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zadhand
20/02/2017, 11h38
Des handicapés candidats aux législatives
ILS COMPTENT METTRE FIN À UNE «INJUSTICE POLITIQUE»


Lesoir; le Lundi 20 Fevrier 2017

Les personnes handicapées font face au dédain de la société et à la marginalisation de la loi, aucune d’elles ne figure aujourd’hui sur la liste des parlementaires. L’Union nationale des handicapés algériens (Unha) veut changer les choses et remédier à cette situation d’injustice sociopolitique.
Naouel Boukir–Alger (Le Soir)–Le secrétaire général de l’Union, Mohamed Nabil Rezak, a déclaré dans ce sens que 7 affiliés à son organisation, issus des wilayas d’Alger, Skikda, Annaba, Tindouf, Mascara et Tlemcen, ont déposé leurs dossiers de participation aux législatives, une première pour cette catégorie. «Ils ont tout à fait les compétences requises pour l’occupation d’un poste politique et porter les préoccupations des personnes qu’ils représentent à l’APN et au Parlement», a-t-il soutenu. En effet, leur présence effective sur les listes électorales sera connue après le 4 mars, en espérant que «le pouvoir de l’argent n’influencera pas cette sélection», a signifié le SG.Selon l’intervenant au forum d’El Moudjahid, ils sont tous membres du FLN car «c’est bien le seul parti qui a accepté de nous compter dans ses listes, ailleurs c’est le blocage total», a-t-il ajouté en dénonçant des comportements et attitudes rétrogrades de la part de certains politiques. Il a évoqué à cet effet des pratiques visant à «l’exploitation des personnes handicapées et de leurs voix à travers des promesses mensongères durant les campagnes électorales». M. Rezak a également fait état d’une dégradation quant à l’activité politique des personnes à besoins spécifiques qu’il représente. Il fait référence notamment à la baisse du nombre des élus locaux handicapés, à savoir qu’il était de 35 en 2012 et a chuté à 25 en 2017. Ces statistiques décroissantes ont pour principale cause la loi marginalisant cette catégorie, a-t-il ajouté, en qualifiant le cadre législatif «de handicapé et de superficiel». Lors de sa signature de la Convention internationale de la protection des droits de l’Homme en 2006, l’Algérie s’est notamment engagée à la promotion des personnes handicapées, or cette mission n’a pas été suffisamment prise au sérieux, a regretté le SG de l’Unha. Par conséquent, «nous sommes restés à la case départ même si nous avons appelé à la révision de la loi 02/09 traitant de notre catégorie à plusieurs reprises et qui est imparfaite à tous les niveaux», a-t-il déploré. Par ailleurs, il a appelé les pouvoirs publics à assumer leurs responsabilités durant ces prochaines élections pour ce qui est de l’aménagement des structures de vote de manière à y faciliter l’accès aux personnes handicapées. En effet, l’agencement des structures sociales et l’organisation des transports publics en prenant en considération les besoins spécifiques est un autre droit de cette catégorie bafouée par les autorités.
N. B.

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