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ACAPULCO
23/06/2017, 13h55
L’Etat entame la « dé-Sellalisation », lutte contre le populisme et le laisser-aller


DIA-22 juin 2017:La nomination de Abdelmadjid Tebboune au poste de Premier ministre a sonné le glas pour la politique de laisser-aller prônée jusque-là par son prédécesseur, Abdelmalek Sellal. A travers le plan d’action du gouvernement, présenté par Tebboune et les déclarations qui en ont suivi, il semble clair que c’est la rigueur qui sera prônée dans tous les domaines. L’ère du populisme et des déclarations pompeuses est révolue, ce qui explique en grande partie la non-reconduction des ministres qui étaient considérés comme étant les plus fidèles à Sellal.
Pour rappel, c’est Ahmed Ouyahia, en tant que secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) et ministre d’Etat, chef de cabinet du président de la République, qui avait annoncé la couleur quand il s’était opposé à la politique du populisme. Les observateurs les plus avertis avaient déduit que Ouyahia s’était attaqué au populisme de Sellal, malgré son démenti et les précisions qu’il avait apporté.
Aujourd’hui et avec le temps, l’on se rend compte que le populisme dénoncé par Ouyahia, lors de la récente session ordinaire du Conseil national du RND, fait partie de la politique de « desellalisation » menée par le Pouvoir en place. Par cette politique, l’Etat veut se débarrasser de ceux qui ont nui à son image pendant plusieurs années.
La politique de «désellalisation» a été entamée au niveau du monde sportif avec le départ de plusieurs présidents de fédérations sportives, à leur tête le président de la FAF, Mohamed Raouraoua. Ce dernier faisait croire qu’il était «intouchable» car «soutenu par le Pouvoir». Il aura payé cher ses déclarations dans la mesure où il a été balayé de la FAF et du monde sportif.
Le président du Comité olympique, Mustapha Berraf, semble faire partie de cette opération de «nettoyage» puisqu’il est dans le collimateur du ministère de la Jeunesse et des Sports et donc du Pouvoir. Ce nettoyage devrait se poursuivre avec le départ annoncé de Omar Ghrib, le «puissant président du MC Alger» qui se dit aussi «proche du Pouvoir». Idem pour le président de l’ES Sétif, Hacen Hamar qui aurait osé refuser de libérer l’entraineur Kheireddine Madoui au profit de l’équipe nationale de football A’. Des personnages qui se sont fait une notoriété sur le dos du pouvoir qu’ils ont terni et auquel ils n’ont pas rendu service.
La politique de « désellalisation » touche plusieurs ministères, dont celui de l’Industrie que dirigeait Bouchouareb. Son successeur a procédé à des changements radicaux en démantelant les bras droits de l’ancien ministre, à savoir les directeurs centraux qui avaient le pouvoir de décision.
Cette politique se poursuivra pour toucher le monde du patronat. Dans ce sens, Tebboune a averti qu’il n’y aura plus d’amalgame entre le pouvoir politique et le pouvoir de l’argent. Ceux qui avaient cru avoir fait leur entrée au sein du pouvoir, en influençant des décisions, devraient ainsi revoir leurs ambitions à la baisse.
Même dans le domaine de l’audiovisuel, les choses sont en train de changer. Le malheureux épisode de l’émission de la caméra cachée de la chaîne TV Ennahar, au cours de laquelle l’écrivain et romancier Rachid Boudjedra, a été malmené et humilié, a été une véritable opportunité pour le pouvoir et l’Etat de clarifier les choses. Des chaînes se proclamant proches du Pouvoir se retrouvent ainsi dans de beaux draps.
Le soutien apporté par Said Bouteflika, le frère et conseiller du président de la République, à Boudjedra se veut un démenti formel et sans équivoque à tout ce que la chaîne Ennahar colportait au sujet de ses relations avec les plus hautes autorités du pays. Le communiqué du ministère de la Communication qui a demandé à l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) «d’assumer ses responsabilités», suivi de la dernière sortie et révélations du président de cette Autorité, Zouaoui Benhamadi, annoncent des changements dans le monde de l’audiovisuel. Des changements qui interviendront pour rectifier une situation de nonchalance et de débandade que connait le secteur.
Il s’agit en somme d’aller vers une rigueur à même de rétablir l’autorité de l’Etat et de mettre un terme à une situation de laisser-aller qui a trop nui à l’Etat. En termes plus clairs, on s’achemine à un renouvellement du personnel de l’Etat, pour ainsi dire. Ces changements qui semblent être nécessaires et inévitables s’inscrivent selon toute vraisemblance dans la perspective de 2019.

Amir Hani

prenpalatete
23/06/2017, 16h19
Il s’agit en somme d’aller vers une rigueur à même de rétablir l’autorité de l’Etat et de mettre un terme à une situation de laisser-aller qui a trop nui à l’Etat. En termes plus clairs, on s’achemine à un renouvellement du personnel de l’Etat, pour ainsi dire. Ces changements qui semblent être nécessaires et inévitables s’inscrivent selon toute vraisemblance dans la perspective de 2019.


mais de qui se moque-t-on??? de nous bien sûr!
fallait le faire quand les caisses étaient pleines et qu'il n'y avait pas autant de nuages qui assombrissaient l'avenir de notre pays...
trop peu, trop tard.....

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