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Voir la version complète : Un match de foot en signe de solidarité avec les migrants


ahras
26/12/2016, 00h44
le 25.12.16

Un match de foot a été organisé, samedi, en l’honneur de la communauté des migrants d’Oran par le collectif «Migrants Algérie».

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Le sport pour combattre le racisme et la xénophobie

Ce collectif a été initié par de jeunes citoyens en réaction aux rafles de migrants dans la capitale qui ont repris au début de ce mois. Dès 9h30 du matin, des jeunes du mouvement associatif mais aussi des habitants de Sid El Houari et autres citoyens, universitaires, sportifs et artistes, commencent à affluer au siège de l’association Santé Sidi Houari (SDH) qui a mis son espace de loisirs, à proximité des Bains Turcs, à la disposition des organisateurs. Une équipe de migrants, dont des enfants de 10 ans et des adultes, est venue rencontrer d’autres joueurs algériens pour constituer des équipes mixtes : Algériens, Ivoiriens, Maliens, hommes et femmes, ont tous tapé dans le ballon rond le temps d’un match dans une ambiance bon enfant.

«C’est une initiative citoyenne qui vise d’abord à briser la glace et permettre aux Oranais de renforcer leur lien avec la communauté de migrants. Mais aussi une réaction suite à la reprise des rafles de Subsahariens à Alger qui a plongé tout le monde dans l’incompréhension et l’inquiétude. Ainsi, nous voulons rassurer nos amis venus de différents pays africains et envoyer un message clair aux autorités démontrant que la société civile et les citoyens en général n’ont aucun problème avec cette communauté», explique Majda, étudiante en médecine et l’une des initiatrices de cette action citoyenne.

En effet, la rencontre a permis aux Oranais d’apprendre davantage sur les ressortissants étrangers et leur mode de vie à travers des discussions fraternelles, des éclats de rires rompus par des silences de recueillement quand on se rappelle l’objet de la rencontre. Sur ce point justement, Kader, ressortissant ivoirien, déclare : «Vous savez, ce qui s’est passé à Alger (la rafle) était prévisible.

On a tort de croire que les rafles et les refoulements ont cessé. C’était juste une halte qui a duré cinq ans en raison de la situation aux frontières maliennes. C’est normal que ça reprenne aujourd’hui. Mais il ne faut pas non plus croire que des migrants ont choisi de rentrer dans leur pays de leur plein grès. C’est faux. Toutefois, la réaction de la société civile a été très positive car cela envoie un message aux responsables pour dire que les Algériens n’ont aucun problème avec les migrants.

On espère que les autorités soient à l’image des citoyens». S’agissant de la communauté de migrants à Oran, Kader estime que leur nombre dépasse les 30.000, plus qu’à Alger, mais «la vie à El Bahia diffère de la capitale». Il commente : «A Oran les choses se passent très bien en comparaison avec les autres villes dont la capitale. Les gens sont mieux intégrés, si j’ose dire, et on arrive à travailler et à se mélanger aux gens, que ça soit dans les chantiers, les universités ou les terrains de foot des quartiers populaires. Les ressortissants subsahariens peuvent trouver du travail facilement mais nous espérons que les autorités algériennes mettent en place de nouvelles procédures pour délivrer des permis de travail et permettre aux gens de vivre dans la légalité. Maintenant, il faut se mettre à l’évidence : c’est une communauté importante à Oran et dans tout le pays et il faut gérer tout ça.

C’est une force et une richesse à valoriser aussi, loin de toutes les stigmatisations». Kader, comme beaucoup de jeunes rencontrés autour d’une collation offerte par l’association Chougrani qui soutient le collectif «Migrants Algérie», tient à souligner qu’Oran n’est plus une étape de transit dans le périple des Subsahariens, mais c’est devenue une destination. «Les migrants viennent ici pour travailler, s’installer et certains fondent des familles. Il ne s’agit plus d’une porte vers l’Europe comme on le pensait. Il faut prendre en considération ce paramètre qui est, d’ailleurs, une conséquence logique aux ambitions de leadership continental qu’affiche l’Algérie sur la scène mondiale», conclut-il.

Redouane Benchikh

El Watan

Aggour
26/12/2016, 10h32
Une initiative citoyenne digne de respect , c'est la réponse adéquate à ceux qui veulent faire croire que les algériens sont des racistes et anti migrants. Oran est certes une ville hospitalière qui a toujours accueilli des populations d'autres région , il en demeure que l'Algérie avec son développement économique peut intégrer les migrants qui ne cherchent qu'à vivre en Algérien. Edhigg fel galb dit on chez nous !

MOMS13
26/12/2016, 10h49
salam! l ALGERIE prouve malgre les propagandes divers qu elle a un grand peuple et que tout les origines peuvent y vivre ,preuve les chinois et syriens desormais integrer dans la societe algerienne

traks
26/12/2016, 11h27
bonne initiative .......:11:

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