PDA

Voir la version complète : Alep et Lamamra replonge le CPP dans les années 90 algériennes (audio-vidéo)


nacer-eddine06
23/12/2016, 16h13
Le CPP de ses lendemains de la bataille de Alep, n’a jamais connu une ligne de fracture aussi nette.


A la source de la faille sismique, la déclaration de Ramtane Lamamra, le ministre algérien des affaires étrangères, qui assimile la reprise de Alep à « une défaite du terrorisme » et à la reconquête de « la souveraineté de l’Etat syrien » sur son territoire. Une réaction qui finit de mettre des mots sans équivoque sur le soutien larvé de Alger à Damas depuis le début de l’insurrection d’une partie de la population syrienne au printemps 2011, dans le sillage du printemps arabe.
De Alep à l’Algérie des années 90

La reconquête de Alep par le régime de Assad est saluée par Akram Khraif comme un processus de rétablissement de la souveraineté d’un Etat sur son territoire : « c’est parfait pour nous ». Une phrase qui a « allumé » Ihsane El Kadi lancé aussitôt dans un long rappel du contexte de la guerre en Syrie, « une révolution qui a mal tournée », mais qui était pacifique à ses débuts, et que le régime de Bachar Al Assad « a obligé à la militarisation ». Pour Tarik Hafid la scène en Syrie est semblable à celle de l’Algérie des années 90 avec d’un côté des terroristes qui imposent des règles de vie sur le territoire «comme celles du GIA dans la Mitidja » et de l’autre, un Etat qui « est certes une dictature », mais qui offre aux citoyens un recours en les protégeant du diktat des terroristes. Il n’en fallait pas plus pour que « le son monte » sur le plateau de Khaled Drareni. L’intervention tardive de Abed Charef, arrivé en retard dans l’émission, a permis de tempérer les ardeurs en élargissant le cadre historique de l’enjeu syrien. Il reste que la ligne de fracture est bien apparue dans ce débat du CPP comme une projection de la scène algérienne des années 90 sur le théâtre syrien. Les rebelles syriens, devenus « tous des terroristes », justifient donc le recours à la force militaire sans limites, déployée, notamment par l’aviation russe, sur les quartiers Est d’Alep. Une expression grinçante qui a fait de ce numéro du CPP sans aucun doute le plus tendu, depuis celui au lendemain de l’arrestation musclée du général en retraite Hocine Benhadid en septembre 2015.

La Tunisie et les lycéens algériens pour espérer

L’évocation du modèle tunisien dans les printemps arabes a détendu le climat autour de Khaled Drareni en 2e partie d’émission. Lotfi Madani, journaliste et homme de radio, algérien résident à Tunis a d’abord rappelé les conquêtes, fragiles mais réelles, de la transition tunisienne. Avec en point d’orgue la nomination d’un chef de l’exécutif, Youcef Chahed, de 41 ans, signe de la vigueur réformatrice de la transition tunisienne. Mais le débat tunisien a également exhumé d’autres divergences entre les débatteurs : la part de l’influence des grandes puissances dans le cours des révolutions arabes dans leurs réussites ou dans leurs échecs. Un sujet clivant quand il s’agit du sort de la Libye voisine (qui a tué Kaddafi et qui a fait dérailler la transition libyenne ? ). La reculade pavlovienne de Noria Bengharbit sur le calendrier des vacances a permis de finir le CPP sur un air de doux chaos domestique. Des jeunes lycéens sont sortis en nombre dans les rues de Bejaia, Constantine, Annaba contre le raccourcissement – intempestif- des vacances d’hiver de 15 jours à 10 jours. Le gouvernement a vite fait machine arrière. Une indication sur le climat politique de 2017 ?


O2IbgtokZkA

Serpico
23/12/2016, 16h24
Un opposant syrien qui flingue la junte sur l'ENTV !!:rolleyes::mrgreen::redface:

WfElkkQKlF4

Le drabki journaliste "bébé hollandais" dit que son invité a le droit de parler mais passe son temps à le censurer .

Quant au mongolien Dabache ou plutot Dahche pas la peine d'insister tellement il est devenu la risée du net..

