PDA

Voir la version complète : OAS Chroniques d’une Organisation Terroriste


zadhand
16/02/2017, 10h29
Conférence-débat animée par Boukhalfa Amazit
OAS Chroniques d’une Organisation Terroriste


PUBLIE LE 16-02-2017

Afin de mettre la lumière sur une période trouble de l’histoire de l’Algérie, à savoir les dernières heures du combat libérateur du joug colonial, une conférence-débat a été animée, mardi soir à la librairie Chaïb Dzaïr, par le journaliste-scénariste Boukhalfa Amazit, pour rappeler les atrocités de la sulfureuse Organisation armée secrète.
http://www.elmoudjahid.com/temp/fr/actualite2[105376].jpg
Organisée par l’entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP), la conférence a été enrichie par la présence de l’un de principaux acteurs de la lutte contre l’OAS, à savoir le commandant Azzedine, figure emblématique de la Zone autonome d’Alger (ZAA) qui a mené une résistance farouche contre la horde terroriste de l’OAS. Boukhalfa Amazit a indiqué que l’Organisation armée secrète n’est pas un phénomène de génération spontanée, mais plutôt la conséquence d’une politique colonialiste qui remonte à longtemps. « Les atrocités de l’OAS et la décadence de cette période trouble du début des années 1960 illustrent la faillite du système colonialiste et des croyances de l’armée française qui estimait que l’Algérie demeurerait française. Les racines de cette entreprise diabolique remontent à 1945 où les prémices d’un discours officiel français commençaient à concrétiser sa politique », a-t-il noté. Il était question de faire une halte, par devoir de mémoire historique, sur les nombreuses victimes de cette organisation de haine, et qui a bizarrement ciblé, en sus d’intellectuels, de penseurs de gauche et de cadres du FLN, d’autres corporations populistes comme les femmes de ménage, les préparateurs de pharmacie et les dockers. Une violence inouïe a plongé les grandes villes algériennes, Alger et Oran notamment dans le chaos total, les fusillades de la rue d’Isly, de Bab El Oued, d’El Biar, la voiture piégée du port d’Alger, le massacre d’Oran et bien d’autres crimes ont coûté la vie à des milliers d’Algériens. Au sujet des chiffres, Boukhalfa Amazit dit qu’ils sont toujours contestés et contestables et donnent surtout la dimension des faits des événements, des conséquences déplorables, des vies humaines perdues et du malheur engendré chez des milliers de familles après une nuit coloniale macabre ayant coûté la vie à des milliers d’Algériens. « L’OAS a lâchement commis 5.682 attentats ayant coûté la vie à des milliers de personnes. La violence était inouïe avec une moyenne d’un mort par heure et parfois des pics de 100 morts par jour », a-t-il déploré. De son côté, le commandant Azzedine a relaté certains faits historiques relatifs à son engagement dans l’Algérois de faire respecter les accords d’Evian, en empêchant les Algériens de descendre faire vendetta dans les quartiers européens suite à de nombreux attentats dont ils étaient victimes, d’un côté, mais aussi de protéger la population algérienne de cette organisation terroriste qui semait la terreur en perpétrant des attentats. Le commandant Azzedine a appelé les historiens à écrire sur cette période trouble de l’histoire de l’Algérie pour relancer le débat et décrypter certaines zones d’ombre de notre histoire.


Kader Bentounès
El Moudjahid

Chouan
16/02/2017, 15h08
L'OAS!

J'ai connu ces bêtes sauvages ou du moins ces hommes devenus des sauvages, plus exactement des prédateurs qui tuaient pour le plaisir de tuer.
Je me souviens l'un d'eux est monté à l'arrière d'Vespa piloté par son frère tous deux OAS, ils sont partis de la BA 140 de Blida en direction de Montpenssier, il a vidé deux chargeurs de MAC 50 sur tous les Algériens qu'ils croisaient.
J' en ai connu d'autres, ils étaient tous devenus fous!

Cookies