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Voir la version complète : France : "Se passer des pesticides, c’est possible !”


Nadifleur
27/05/2017, 08h02
Passer d’une agriculture conventionnelle et intensive à une agriculture durable et raisonnée, ce n’est pas qu’une obligation contraignante. Tout bien considéré, cette transition nécessaire est aussi et surtout une opportunité réaliste et rentable. Tel est, en somme, le message précieux que la Fondation Nicolas Hulot veut faire passer dans un article à l’argumentaire très convaincant.

Ne niant pas le succès qu’ont connu les engrais et les pesticides depuis soixante ans, la Fondation Nicolas Hulot souligne avant toute chose le coût exorbitant de ces pratiques, notamment sur un plan sanitaire et environnemental.

Cela dit, si plus grand monde ne nie les méfaits de la chimie, en revanche, beaucoup considèrent encore que c’est un mal pour un bien et que rien ne saurait la remplacer. À ceux-là, la Fondation Nicolas Hulot oppose toute une série d’arguments pertinents. Les voici résumés :

L’agriculture biologique est déjà une réalité :

« Près de 5% de la surface agricole française est en bio. »

L’essor de ce type d’exploitation n’en est qu’à ses débuts :

« Chaque jour en 2017 on compte 21 fermes bio supplémentaires. »

Même les exploitations non bio réduisent considérablement le recours à la chimie :

« Comme pour l’agriculture biologique, le secret (qui n’en est plus un) est le retour à l’agronomie : rotation des cultures, variétés adaptées, décaler les semis, bio-contrôle, rétablissement des haies et autres infrastructures agro-écologiques… »

Et, avec un peu de volonté politique, ce mouvement pourrait très vite s’accélérer :

« C’est une modification des pratiques et de l’organisation même du système agricole qui est en jeu. Pas simple mais tout à fait réalisable à moyen terme si les pouvoirs publics le soutiennent et l’encouragent. »

Pour accompagner cette transition initiée par des agriculteurs volontaires, la Fondation Nicolas Hulot préconise aussi toute une série de mesures concrètes. Exemples :

Financer la promotion des solutions alternatives issues de l’agroécologie et et l’agriculture biologique.
Maintenir une position favorable à l’interdiction du glyphosate au niveau européen.
Séparer le conseil et la vente des pesticides.
Interdire les pesticides les plus dangereux.
Protéger les riverains qui subissent l’épandage de ces produits en instaurant des zones de protection.

Aujourd’hui, Nicolas Hulot n’est plus à la tête de la fondation pour défendre ces positions. Mieux, il est désormais ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire. Autrement dit, il est au coeur du réacteur. Espérons qu’il n’ait pas changé d’avis (il n’y a pas de raison d’en douter) mais espérons, surtout, qu’il soit écouté !

Affaire à suivre donc mais, une chose est sûre : avec 21 fermes supplémentaires bios par jour en France, la réalité du terrain est en train de prendre une sacrée avance sur la loi ! Bravo à tous ceux qui font ce pari-là. Ils méritent qu’on les soutienne.

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nordsud
27/05/2017, 11h45
Je n'y crois pas de trop , malgré plusieurs tentatives de la part des associations Monsanto a toujours gagné la partie .

21 fermes bio par jour c'est une très bonne nouvelle , pourvue que ça continue et qu'ils obtiennent de bons financements afin de préserver cette initiative .

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