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Voir la version complète : FAQ : Le communisme


Elghifari
16/12/2016, 00h18
PTB, août 2002

FAQ 1 - Le communisme : c'est quoi ?
Que veulent les communistes ? Qu'est-ce que le communisme ? Qu'est-ce que le capitalisme ?

· D'abord il faut définir ce que nous entendons par capitalisme.

· La caractéristique la plus importante de notre société est le fait qu'une petite classe ou groupe, les capitalistes, possède les moyens de production de la société. Du fait qu'elle possède tous les moyens de production, elle détermine comment l'économie doit tourner en fonction de son propre profit.

· Ce petit groupe de capitalistes détermine sur le plan économique, le sort de millions de travailleurs, qu'il peut mettre au chômage pour sauver ses profits. C'est pourquoi nous dirons que le capitalisme, c'est la dictature économique du capital contre les travailleurs.

· Sous le capitalisme, il existe de très grands besoins et nécessités pour lesquels personne ne produit. Sous le capitalisme, la production est développée dans un seul but: non pas répondre aux besoins des gens mais augmenter le profit des capitalistes.

· La course aux profits entre capitalistes entraîne ceux-ci à se livrer une concurrence à mort. Cette concurrence impitoyable débouche sur de gigantesques destructions et gaspillages.

· La concurrence ne reste pas cantonnée entre capitalistes individuels. Elle se mène entre blocs de patrons, puis entre pays, et finalement entre groupes de pays. Les crises économiques débouchent alors sur des crises politiques majeures et finalement sur la guerre. Aussi longtemps que le capitalisme et l'impérialisme existent, ils entraîneront donc inévitablement des guerres. Contre les pays du tiers monde qui essaient de se développer indépendamment (Irak, Libye, Yougoslavie...), contre les pays communistes (URSS, Vietnam, Cuba, Corée, Chine), et finalement entre les blocs impérialistes eux-mêmes comme lors de la première guerre mondiale (1914-1918).

· La dictature économique du capital constitue la base d'une dictature idéologique, culturelle et morale exercée par la bourgeoisie. Le meilleur exemple de cette dictature est la place que la télévision se voit attribuer dans notre société. Si on veut exprimer aujourd'hui ce qu'est la culture dans notre société, on sort le mot «télévision». Le culte de la police et de la violence, le culte de l'individualisme et le culte du style de vie de la bourgeoisie occupent une position centrale dans les séries et feuilletons télévisés. Chaque fois, les histoires tournent autour de l'individualisme et de l'égoïsme. Tel est l'image du monde que l'on tente de nous inculquer et que nous percevons.

· Le fondement du socialisme et du communisme par contre se situe en premier lieu dans la propriété collective des moyens de production.

· L'économie est alors basée sur les besoins des travailleurs, de la collectivité. Le progrès est réalisé par une recherche commune d'une plus haute productivité et d'une meilleure approche du travail. Le communisme est basé sur le principe de la collectivité à tous les niveaux, également dans l'entreprise. Chaque entreprise est placée sous le contrôle des travailleurs. Les transports, les écoles, les hôpitaux, les télécommunications sont entièrement publics et accessibles à tous.

· Le communisme, c'est aussi la nécessité de lutter contre les exploiteurs. L'histoire nous apprend que les capitalistes n'acceptent pas leur défaite quand ils sont renversés. Après les premières victoires des travailleurs, ils mettent tout en œuvre pour reconquérir leur paradis perdu. Pour cela, ils ne reculent devant rien.

· Bien que les travailleurs soient au pouvoir, la lutte des classes continue à se poursuivre sous le socialisme. Les anciens exploiteurs disposent pour cela d'un certain nombre d'avantages. Ils connaissent les techniques de production et les secrets militaires depuis plus longtemps. Ils entretiennent des relations entre eux ainsi que des contacts avec l'étranger. Ils peuvent compter sur le soutien des pays capitalistes et impérialistes où le socialisme n'a pas encore triomphé. Et enfin, ils essaient en permanence de mettre à profit le comportement hésitant de ceux qui balancent toujours entre le capitalisme et le socialisme.

· C'est pourquoi les travailleurs doivent être vigilants et exercer la dictature du prolétariat. C'est-à-dire de maintenir le pouvoir des travailleurs, de la majorité en réprimant la minorité des exploiteurs, anciens et nouveaux.

