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zadhand
15/02/2017, 22h20
Essais nucléaires français au Sahara Algérien
Gerboise bleue a 57 ans


le 14.02.17|10h00

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, effectue, depuis dimanche, une visite de travail de deux jours dans
la wilaya d’Illizi pour marquer la commémoration du 57e anniversaire des essais nucléaires français de Reggane.
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Ce test a été de loin le plus grand premier essai de bombe à cette date

M . Tayeb Zitouni donnera, lundi, le coup d’envoi de la rencontre nationale sur les essais nucléaires de l’armée coloniale française au Sahara algérien, organisée à la salle des conférences de la résidence du Tassili. Il y a 57 ans, le 13 février 1960 à 7 h 04, au point 23°19’N 0°4’W 4, et sous le nom de code militaire «Gerboise bleue», un crime contre l’humanité a eu lieu, à Reggane (wilaya d’Adrar).Il s’agissait de la première bombe atomique française qui explosait dans le Sahara algérien. «Un champ de tir a été créé à Reggane, (wilaya d’Adrar). Les tirs ont été effectués à partir d’une tour, à 100 mètres de hauteur, située plus précisément à Hamoudia, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Reggane».La gerboise est un petit rongeur des steppes, le bleu est la couleur symbolisant généralement la France à l’international. La bombe avait une puissance de 70 kilotonnes (l’équivalent de 4 fois Hiroshima). Avec Gerboise bleue, la France est devenue la quatrième puissance nucléaire après les Etats-Unis, l’ex-URSS et le Royaume-Uni. «Ce test a été de loin le plus grand premier essai de bombe à cette date, plus grand que l’américain‘‘Trinity’’ (19 kt), le soviétique ‘‘RDS-1’’ (22 kt), ou le britannique ‘‘Hurricane’’ (25 kt). Son rendement était de 70 kt, plus que ces trois bombes réunies». Une rencontre qui permettra aux habitants du Tassili N’Ajjer, ainsi qu’à l’opinion publique de prendre conscience de l’ampleur des essais nucléaires effectués par la France coloniale en Algérie et leurs effets néfastes qui persisteront encore à nuire et se transmettre de génération en génération durant les années à venir.
Le livre, un outil de la mémoire collective
Le ministre visitera également une exposition historique sur les éditions et publications du ministère des Moudjahidine, organisée par le Centre national des études et recherches dans le mouvement national et la Révolution du 1er Novembre 1954, au niveau du centre universitaire de cette wilaya, avant de visiter le cimetière des chouhada de la région.S’exprimant en marge de l’inauguration de la 10e édition de la foire du livre de la wilaya d’Illizi, organisée à la maison de la culture Othmane Bali, Tayeb Zitouni a mis en exergue le rôle primordial du livre dans la préservation de la mémoire collective : «C’est à travers le livre que l’histoire de l’Algérie et son identité, peut être connue et transmise à nos jeunes, notamment les scolarisés et les étudiants, ainsi qu’aux générations futures.»Une manifestation culturelle qui durera jusqu’au 4 mars prochain et offrira aux lecteurs plus de 800 titres dans les différents domaines de l’art et de l’histoire. Le ministre procédera, dimanche soir, à la dénomination de la principale rue de la commune d’Illizi au nom de la rue du 1er Novembre 1954. Avant de rencontrer les représentants de la société civile et les membres de la famille révolutionnaire de la wilaya d’Illizi au niveau de la résidence du Tassili.
Bouda Brahim

El Watan

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