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Voir la version complète : Donald Trump durcit le ton contre l’Iran après un tir de missile


zek
05/02/2017, 06h53
Téhéran a annoncé avoir lancé, samedi, des exercices militaires en réaction aux « sanctions humiliantes » américaines.

Une « mise en garde » officielle du conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, le 1er février ; une volée de sanctions ; puis un communiqué du même conseiller répétant en partie les éléments de sa première intervention, vendredi. La Maison Blanche multiplie les avertissements à l’Iran depuis un tir de missile balistique, le 29 janvier. Donald Trump a d’ailleurs doublé ces signaux de quatre messages publiés sur son compte Twitter en deux jours. « L’Iran joue avec le feu. Ils ne comprennent pas combien le président Obama a été “gentil” avec eux. Pas moi ! », a-t-il écrit aux premières heures, vendredi.

Le secrétaire américain à la défense, James Mattis, a affirmé que l’Iran était « le plus grand Etat soutenant le terrorisme au monde ». Tout en réitérant une nouvelle fois l’affirmation erronée selon laquelle les Etats-Unis ont versé à Téhéran 150 milliards de dollars (139 milliards d’euros) dans le cadre de l’accord sur le nucléaire, M. Trump ne cesse de répéter que le temps d’une faiblesse américaine présumée est révolu.

La rapidité avec laquelle les sanctions ont été annoncées donne à penser qu’elles étaient prêtes depuis longtemps, comme l’a d’ailleurs reconnu le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, vendredi. En décembre 2016, Barack Obama avait déjà permis le renouvellement de mesures coercitives adoptées par le Congrès. Celles décrétées vendredi visent notamment un réseau de soutien basé en Chine, treize ressortissants libanais et émiratis et une douzaine d’entités jugées liées au programme balistique ou aux activités extérieures de l’Iran, en relation avec les gardiens de la révolution. Les personnes ciblées vont voir leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés et ne pourront plus faire de transaction avec des structures américaines.

La « totale préparation » de Téhéran

Le discours que tient la nouvelle administration américaine vis-à-vis de Téhéran s’inscrit en partie dans la continuité de la campagne électorale, à un important détail près. Il n’était question alors que de l’accord jugé calamiteux conclu avec Téhéran mettant fin à un programme nucléaire controversé ; cette préoccupation a disparu et la Maison Blanche a lourdement insisté sur le fait que ses critiques ne le visent pas. Ce sont désormais les activités balistiques du régime et les menaces que font peser sur le Moyen-Orient les opérations subversives que Washington lui prête qui concentrent les foudres de la présidence américaine.

Les Etats-Unis considèrent que les essais de missiles iraniens constituent une infraction aux accords conclus précédemment avec Téhéran. Le régime iranien le conteste, et estime qu’ils relèvent de sa souveraineté. « Nous ne provoquerons jamais de guerre, mais nous ne pouvons compter que sur nos propres moyens pour assurer notre défense », a tweeté vendredi le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif. Les gardiens de la révolution ont annoncé que l’Iran avait entamé samedi des exercices militaires incluant des missiles non balistiques de très courte portée, avec pour objectif de montrer la « totale préparation à affronter les menaces », y compris les « sanctions humiliantes ».

Influence au Yémen

La Maison Blanche dénonce par ailleurs l’influence iranienne sur la rébellion houthiste qui contrôle une partie du Yémen. Depuis une semaine, l’administration américaine fait grand cas de ce soutien iranien en armes et en ressources financières, pourtant limité. M. Obama et son secrétaire d’Etat, John Kerry, avaient appelé, eux, à ne pas le surestimer.

La situation au Yémen avait été évoquée lors des entretiens téléphoniques de M. Trump avec des dirigeants d’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis (EAU), le 29 janvier. Sur le terrain, les deux pays n’ont pas les mêmes objectifs. Riyad s’est lancée en 2015 dans un conflit contre cette milice, dans lequel elle s’est rapidement enlisée, alors que les EAU concentrent leurs activités militaires contre les djihadistes qui profitent du chaos pour s’enraciner.