· La motivation sous le communisme consiste donc en la satisfaction des besoins des gens par le biais d'une économie planifiée. Un plan national bien étudié définit les besoins et les priorités.

Socialisme et communisme

Pour être précis il faut distinguer le socialisme du communisme. Le socialisme est la société basée sur la propriété collective des moyens de production qui est instaurée après la prise du pouvoir par les travailleurs. Les classes existent toujours, ainsi que l'Etat. C'est la période historique de transition vers le communisme. Le communisme quant à lui est une société sans classes sociales, basée sur une économie très développée qui permet de répondre à l'ensemble des besoins de toute la population. Dans l'ensemble des questions et réponses nous utilisons le terme communisme et socialisme indistinctement.

FAQ 2 - Le communisme : une expérience ratée ?
Le mur est tombé, le communisme a échoué, pourquoi encore le défendre ?

Les meilleures forteresses se prennent de l'intérieur. Au cœur des années 1950 un tournant crucial a eu lieu dans le mouvement communiste, c'est l'émergence et la prise du pouvoir des «révisionnistes » à la direction du plus grand pays communiste, l'Union soviétique. Dans un monde encore largement sous l'emprise du capitalisme, Krouchtchev, dirigeant des "révisionnistes" a pris le pouvoir en disant que la lutte des classes était terminée en URSS, que le communisme allait bientôt triompher. Ce qui a miné toute vigilance contre tous ceux qui continuaient à lutter pour le capitalisme.

Avec l'appui de l'impérialisme américain et européen, les forces procapitalistes se sont développées petit à petit en Europe de l'Est et en Russie. Il leur aura fallu 35 ans pour démanteler tous les acquis du socialisme, aboutissant à la chute du mur et à la restauration complète du capitalisme. Ce n'est pas donc pas le communisme en soi qui a échoué, c'est le révisionnisme.

Cependant des pays se basant sur le communisme existent encore. C'est en maintenant pour l'essentiel les principes communistes, principalement la dictature du prolétariat sur les exploiteurs, que Cuba, la Chine, la Corée du Nord, le Laos et le Vietnam continuent à résister aux agressions impérialistes et à pourvoir aux besoins de leurs populations. Voici ce qu'on peut ainsi lire dans les rapports de l'ONU : «La mortalité due à la maternité est 17 fois plus basse à Cuba que la moyenne mondiale.» «Si l'Inde offrait les mêmes soins de santé que la Chine, on pourrait sauver chaque année 1,4 million d'enfants. » «Dans la période 87-98, le nombre de pauvres dans les pays capitalistes développés a augmenté de 340 millions, tandis que le nombre baissait de 153 millions en Chine et au Vietnam. »

Le capitalisme n'a rien à offrir à l'immense majorité des travailleurs. On voit maintenant dans les pays de l'Est et en Russie que même un socialisme malade offrait encore bien plus au peuple que le capitalisme. La catastrophe économique et sociale apportée par la restauration du capitalisme est hallucinante, la mortalité a grimpé en flèche, ainsi que la pauvreté et le chômage, la mafia contrôle une grande partie de l'économie ; la drogue, l'alcool, la violence sont devenus le lot quotidien des jeunes. La production de l'ex-Union soviétique était en 1999 à 57% du niveau de 1990 (et celle de l'Ukraine même à 39%). Sa population a diminué de 6 millions d'habitants en 8 ans, la mortalité est deux fois plus importante que la natalité, l'espérance de vie a chuté de 64 à 61 ans, 60% de la population a un revenu inférieur au minimum vital.

Le capitalisme et l'impérialisme poussent l'exploitation, la domination, la répression et la terreur à leurs extrêmes limites. Ils creusent ainsi leurs propres tombes. En effet, ils préparent l'émergence de mouvements révolutionnaires anti-impérialistes et anticapitalistes partout dans le monde, d'une ampleur mondiale jamais vue dans l'histoire. En tirant les leçons des premières expériences de construction du socialisme au 20ème siècle, ces révolutions permettront d'établir le socialisme au niveau mondial au 21ème siècle.

Elghifari
16/12/2016, 00h21
FAQ 3 - Le communisme : une utopie ?
Le communisme n’est-il pas une utopie ? N'y aura-t-il pas toujours des riches et des pauvres ? La nature humaine n'est-elle pas égoïste ?

· La nature humaine n'est pas fixée une fois pour toute. Elle est au contraire déterminée par la société dans laquelle l'être humain vit, et par la classe sociale auquel il appartient. Comme la société évolue, la nature humaine change aussi.

