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27/09/2016, 11h43
Le quotidien espagnol El Mundo révèle un autre scandale
Quand contrat entre Alger et Madrid rime avec corruption

http://www.elwatan.com/img/trans.gif (http://www.elwatan.com/actualite/quand-contrat-entre-alger-et-madrid-rime-avec-corruption-27-09-2016-329497_109.php#)http://www.elwatan.com/img/trans.gif (http://www.elwatan.com/actualite/quand-contrat-entre-alger-et-madrid-rime-avec-corruption-27-09-2016-329497_109.php#)

Des pots-de-vin ont été versés par deux hommes politiques espagnols dans le cadre de la construction d’une usine d’ammoniac à Arzew.


Le journal espagnol El Mundo continue sa série de révélations sur l’évolution de l’enquête judiciaire au sujet des scandales de corruption liés aux hommes politiques Gustavo de Aristegui et Pedro Gomez de la Serna, en relation avec des contrats en Algérie. Après l’affaire de corruption impliquant l’entreprise publique l’Algérienne des eaux, El Mundo révèle, dans son édition du 23 septembre, que les deux hommes politiques espagnols ont versé des pots-de-vin, en 2003, dans le cadre du projet de construction de la plus grande usine d’ammoniac au monde à Arzew, et ce, pour le compte de la société ibérique Villar Mir.
Pour ce faire, de Aristegui, ancien ambassadeur d’Espagne en Inde, et de la Serna, ancien député du Parti populaire, ont encore une fois eu recours aux services de leur intermédiaire Cristobal Tomé, homme d’affaires espagnol bien installé en Algérie depuis une quarantaine d’années et qui a beaucoup de relations. Ce dernier a introduit auprès des responsables algériens la société Fertiberia, filiale de Villar Mir, spécialisée dans la fabrication de produits chimiques, dans le but de contracter deux grands projets en Algérie moyennant le versement de commissions. Outre l’usine d’ammoniac, Fertiberia voulait aussi absorber la compagnie algérienne Fertial.
Dans un courrier adressé par la compagnie Villar Mir au holding public des mines, le PDG présente Cristobal Tomé, l’agent corrupteur, en tant que conseiller et cadre dirigeant à Fertiberia. L’argent de la corruption est passé par une société-écran basée aux Pays-Bas, avant d’atterrir sur les comptes parisiens des familles de dirigeants et responsables algériens.
Le journal El Mundo a obtenu des enquêteurs le nom du général à la retraite Hachichi et d’un député du RND, Omar Alilat, qualifié de proche de Bouteflika, déjà cité dans la première affaire concernant les contrats des sociétés Voltar Lassen et Elecnor. Le transfert de l’argent de la corruption a été effectué par de Aristegui, selon l’enquête de l’unité italienne de la répression des fraudes et des crimes économiques.
Avant sa mort il y a quelques mois, l’intermédiaire corrupteur, Cristobal Tomé, a avoué à El Mundo, qui l’avait contacté, qu’il avait payé des pots-de- vin à des responsables algériens pour que des entreprises espagnoles puissent avoir des contrats. Il a souligné en outre que les responsables corrompus réclamaient toujours plus d’argent. Les enquêteurs italiens ont trouvé des échanges de courriers dans lesquels le général Hachichi et Cristobal Tomé évoquaient le règlement de la question de Fertiberia pour l’acquisition de l’usine d’ammoniac et l’achat de Fertial. 

R. P.

El Watan

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