L’accord sur le nucléaire avait permis le retour en Iran des investisseurs étrangers et la signature de premiers contrats américains. Ces investisseurs observent désormais les tensions d’un mauvais œil. « Le président Hassan Rohani, comme d’autres modérés, se trouve forcé de durcir son discours vis-à-vis des Etats-Unis, pour ne pas paraître faible », explique Ariane Tabatabai, professeure d’études de sécurité invitée, à l’université américaine de Georgetown.

L’incertitude s’accroît aussi du fait que le nouveau secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, ne jouit pas du canal de communication que son prédécesseur, M. Kerry, avait construit avec son homologue iranien. C’est cette ligne informelle qui avait permis de résoudre en un jour, en janvier 2016, la crise provoquée par la brève détention de marins américains par les gardiens de la révolution dans le golfe Persique. Vendredi, M. Flynn mentionnait cette détention comme un exemple de provocation que les Etats-Unis ne toléreraient plus. Le Pentagone a ajouté que la marine américaine allait renforcer sa présence dans le détroit stratégique de Bab Al-Mandeb, à la sortie de la mer Rouge.

Louis Imbert
Journaliste au Monde

haddou
05/02/2017, 09h44
L'Iran sous Obama a réussi ses négociations pour revenir sur la scène internationale par la signature des accords sur l'arrèt de développement des armes atomiques ,mais ce pays autocratique qui ne croit pas à la démocratie mais seulement au pouvoir des Mollahs ,ne s'arrète pas de s’immiscer dans les affaires intérieures des autres pays par ses milices qui répandent le chaos ,il est temps que ce pays se comporte bien et respecte les autres et de cesser de répandre le chiisme en Afrique et ailleurs

tizout
05/02/2017, 09h53
La russie de poutine devra choisir entre la nouvelle alliance des whites suprematiste et ses liens avec l'Iran et la Chine , le nouvel axe du mal

Ils sont ou les anti Clinton ? Il est bien le nouveau monde ?

zek
05/02/2017, 10h22
La russie de poutine devra choisir entre la nouvelle alliance des whites suprematiste et ses liens avec l'Iran et la Chine , le nouvel axe du mal

Ils sont ou les anti Clinton ? Il est bien le nouveau monde ?

Pour la Fédération de Russie la Chine est déjà trop puissante, démographiquement, économiquement et militairement avec un parti communiste fort, la frontière commune de 4.195 km Russo-chinoise est donc un casse tête chinois pour les autorités russes.

Les USA n'ont pas de frontière commune avec la Russie et n'ont aucun intérêt à envahir l'empire russe.

Si les militaires russes peuvent arriver en 3 jours en Pologne, les Chinois peuvent arriver à Moscou en 3 heures.

tizout
05/02/2017, 10h40
Zek

C'est pas a mon sens une question de savoir qui va envahir qui... Même si les russes sont assez inquiet pour leurs " extrême orient" dépeuplé et frontalier avec pekin
Personne n' envahira personne . Bien avant Trump , tous les thinks thanks us ont toujours pointés la menace économique et culturelle de la Chine qui pourrait remettre en cause leurs domination
La stratégie de trump par nature est white supremacist, pour lui et ses conseillers, les russes même si ils sont un peu différents et souvent imprévisibles, sont un satellite de la civilisation occidentale
Il faut donc les arrimer au monde blanc pour mieux combattre la chine..... Et les musulmans
On est dans la logique de la guerre des civilisations

zek
05/02/2017, 10h53
Tu as raison, la Russie c'est Saint Petersbourg et Moscou, l'intelligentzia Germano-russe se revendique occidentale et de race blanche.

C'est l'essence Tsariste.