· Dans une société basée sur le profit, sur la concurrence, sur la compétition et l'exploitation, il est normal que l'égoïsme et l'individualisme se retrouvent dans les comportements humains. Mais dans une société socialiste, où les richesses sont réparties équitablement l'égoïsme perdra sa raison d'être.

· Les valeurs que les communistes défendent sont le collectivisme, le respect et la mise à l'honneur du travail, l'entraide réciproque et la solidarité, l'égalité parmi les gens et les peuples et la dignité humaine. Ce sont les valeurs culturelles et morales du communisme.

· Des sociétés sans riches et sans pauvres ont déjà existé dans les sociétés primitives, préhistoriques. C'est ce que nous appelons le «communisme primitif ». Il était basé sur les difficultés de survivre pour un individu isolé, face au peu de ressource, les hommes étaient obligés de s'entraider. Il n'y avait pas d'autres chefs que ceux reconnus par le groupe pour leurs qualités et leurs expériences.

· Les sociétés des Indiens d'Amérique par exemple étaient basées sur le partage et la collectivité. Les décisions importantes se prenaient par le conseil des anciens. Les ressources étaient partagées équitablement.

· A un certain moment, des personnes ont commencé à s'approprier de la terre et du bétail et à les considérer comme leur propriété privée. En même temps, ils ont obligé les gens qui n'avaient rien à travailler pour eux. C'est l'apparition des classes sociales, des riches et des pauvres. La société s'est alors développée de plus en plus vers une opposition entre exploiteurs et exploités, d'abord entre propriétaires d'esclaves et esclaves, puis entre seigneurs et serfs enfin entre capitalistes et ouvriers.

· Avec le développement phénoménal des moyens de production, les bases matérielles existent pour une société communiste. Le communisme n'est donc pas une utopie mais est devenu possible et nécessaire.

· Possible car les richesses produites dans le monde actuel suffirait amplement à satisfaire les besoins réels de toute l'humanité. Mais c'est l'appropriation de l'immense partie de ces richesses par une petite minorité de capitalistes qui est la cause des inégalités.

· Nécessaire car une partie toujours croissante de la population mondiale vit dans la pauvreté et la misère la plus extrême souvent sans eau, sans électricité, sans médecin et même sans nourriture suffisante. Que le capitalisme prépare des crises gigantesques et des guerres meurtrières, qu'il faudra arrêter.

FAQ 4 - Le communisme : plus de propriété ?
Sous le communisme, a-t-on droit encore à sa voiture, à sa propre maison, tout n'appartient-il pas à l'Etat ?

Oui on y a encore droit. Ce sont les moyens de production qui sont collectivisés. C'est-à-dire les usines, les bâtiments, les terrains, les machines qui servent à la production. A côté de cela les travailleurs gardent le droit de posséder leurs objets personnels, y compris une maison ou une voiture.

Mais cela dépend évidemment des conditions économiques et sociales propres au pays car l'essence du socialisme est d'abord d'assurer les besoins vitaux de tous. Chacun gagne sa vie selon son travail, et en fonction de cela un travailleur peut gagner suffisamment d'argent pour s'acheter des biens personnels. Il sera simplement interdit d'utiliser cet argent pour faire travailler d'autres personnes et créer sa propre entreprise.

Une partie du travail revient à la collectivité par l'Etat, qui utilise cet argent pour garantir des soins de santé, une éducation, un développement culturel, une infrastructure pour tous.
L'idéologie capitaliste propage le mensonge que le communisme, c'est la fin de la propriété du travailleur, pour cacher la réalité, c'est-à-dire la propriété par une minorité des grands moyens de production.

FAQ 5 - Le communisme : fin de l'initiative ?
Sous le communisme, tout le monde gagne la même chose, non ? Pourquoi ceux qui travaillent plus ou qui ont des diplômes ne gagnent-ils pas plus ? Si on ne peut pas devenir riche, cela ne tue-t-il pas tout esprit d'initiative et de créativité ?

Il est faux de penser que tout le monde gagne la même chose. Des différences de salaires existent encore selon que le travail est plus ou moins qualifié et selon la quantité de travail que l'on fournit. Seulement ces différences sont beaucoup moins marquées, beaucoup moins importantes que sous le capitalisme.

