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Voir la version complète : La trahison du regard, la naïveté de la rose…..


sissouh
20/01/2007, 19h28
Sensib, voici le poème que j'ai justement écrit en écoutant la chanson de Kamel Messaoudi: "El wakt aghedar..."

La trahison du regard, la naïveté de la rose…..

Le son du violon appelle dans la nuit

A la lumière vacillante des flammes

La mélancolie de l’oud au rythme du bendir.

Et c’est là que la femme danse langoureusement

Et que le passionné chante l’amour infini qui le fuit.

D’une voix plaintive il conte tristement

Les sentiments qui pour elle se déchirent en son âme

Et sa main caresse tout doucement son bel instrument

Il se souvient du sourire de sa belle amie.

Tous l’écoutent émus, touchés et compatissants.

Et la danseuse souligne de ses arabesques sensuelles

La plainte de celui qui fut déchu du paradis.

Les auditeurs acquiescent tout doucement.

Sous le soleil, sous une basse balconelle

A l’abri des regards, dans une impasse ruelle

Il venait la retrouver monté sur sa jument

Il savait que des fleurs, elle en aimait l’odeur respirer

C’est alors emporté par son amour, qui le lui en chantait.

Moqueuse, interloquée elle se plaisait à le fronder.

Lui ne voulant du plus profond de soi que la courtiser

Et souvient de la rose qu’il lui a envoyée

Que le jour d’après, amusée, elle l’a joyeusement porté.

Il se remémore tout aussi de la dureté

De son regard quelques fois aussi luisant qu’une lame.

Mais abandonné qu’il était à ses sens éperdument

Il venait chaque jour la retrouver sous le balconnet

Sous le bâtiment couverts de fleurs embaumées

Les milles et une versions de son amour conter.

Mais la belle n’en avait que faire car mariée elle était.

C’est un jour quand, s’étant lassée, que la vérité

De ses mots cristallins sont sortis de sa bouche désabusée.

Depuis comme une âme en peine, en errant

Il revit sa passion en chantant avec son instrument

Aux bonnes gens sensibles à son jugement :

« Sachez mes amis que l’amour est ravissement,

Joie, enchantement mais souffrance revirement

Aussi un jour seulement de passion et d’emportement

En vaut au moins cent d’épouvantables égarements ! »

Et c’est le grillon qui prend alors le relais nonchalamment

Au moment où la foule s’en va rentrer en s’éparpillant et oubliant,

Et que le malheureux se confond en larmes balbutiant

Remarquant que sa main devient hésitante face à l’instrument….



Le 14/02/2005

Tamedit n-was
20/01/2007, 19h43
coucou sisouh

je te remerci beaucoup pour ce poeme et d'avoir le partager avec nous ,

Je laisse de côté le barème de notation , évaluer un écrit me semble illusoire ,, pour moi ,, c'est une oeuvre qui mérite réflexion, état d'âme,, ,,, Ton écriture nous fais sentir la franchise et la sincérité ,, applaudissement pour toi sissouh et merci pour ce poéme original ,,

sissouh
20/01/2007, 19h52
Sensib :redface: c'est la musique qui m'a ainsi inspirée. Les mots me sont donc venus tout naturellement. Il faut en remercier le Maître Allah Yarhemou.

sissouh
20/05/2007, 12h15
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