Ichweiter
05/02/2017, 14h57
Donald Trump a d’ailleurs doublé ces signaux de quatre messages publiés sur son compte Twitter en deux jours. « L’Iran joue avec le feu. Ils ne comprennent pas combien le président Obama a été “gentil” avec eux. Pas moi ! », a-t-il écrit aux premières heures, vendredi.Le secrétaire américain à la défense, James Mattis, a affirmé que l’Iran était « le plus grand Etat soutenant le terrorisme au monde ».

La Maison Blanche dénonce par ailleurs l’influence iranienne sur la rébellion houthiste qui contrôle une partie du Yémen. Depuis une semaine, l’administration américaine fait grand cas de ce soutien iranien en armes et en ressources financières, pourtant limité. M. Obama et son secrétaire d’Etat, John Kerry, avaient appelé, eux, à ne pas le surestimer.

Je ne peux pas ne pas penser aux forumistes qui nous disait ici, que le plus grand gagnant de l'éléction de Trump sera l'Iran. D'aprés eux, les USA va se retirer de la région et donner carte blanche à l'Iran pour enfin ecraser les monarchies du golf.

Je pense que même Putin va bientôt regretter Clinton et son soutient pour l'élection de Trump.
Je suis convaincu que c'est la faiblesse d'Obama qui a fait la force de Poutine.

toulousain
05/02/2017, 15h57
Un lache comme trump qui a evite la guerre de vietenam et qui avait peur de rencontrer le boss de la mafia Italienne a New jersey en lui envoyant son avocat fait la guerre?

C'est un coq excite et il va detruire l'Amerique. Le ton qui monte contre l'Iran c'est plutot pour proteger ses investissements dans les pays du Golf comme Dubai la ou ils possedent des proprietes immobilieres.

Bachi
05/02/2017, 16h00
J'ai bien peur que l'Arabie des Bni Kelboun autant qu'Iisrael des bni sahyoune ne déchante avec Trump aussi.
Jamais il n'attaquera l'Iran comme ces deux tyrannies le souhaitent.

zek
05/02/2017, 16h42
J'ai bien peur que l'Arabie des Bni Kelboun autant qu'Iisrael des bni sahyoune ne déchante avec Trump aussi.
Jamais il n'attaquera l'Iran comme ces deux tyrannies le souhaitent.


Tu te trompes Bachi, les Républicains n'hésiteront pas à mettre fin aux programmes militaires de l'Iran comme le voisin irakien.

La portée de leurs missiles ne doit pas dépasser les 2000 kilomètres, seuil accepté implicitement par l'administration d'Obama lors de la levée des sanctions sur l'accord du nucléaire.

Les États Unis n'accepteront pas que l'Iran puissent posséder des missiles intercontinentaux, ils ne veulent pas d'une seconde Corée du Nord.

sekrouf
05/02/2017, 16h57
Bababa, les partisans du chaos dans le monde se frottent les mains déjà à l'idée de frappes américaines contre l'Iran. Ridicule !

Que Dieu maudisse les hypocrites, les lâches et les lèche-babouches.

zek
05/02/2017, 17h08
Bababa, les partisans du chaos dans le monde se frottent les mains déjà à l'idée de frappes américaines contre l'Iran. Ridicule !

Que Dieu maudisse les hypocrites, les lâches et les lèche-babouches.

Il n'y a pas de partisans, ni de mains étrangères où de chaos, c'est juste mon analyse, si tu n'est pas d'accord exprime toi correctement et développe car on veut avoir ton avis au lieu de lâcher des insultes comme les petits voyous du quartier. :lol:

sekrouf
05/02/2017, 17h14
Apparemment tu te reconnais. Ben, tant mieux ou tant pis :rolleyes:

zek
05/02/2017, 17h35
Apparemment tu te reconnais. Ben, tant mieux ou tant pis

Moi, je donne mon avis que sur les idées, le reste ne m'intéresse pas, j'ai passé l'âge de l'adolescence, des émotions et des partis pris.

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