Sous le capitalisme, on ne peut devenir riche qu'en exploitant le travail d'autrui. La richesse, la vraie, celle faramineuse des bourgeois, comme Bill Gates avec sa fortune de plusieurs dizaines de milliards de dollars, ne peut se bâtir qu'en exploitant des milliers, des millions de travailleurs. Par le seul travail on peut au mieux arriver à une vie convenable, mais le mirage de s'enrichir est propagé par la bourgeoisie pour attacher les gens à son système, pour éviter que les gens cherchent des solutions plus collectives à leurs difficultés.

Sous le socialisme, beaucoup de personnes peuvent rester motivés par le gain d'argent. Mais cet argent ne pourra pas servir à exploiter le travail des autres. Le salaire, et donc le travail, sera aussi le seul moyen de gagner de l'argent. Ce qui change donc fondamentalement c'est qu'on ne peut plus exploiter le travail des autres.

L'initiative et la créativité ont alors pour base l'enrichissement de la collectivité, l'amélioration des conditions de vie de tous. L'individu s'enrichit en enrichissant la collectivité. Et ce n'est plus seulement, ni même principalement l'argent qui motive ni l'enrichissement personnel. Les travailleurs voient que le fruit de leur travail bénéficie à tous, et donc aussi à eux-mêmes, et non plus à une minorité. Ils voient qu'il n'y a plus de gens qui peuvent vivre sans travailler, en exploitant le travail des autres.

C'est sur cette base que l'esprit collectif est à la source d'un esprit d'initiative et d'une créativité bien plus développée que sous le capitalisme. Quand on veut prendre des initiatives et créer, il faut encore avoir les moyens pour réaliser concrètement ses idées, il faut surtout de l'argent, il faut se faire connaître, etc.…toutes choses qui sont difficiles d'accès pour la masse des travailleurs sous le capitalisme.

Sous le communisme au contraire, les initiatives sont encouragées et soutenues, financées par la collectivité, dans la mesure où elles servent cette collectivité sous une forme ou l'autre. C'est ainsi que dans un petit pays communiste du Tiers-Monde comme Cuba des chercheurs ont pu découvrir des vaccins contre la maladie de l'hépatite mondialement reconnus. C'est ainsi que l'URSS envoya le premier astronaute dans l'espace.

Elghifari
16/12/2016, 00h24
FAQ 6 - Le communisme : économiquement pas viable ?
Le social comme l'enseignement et les soins de santé sous le communisme, c'est bien. Mais l'économie ne fonctionne pas : la qualité des produits est mauvaise, les voitures sont vieilles, il y a souvent des pénuries de produits. Pour l'économie, le capitalisme n'est-il pas de loin supérieur au communisme ?

· Pour l'immense majorité des travailleurs sur la planète, le capitalisme "ne marche pas". Si on regarde l'ensemble du monde capitaliste, on voit des millions de chômeurs, un milliard d'êtres humains dans une misère extrême, des travailleurs qui ploient sous la charge de travail, un gaspillage énorme de ressources humaines et matérielles dû à l'anarchie du système, les besoins vitaux qui ne sont pas remplis pour des centaines de millions de personnes, etc.…Le capitalisme est à a la source de tous ces problèmes. Le socialisme, au contraire, va prendre comme point de départ de résoudre toutes ces questions.

· La plupart des travailleurs et paysans dans le monde, surtout dans le tiers monde ont des produits vieux et de mauvaises qualités. Un exemple : les voitures d'occasion recyclées en Afrique. Ils font face souvent à des pénuries.

· Le socialisme est supérieur économiquement au capitalisme, du point de vue des travailleurs. L'Union soviétique dans les années 20 et 30, la Chine depuis 1949 ont eu les plus haut de croissance économique au monde. L'URSS est passé du Moyen Age au statut de puissance mondiale en trois décennies.

· Il est vrai que, sous le socialisme, la priorité est donnée aux transports en commun (bus, trains), aux vélos. On ne pousse pas les gens à changer de voitures tous les 3 à 5 ans. Ce qui permet de répondre à d'autres besoins qui ne sont même pas envisagés sous le capitalisme, comme l'accessibilité des soins de santé pour tous et gratuitement.

