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Voir la version complète : Les plus gros scandales sportifs de l'année 2016


azed164
27/12/2016, 00h36
Football, athlétisme, JO, tennis, rugby... Jamais autant de sports ni autant d'institutions différents n'avaient été touchés par le scandale en une année.
1. Le dopage russe

La version finale du rapport McLaren décrit en des termes accablants le système de dopage en Russie, qui n’en finit plus de jeter le discrédit sur les résultats des JO d’hiver comme d’été.

Le rapport pointe l’existence d’"une conspiration institutionnelle» mise en place avec la participation du ministère des Sports, de l’agence russe antidopage (Rusada) et du laboratoire antidopage de Moscou aux côtés du FSB (services secrets), le tout au bénéfice de plus de 1.000 athlètes dans 30 sports.

Aux Jeux Olympiques de Rio, l'ensemble de la délégation russe a été priée ne pas venir, à une exception près. Et pour les Jeux d'hiver de Sotchi en 2014, 28 cas présentent des "preuves de manipulation des échantillons", selon le rapport, parfois "avec du sel et du Nescafé".

2. La corruption à la Fifa

Le scandale de corruption à la tête de la Fifa avait éclaté en 2015, mais il s'est poursuivi en 2016, notamment avec les confirmations en appel des mises sur la touche de Sepp Blatter et Michel Platini. Surtout, il devrait continuer de plus belle en 2017. Le 20 décembre, le Nigérian Amos Amadu, ancien membre du comité exécutif, a été suspendu pour des soupçons de corruption dans l’attribution des Mondiaux 2018 et 2022.

Et à l'approche du potentiellement explosif Mondial 2018 en Russie, ultra-sensible politiquement, la Fifa devrait encore faire parler d'elle.

3. Football Leaks

Trois semaines durant, Mediapart et onze autres médias européens ont dévoilé les dessous du football mondial grâce à leur analyse des "Football Leaks", plus de 18 millions de documents confidentiels ayant fuité.

Au menu : de l'évasion fiscale, avec Pogba, Pastore, Di Maria, Falcao, Mourinho notamment, plus le champion Cristiano Ronaldo, qui aurait dissimulé 150 millions d'euros de revenus dans les paradis fiscaux.

Mais aussi des magouilles ou pratiques douteuses sur les transferts, comme celle du président de l'AS Monaco Rybolovlev, ou celles des surpuissants agents Jorge Mendes, Mino Raiola et autres.

Et une impression générale, celle de n'avoir levé qu'une infime partie du voile qui recouvre les très opaques coulisses du football.

4. La pédophilie dans le foot britannique

429 victimes recensées, 148 clubs et 155 suspects ciblés par des enquêtes, 819 signalements sur la plate-forme téléphonique dédiée. Comme récemment pour l'ancien présentateur vedette Jimmy Savile ou le député Cyril Smith, la Grande-Bretagne se réveille subitement en se demandant comment elle a pu fermer les yeux si longtemps sur la pédophilie dans le football.
Il a fallu le témoignage dans le Guardian de l'ancien joueur Andy Woodward pour que s'ouvre une écœurante boîte de Pandore. Déjà, vingt joueurs ont publiquement affirmé avoir été victimes de prédateurs sexuels. Tout le Royaume se pose désormais la question : comment les clubs et la fédération auraient-ils pu ne pas être au courant, et pourquoi ont-ils couvert des pédophiles ?

Chelsea a déjà présenté ses profondes excuses à son ancien joueur Gary Johnson, payé 50 000 livres par le club dans les années 70, en échange de son silence sur les agressions sexuelles dont il aurait été victime de la part du recruteur Eddie Heath.

5. La sex-tape de Mathieu Valbuena (football)

Par rapport aux "Football Leaks", l'histoire de la sex-tape de Mathieu Valbuena peut paraître relativement anodine. Une banale histoire de chantage comme il doit en exister beaucoup dans le sport et le show-business. Mais cette fois, Mathieu Valbuena porte plainte.

Le scandale a coûté sa place en Bleu à l'Euro à Karim Benzema, qui serait intervenu pour inciter Valbuena à payer. Djibril Cissé, qui aurait, lui, payé 100 000 euros en 2008 dans un cas semblable, aurait de son côté prévenu le Lyonnais des "murmures" à propos de l'existence de cette fameuse sex-tape.

Sur le plan judiciaire, l'affaire n'en est qu'à ses débuts, la justice ayant validé mi-décembre l'enquête sur l'affaire. Et d'éventuels rebondissements sont à prévoir.

6. Le trafic de billets aux J.O.

Le 15 août 2016, en plein Jeux, le chef des Comités olympiques européens, l'Irlandais Patrick Hickey, est arrêté de façon rocambolesque dans son hôtel de Rio. À 71 ans, lorsque la police brésilienne a frappé à sa porte, il a glissé son badge olympique sous la porte et tenté de s'enfuir par la chambre adjacente.

Car Patrick Hickey est soupçonné d'avoir trempé dans un système illégal de revente de billets pour les épreuves des Jeux, qui aurait généré en tout environ 2,8 millions d'euros.

7. Sam Allardyce piégé par les tabloïds (football)

Propulsé sélectionneur de l'équipe d'Angleterre après le fiasco de l'Euro, Sam Allardyce n'aura tenu que 67 jours (et un seul match). Le temps pour The Telegraph de publier une enquête dans laquelle on peut voir Allardyce en train de révéler comment contourner les règles de sa Fédération (FA) en matière de transferts, dans une vidéo filmée à son insu. Au passage, le technicien en profite pour monnayer ses conseils contre 460 000 euros.

Bonne nouvelle pour Sam Allardyce, mauvaise nouvelle pour la morale : il vient de retrouver un banc, celui de Crystal Palace.

8. La double billetterie à la fédération de rugby

C'est "Mediapart" qui a lancé le pavé dans la mare. Fin novembre, peu avant l'élection à la présidence de la Fédération française de rugby, le site d'investigation publié une enquête dans lequel il dénonce l'existence d'un système de double billetterie pour les matches à domicile du XV de France.

Un système qui profiterait à Bernard Godet, vice-président de la FFR, et Gérald Martinez, ancien international, à la tête de la société Impact Club. Une semaine plus tard, Mediapart accuse les mêmes protagonistes d'avoir mis en place une surfacturation.

9. La double billetterie à la fédération de tennis


On prend presque les mêmes et on recommence. Cette fois-ci, c'est le Canard enchaîné qui avait balancé, en janvier, l'existence d'une double billetterie à la fédération française de tennis pour des matches de Roland-Garros.

Et le bénéficiaire aurait été, selon l'hebdomadaire satirique, le président de la fédération lui-même, Jean Gachassin.


10. Les pots-de-vin de Lamine Diack (athlétisme)

Pour boucler la boucle, retour au dopage et à la Russie. A la tête de l'IAAF, la fédération internationale d'athlétisme, où il a régné de 1999 à 2015, le Sénégalais Lamine Diack est soupçonné d'avoir fermé les yeux sur des cas de dopage d'athlètes en Russie pour leur permettre de participer aux jeux Olympiques de Londres 2012, en échange de fonds. Ceux-ci auraient transité par la société de son fils, Papa Massata Diack.

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