu. Tous esperent vivre jusqu a cet age, et etre slaih inshallah.

Mais concernant son heritage , moi je me defait, il a ecrit l ALgerie" culture et societe, il etait un francophile de Sidi Aissa, il a stoppe l arabisation en 1976, et celle de Boudiaf en 1991. Il appartenait a hizb Franca.

Mias comme etre musulman on prie Allah pour qu il elargie de Sa Mesirecorde.

Et toi Alya, pourquoi tu le considere comme une perte.

P.S: Canal Algerie passe Lounis Ait Menguellet.

Absente5
14/01/2007, 21h24
Une perte pour la culture parce que cela devient rare en Algérie , des gens qui se battent, vivent et travaillent pour elle...
Hizb Franca....on n'en a pas fini avec ces histoires ...Hizb franca parce que francophone francophile...?

zwina
14/01/2007, 21h29
Paix à son âme aurait suffit.......

AANIS
15/01/2007, 09h44
Encore et tjrs Hizb frança. Monsieur Lacheraf fu t un nationalisme de la première heure, un intellectuel laique de renom. Etre contre l'arabisation forcée et désastreuse de Boumedienne n'a rien d'antionationaliste.

Thirga.ounevdhou
15/01/2007, 11h14
Paix à son âme aurait suffit....... Tout a afait Zwina, c'est ce que l'on peut (doit) a l'annoce de la mort.

Allah Yerrahmou ouyerghfarlou.

Tamedit n-was
16/01/2007, 18h13
paix à son âme et c'est tout
je connait pas cette personne et je me permet pas de parler sur lui

Zoubir8
16/01/2007, 18h46
"Ce lien pour découvrir ce personnage incoutournable et irremplaçable...
Pauvre Algérie, ils sont tous entrain de partir...."
Pourquoi ce désespoir.
Ne peut-on pas avoir confiance en la nouvelle génération et en sa capacité d'interroger l'histoire afin de nous éclairer?

Absente5
17/01/2007, 12h44
Zoubir cites-moi le nom d'un jeune ou d'une jeune intellectuelle qui pourrait reprendre le flambeau...?

shamsdine
17/01/2007, 13h32
les amis ce que alya veut dire si elle me le permet , un enfant qui grandit orphelin sans repere , n'a pas les memes chances qu 'un enfant qui grandit au sein de ses parents ses hommes et ses femmes qui ont fait le serment a leur patrie et qui avaient plus de respect de voir l'algerie libre est independante que leur propre vie , afin que leurs enfants '(notre generation ) mérite un minimum de reconnaissance et de respect , l'algerien n'est pas ingrat il ne mord pas la main qu'il a nourri , lorsque l'on parle on sait tres bien qu'on va pas le faire revenir esstaghfirou lah , mais temoigné aussi modestement que possible notre reconnaissance et nos remerciements a un pere , a un compatriote , a un ami , a un parent toute l'estime et la reconaissance qu'on avait pour lui qu'avec l'aide de dieu nous leur disons que leur travail n' a pas était vain , que la releve est là est sera là qu'elle defendera ce qu'ils nous ont légué ont le payant par le sang et leurs vies , et que nous porterons leur memoires , et leurs oeuvres , nous porterons aussi cet etandard qu'ils ont porté , vos enfants sont là , et la braise el hamdoulilah n'est pas eteinte , le vent soufflera inchaallah et le feu rennaitra de vos cendres , ce feu sont vos enfants,
Mais c'est vrai un jeune qui a des reperes qui avait une memoire a ses cotés pour le guidé pour l'instruire , pour lui enseigné l'histoire et lui inculqué des valeurs ,qui avait cette torche pour l'eclaierer sera toujour debout par rapport a un jeune qui va chercher a se former seul sans repere , sans guide , dans ce bouillon de connaissance trouvera t-il la verité ?
une petite histoire quand el merhoum mostafa lacheraf etait ambassadeur en argentine il devait preparer son mariage il alla faire les courses il paya de sa poche , un ami a lui , lui dit mais qu'est-ce que tu fais? el merhoum se retourna et le regarda il lui dit" quoi c'est mon mariage , c'est pas le mariage de l'etat c'est moi qui me mari" ce qui se traduit si c'etait une reception officelle dans le cadre de la diplomatie j'aurais pris dans la caisse de l'ambssade pour organiser la reception , là on l'occurence c'est personnel je fais rentrer ma main dans ma poche , juste pour ça je dis voila les valeurs d'un grand homme la crainte de dieu et le respect des autres rabi yerham ezaîm ou yerham jamiî oumet mohamed

Tamedit n-was
17/01/2007, 13h34
Alya

Zoubir cites-moi le nom d'un jeune ou d'une jeune intellectuelle qui pourrait reprendre le flambeau...?

Si cet intelectuel est parti sans laisser la releve qui pourait reprendre le flambeau , on a qu'à dire qu'il n a rien fait du tout dans sa vie pour sa culture !

hakkimm
17/01/2007, 13h55
cites-moi le nom d'un jeune ou d'une jeune intellectuelle qui pourrait reprendre le flambeau...?
Il faut faire confiance aux hommes et aux femmes de ce peuple qui a donné et donnera toujours des grands.