· D'autre part, il faut bien se rendre compte que les pays communistes existant ou ayant existé sont tous partis d'une économie très peu développée ou il n'était souvent même pas question de cultiver la terre avec des outils en acier, et donc encore moins d'avoir des voitures modernes. De plus cela devait se faire dans le cadre de la lutte à mort menée par les capitalistes contre ces pays, qui déclenchaient des guerres civiles (entre 1918 et 1921 en Russie par exemple) ou qui mettent en place des embargos (Cuba depuis 1961 jusqu'à nos jours).

· On ne peut séparer l'économique et le social. Un pays comme Cuba a pu faire face en 91 à une chute de 30% de son économie, surtout due à la chute des pays du bloc de l'Est et à l'embargo américain. Malgré cela les soins de santé et l'enseignement gratuit ont été maintenus, personne n'a eu faim, des mesures ont été prise pour redresser l'économie sans léser une partie de la population. Lorsqu'on voit ce que la crise capitaliste entraîne comme conséquences (destruction de la sécurité sociale, augmentation des impôts, augmentation continue des exclus de la société…) dans un pays comme la Belgique, pourtant infiniment plus riche que Cuba, on ne peut que constater la supériorité du socialisme, aussi sur le plan économique.


FAQ 7 - Le communisme : fin de la démocratie ?
Peut-on dire ce qu'on veut sous le communisme ? N'est-on pas espionné, voire exécuté lorsqu'on s'exprime contre le régime ?

Sous le socialisme, les travailleurs décideront de leur avenir aux différents niveaux de l'Etat. Aussi sur leur lieu de travail et dans leur habitation. Comme on peut l'observer dans le travail des Comités de Défense de la Révolution à Cuba, par exemple.

Les décisions sont prises sur base de débats démocratiques où chacun peut s'exprimer. Les journaux, la radio et la télévision consacrent beaucoup d'attention à faire entendre la voix du peuple et stimuler le débat.

Les critiques qui visent à miner le socialisme sont réfutés par la population sur base des réalisations du système. Les idées pro-capitalistes sont rejetées par le peuple car il ne veut pas retourner à l'ancien régime.

Le peuple organisé est vigilant par rapport aux questions de sécurité. Les idées racistes et la propagande fasciste seront poursuivies pénalement car le racisme et le fascisme sont criminels. Ceux qui organiseront activement la contre-révolution, par le sabotage, le terrorisme seront poursuivis.

FAQ 8 - Le communisme : comment fonctionnent les élections dans un pays communiste ?

"Comment fonctionnent les élections dans un pays communiste ?" Nous vous proposons une réponse sur base de l'exemple de Cuba

Le régime politique cubain se caractérise par un système monopartite avec un fort apport de la base de la population. Il s'agit d'un système plus connu sous le nom de «Poder Popular» ou pouvoir populaire. Il existe trois niveaux: la commune, la province et le conseil national (ou parlement).

Le conseil communal. Chaque commune est divisée en autant de districts électoraux qu'il n'y a d'élus. Au total, Cuba compte 14 000 de ces districts, chacun représentant au maximum 2 000 électeurs. Lors des réunions de district, toutes les personnes présentes peuvent proposer des candidats. Chacun, qu'il appartienne ou pas au Parti communiste, entre donc en ligne de compte. Plus de 400 personnes ayant le droit de vote doivent êtres présents afin de pouvoir se réunir valablement. Chaque candidat est proposé au vote. Sur base des résultats, on compose des listes comprenant au minimum 2 candidats et au maximum 8, par mandat à assurer. C'est avec ces listes ainsi constituées que l'on organise simultanément les élections dans tout le pays. Ces élections ont lieu tous les deux ans et demi. La propagande du candidat se limite à une photo et à un curriculum vitae. Les candidats peuvent prendre la parole au cours d'assemblées publiques, mais ne peuvent mener de campagne personnelle. Le vote est secret et facultatif et l'on peut voter pour zéro, un ou plusieurs candidats. On retient le candidat qui a recueilli le plus de voix, mais il doit également avoir obtenu 50% des voix au moins. En décembre 1992, 13 865 membres ont été élus parmi plus de 28 000 candidats aux 169 conseils communaux.