PS ; L'intervenant syrien a une drôle de tête de terroristes:mrgreen:

okba30
23/12/2016, 21h02
Ihsane El Kadi est louche, Abed Charef l'a muselé et pas à peu près.

nacer-eddine06
23/12/2016, 21h44
Ihsane El Kadi est louche


C ETAIT L INDICATEUR DU GROUPE DES 22
EN 80

Aggour
24/12/2016, 10h23
Je ne sais pas ce qu'il a Kadi ihsane à se faire l'avocat des vaincus qui ont détruit leur pays pour faire le jeu des américains et des pays du golf. Je pense qu'il est très déçu que la population de Alep retrouve la paix après 5 ans de massacres.

Numidius
24/12/2016, 17h39
Kadi Ihsane est Algero-tunisien (mère tunisienne) et a vécu une grande partie de sa vie à Tunis. Il n'arrête pas de prendre en example la révolution en Tunisie. Tout le temps il appelle l'Algérie á aider la Tunisie financièrement.
C'est un homme de gauche qui a fait fortune grâce à Maghreb Émergent (á savoir comment!)

tizout
24/12/2016, 18h09
Comme il est dit dans la vidéo , l'Algérien moyen est encore beaucoup trop impacté par les années 90 pour avoir un regard " serieux" sur ce qui se passe au moyen orient

nacer-eddine06
24/12/2016, 18h20
C parce qu on les a vu a l oeuvre

fortuna
24/12/2016, 20h52
El Kadi Ihsane, journaliste compétent qui a malgré tout une certaine crédibilité, est complètement passé à côté de la plaque dans cette émission, aussi bien sur le dossier syrien que sur le dossier tunisien.

Heureusement que Abed Charf, son alter-égo en quelque sorte, est là pour lui apporter la contradiction et l'empêcher de divaguer comme il a pu le faire en début d'émission. Aux envolées émotionnelles initiales, on a pu assister à des sourires plus mesurés vers la fin.

Voilà, calmos, tout doux mon cher Ihsane ! :D

etudiant
24/12/2016, 21h36
El Kadi Ihsane ...une grande lucidité.

Aggour
25/12/2016, 10h03
Comment peut on être d'accord avec des mercenaires qui ont provoqué la destruction de la Syrie au nom d'intérêts de certains pays, comment cautionner les dérives de l'insurrection populaire. Même si au début les revendications étaient légitimes, elles ont permis aux ennemis de la Syrie et du peuple syrien de se réjouir de cette destruction. On ne peut pas avoir combattu la fitna chez nous et la soutenir chez les autres. El Kadi Ihsane nous la joue fervent défenseur de la thèse atlantiste alors qu'il sait que le printemps arabe est un complot.

etudiant
25/12/2016, 13h17
Abed Charef; 14' 30

Position de l'Algére .......Lamamra était dans son rôle Un pouvoir en place ne peut que rejeter l’idée d’ un printemps arabe qui puisse le remettre en cause....


Oui, monsieur !

wiwla
25/12/2016, 13h23
la déclaration de lamamra a propos d'alep est plus qu'une honte!!

Aggour
25/12/2016, 13h44
La honte est de faire partie d'une coalition qui attaque un peuple qui refuse de se plier au diktat de l'Arabie saoudite et des pays du Golf , la honte est d'écraser le peuple yemenite avec la bénédiction de L'US Force.
Lamamra a exprimé la position de l'Algérie officielle et le sentiment de la majorité des algériens .,

etudiant
25/12/2016, 13h51
Le dictateur syrien : les Etats-unis ne sont pas notre ennemi

:72:

SXEAcKxxSus

wiwla
25/12/2016, 15h35
aggour !!

pauvre syriens, ils doivent choisir entre la peste et la choléra!!

donc elassad ou ils brulent tout le monde, qu'il aie au diable lui et ses partisans!!


pour amamra , ses dernière années welfouna errakhss !!

elfamilia
25/12/2016, 22h40
El Kadi Ihsane a été provoqué par le "hna netmennaw qu'il contrôle 100 pour 100 du territoire" lancé par Akram Khariaf.

Cette volonté délibérée de confondre et de superposer les intérêts des régimes et celles des peuples au point de tenir ces derniers en otage a toujours été dénoncée par les les démocrates qui renvoient dos à dos intégristes et régimes. Ihssane aurait dû prendre plus de temps pour expliquer son point de vu et nuancer son propos. Le fait qu'il ne l'ait pas fait a donné lieu à une expression maladroite.

C'est ce tempérament mesuré, parfois même surmesuré, qui caractérise Abed Charef, l'inter-ego de Ihsane comme le mentionne fortuna (d'où ses "ce que je pense n'est pas important" répétitifs) qui a manqué Ihsane sur ce coup.

Cookies