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zadhand
21/02/2017, 13h35
Ahmed Ouyahia
« Rien n’empêche le président Bouteflika de poursuivre son mandat »


tsa 11:57 mardi 21 février 2017

Ahmed Ouyahia a affirmé, ce mardi 21 février, que rien n’empêchait le président Abdelaziz Bouteflika de poursuivre son mandat qui se termine en 2019. « Le Président s’est sacrifié en se présentant au quatrième mandat. Il n’avait aucun intérêt personnel à tirer en prolongeant la durée de son pouvoir. Il s’est sacrifié pour maintenir la stabilité et la continuité de l’État. Il ne pouvait pas tourner le dos au peuple qui lui demandait de rester. Le Président, que Dieu lui prête vie, n’a plus la santé qu’il avait en 1999. Cela est connu, mais le peuple a voté pour lui. L’AVC ne l’a pas empêché de poursuivre son parcours », explique le secrétaire général du RND dans un entretien au quotidien El Khabar.
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Revenant sur la question de « l’avenir du pouvoir en Algérie », évoquée par certains rapports étrangers, notamment après les émeutes de Béjaia, Ahmed Ouyahia estime que la France connait des actes de vandalisme sans qu’on parle de la chute de l’État français.Dans la foulée, Ahmed Ouyahia accuse des milieux en France et au Maroc de soutenir les mouvements autonomistes en Kabylie et dans le M’Zab. « Les preuves existent. Je n’accuse pas le Palais présidentiel en France ou le Palais royal au Maroc, mais il y a des milieux dans ces pays qui tirent profit de la provocation de perturbations chez nous. Ce que je regrette est que mes compatriotes ont répondu à l’appel à la grève à Béjaia sans connaître d’où il venait, de Sidi Bel Abbès, de Berlin ou du Danemark », a-t-il dit.
« C’est Messahel qui est chargé du dossier libyen »
À propos de son déplacement en Tunisie, fin janvier 2017, pour rencontrer le leader du mouvement Ennahda, Ouyahia évoque une simple activité partisane. « En novembre 2016, le RND a invité une délégation d’Ennahda à Alger. Après, j’ai assisté à l’audience accordée par le président Bouteflika à Rached Ghannouchi. Ghannouchi m’a alors demandé de venir en visite en Tunisie. À Tunis, il m’a reçu chez lui en compagnie d’Abdesselam Rafik, ancien ministre des Affaires étrangères. Il m’a parlé de la présence d’un autre invité et m’a proposé de prendre un café avec lui. Je ne connaissais pas qui était cet invité sachant que Ghannouchi n’accueille pas un Israélien chez lui ! M. Al Sallabi (leader islamiste libyen) s’est joint à nous. Et nous avons naturellement parlé de la situation en Libye. Je l’ai encouragé à chercher une solution à la crise entre Libyens. On a spéculé sur cela et on a dit que j’ai été envoyé par le Président, ce qui est faux. En Algérie, on ne mélange pas entre les travaux de l’État et les activités partisanes. C’est le frère ministre Abdelkader Messahel qui est en charge du dossier libyen », a précisé Ouyahia, également directeur de cabinet à la présidence de la République.
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Ahmed Ouyahia a une nouvelle fois mis les déclarations d’Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle française, sur la colonisation, dans la case de « la campagne électorale » française. « La position du RND ne s’éloigne pas d’un consensus algérien sur les excuses de la France sur le crime. La réalité est que les Français ont fait beaucoup de pas dans ce sens. Cela a commencé avec les déclarations de leur ambassadeur (à Alger) en 2003, puis celles du président Hollande en 2012. Pour le RND, la priorité est la construction du pays et le confortement de notre position avec l’éloignement de la dépendance financière et technologique de l’étranger (…) L’histoire de l’Algérie remonte à avant 2500 ans. Quand nos ancêtres construisaient l’État, les colonisateurs d’hier s’habillaient encore de peaux… La France n’existait pas à l’époque. Nous devons entretenir notre mémoire avant de demander au colonisateur d’hier de présenter ses excuses », a-t-il plaidé.
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« Le FLN, un partenaire stratégique »
Abordant le volet des prochaines élections législatives, Ahmed Ouyahia a indiqué que le choix des candidatures du parti se fait au niveau des bureaux de wilayas du parti. Il a confirmé la candidature d’hommes d’affaires comme tête de liste à Bordj Bou Arreridj pour Smail Benhamadi, à Blida pour Tayeb Zeghaïmi et à Mila pour Boudjemâa Torchi.« Des hommes d’affaires qui ont fait des investissements grâce à leurs efforts. La chkara signifie l’argent sale qu’on doit dénoncer. Cela concerne le blanchiment de l’argent de la drogue et de la contrebande. On nous accuse de chkara parce que nous sommes un parti dans le convoi du pouvoir. L’opposition nous tire dessus. C’est la quatrième élection que je gère. Nous n’avons jamais refusé les hommes d’affaires », a-t-il expliqué.Il a qualifié le FLN de partenaire stratégique du RND. « Parce que nous partageons le soutien du président de la République et la vision sur la réconciliation nationale. Mais, en périodes électorales, tag ala men tag », a-t-il tranché.
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fortuna
21/02/2017, 13h47
On nous accuse de chkara parce que nous sommes un parti dans le convoi du pouvoir.Yaw la chkara, elle est partout maintenant, qu'on soit dans le pouvoir ou dans la soi-disant opposition. De ce que je constate autour de moi, les listes électorales se négocient déjà à coups de centaines de millions. D'ailleurs certains ne veulent même plus de la chkara (en dinars) mais exigent le baki (paquet de devises). Et c'est à qui mieux mieux !

voldemor
21/02/2017, 16h33
bouteflika peut continuer de qui se moque t on meme pas capable de recevoir merkel quand est ce que ca va s arrete c est dramatique pour l algerie et les algeriens

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