Depuis 1992, on élit également de façon directe les conseils provinciaux et le conseil national. La procédure de candidature se déroule autrement, ici. Au départ des divers mouvements sociaux, syndicat, organisation des paysans, union des femmes, organisations estudiantines, comités de quartier et autres, on instaure des commissions qui peuvent proposer des candidats. Le Parti communiste lui-même n'en propose aucun. Lors des dernières élections, quelque 60 000 personnes étaient actives dans ce genre de commissions. Le but de ces organisations sociales est de veiller sur le cours de la révolution et de constituer un certain filtrage afin d'éviter les éventuelles déviances. Toutefois, on y consulte beaucoup la population: lors des précédentes élections, environ 1,5 millions de Cubains ont été concernés dans la mise au point des listes de candidats. En outre, les propositions doivent obtenir l'aval des conseils communaux. Enfin, il y a la règle qui veut qu'environ la moitié des candidats doivent déjà avoir été conseillers communaux. Pour finir, il reste autant de candidats qu'il n'y a de mandats à pouvoir. Dans chaque district électoral, on peut choisir entre 2 et 5 candidats pour le conseil national et entre 2 et 14 pour le conseil provincial. A l'instar de ce qui se passe avec le conseil communal, le vote, ici aussi, est secret et facultatif et l'on peut voter pour zéro, un ou plusieurs candidats. Pour être élu, un candidat doit avoir récolté au moins 50% des voix exprimées. Si un candidat n'est pas élu, le siège reste vacant, ou le district reprend complètement la procédure. Les conseils provinciaux et le conseil national sont élus tous les cinq ans. Il existe 14 conseils provinciaux comptant en tout 1 190 membres élus. Le conseil national, lui, compte 589 membres. Les candidats sont révocables à tout moment: tous les six mois, ils peuvent êtres appelés à se justifier devant leur assemblée de district et, s'il le faut, on les révoque. Au conseil national, sont représentés tous les secteurs de la société : étudiants, travailleurs, paysans, scientifiques, personnel soignant, médecins, sportifs, journalistes, artistes, intellectuels, militaires. Un représentant n'est pas nécessairement un personnage jouissant d'une grande notoriété nationale.

Le conseil national désigne le conseil d'Etat, constitué de 30 personnes : le président, le premier vice-président, 5 vice-présidents, un secrétaire et 22 membres. Ce conseil d'Etat désigne à son tour le président, le conseil des ministres et les membres de la cour suprême de justice.

Chaque Cubain obtient le droit de vote à 16 ans. A partir de cet âge, il est également éligible à la commune et à la province. A partir de 18 ans, il est éligible au conseil national. Un élu ne sera pas nécessairement membre du Parti communiste. Au Conseil national, depuis les premières élections de 1976, entre 20 et 30% des élus en moyenne ne sont pas membres du Parti. Presque un parlementaire sur quatre est une femme. Les membres élus ne touchent aucune indemnité supplémentaire pour leur travail politique.

La participation aux élections n'est pas obligatoire. N'empêche que le taux de participation est très élevé : en moyenne, 97%. Les votes non valables ou blancs représentant en moyenne 10%. Le taux élevé de participation électorale est en contraste flagrant avec celui des pays voisins, où un pourcentage élevé d'électeurs préfèrent rester chez eux, comme à Haïti (80% d'abstentionnistes), au Guatemala (64%), au Venezuela (60%), au Salvador (presque 60%), à Costa Rica (20%)

Sources :

Dilla H. (éd.), La democracia en Cuba y el diferendo con los Estados Unidos (La démocratie à Cuba et le différend avec les Etats-Unis), La Havane, 1995.

Mendez C., Democracia en Cuba? (Démocratie à Cuba ?), La Havane, 1995.

Teresita J., La democracia que defienden los cubanos. Sistema electoral participativo (La démocratie telle que la défendent les Cubains. Le système électoral participatif), Agencia de Información Nacional, La Havane, juin 1997.

Salazar L., Las elecciones municipales de 1995 en Cuba. Un enfoque diferente (Les élections municipales de 1995 à Cuba. Une approche différente), Cuban Review, octobre 1995, pp.6-8.

Bollaert L., Socialisme en demokratie (III). Vrede, mai-juin 1993, pp.29-32.

Solidarité Internationale, janvier 1995, pp.31-34.

Granma Internacional, 5 octobre 1997.

communisme-bolchevisme

Elghifari
17/12/2016, 05h02
Le socialisme, le communisme sont le diable pour les capitalistes car il met fin à leurs vols et à leurs supercheries !!

Chouan
17/12/2016, 07h42
Donne nous la liste des pays ou le communisme a fait prospérer le pays!!!!
Oses parler de la liberté dans les pays communistes!
Comme je te l'ai déjà dit, le communisme et la religion sont les cancers du monde.

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