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Tizinissa
14/02/2007, 13h22
Une discipline que j'aime beacoup et je suis content d' avoir trover ces textes sur le Net sur la Mythologie au moyen orient !!

Sélection de textes de la mythologique sumérienne

La Descente d'Ishtar (Inanna) aux Enfers

Ishtar ('Ishtar), Inanna : une divinité du Panthéon Moyen-Oriental (depuis le quatrième millénaire avant Jésus-Christ). Fille de Sin (la lune) dans le Panthéon akkadien et babylonien ; elle représente la planète Vénus. Elle est "la Reine du ciel" "La déesse des champs et les dépôts des dattes et les produits de l'agriculture et du pâturage". Elle aussi la déesse de la guerre et des batailles ; la déesse protectrice des prostituées sacrées.

Elle épouse le dieu-berger (Dumuzi ou Tammuz). Un jour elle décide de descendre au monde inférieur (les enfers) pour prendre le pouvoir sur ce monde détenu par sa sœur (Ereshkigal) ; elle échoue et perd la vie.

Le monde supérieur (le monde des vivants), en son absence, perd sa force fertile ; donc il a fallu l'intervention du seigneur des dieux (Enki) pour lui rendre la vie et l'extraire du monde des morts, mais en échange, elle était obligée de choisir un vivant pour prendre sa place aux Enfers ; pour cela elle délivre son époux (Tammuz) aux démons qui l'emmènent au monde des morts.
Regrettant plus tard la perte de son époux Tammuz, puis devant ses pleurs et les suplices de Geshtinanna (la sœur de Tammuz), elle décide que son retour au monde des vivants soit cyclique, tous les six mois, pour redonner à la vie sa puissance fertile ; durant ces six mois, sa sœur Geshtinanna le remplace dans le monde d'En-Bas.

Ce mythe permettait d'expliquer aux humains la succession des saisons et les différentes modifications de la nature au cours du déroulement d'une 'année ; à l'automne et à l'hiver, Tammuz est absent parmi les vivants, et à son retour (le printemps et l'été) la vie réapparaître sur terre.


Note 1: la traduction en francais du texte summerien suivera :razz:
Note 2: Pour les musulmans, remarquez le nom Tammuz et sa ressemblance avec le peuple de Thamud cité dans le coran

Tizinissa
14/02/2007, 13h40
Quelques Sculpture de Ishtar (Innana)

Les trois en haut sont repertoriéssous le nom de Ishtar et les deux en bas sous le nom de Innana.

http://img157.imageshack.us/img157/8418/ishtar1iw0.jpg (http://imageshack.us) http://img157.imageshack.us/img157/8552/ishtar3tx7.jpg (http://imageshack.us) http://img244.imageshack.us/img244/6924/ishtarhl8.gif (http://imageshack.us)

http://img216.imageshack.us/img216/1364/inannaxg3.gif (http://imageshack.us) http://img244.imageshack.us/img244/2744/inana2cc3.jpg (http://imageshack.us)

Tizinissa
14/02/2007, 19h51
Au Pays-sans-retour, le domaine d'Éreshkigal,
Ishtar, la fille de Sîn, décida de se rendre
Elle décida de se rendre, la fille de Sîn,
En la Demeure obscure, la résidence d'Irkalla,
En la Demeure d'où ne ressortent jamais
Ceux qui y sont entrés,
Par le Chemin à l'aller sans retour,
En la Demeure où les arrivants
Sont déprivés de lumière,
Ne subsistant plus que d'humus, alimentés de terre,
Affalés dans les ténèbres, sans jamais voir le jour,
Revêtus, comme des oiseaux, d'un accoutrement de plumage,
Tandis que la poussière s'entasse
Sur verrous et vantaux.
Chez la divinité souveraine de l'« Immense-Terre »
La déesse qui siège en l'Irkalla,
Chez Éreshkigal, souveraine de l'immense-Terre,
La déesse qui réside en l'Irkalla,
En cette propre demeure d'Irkalla
D'où ne reviennent plus ceux qui s'y rendent,
Ce lieu où il n'y a de lumière pour personne,
Cet endroit où les morts sont couverts de poussière,
Cette demeure ténébreuse
Où les astres ne se lèvent jamais,
La fille de Sîn décida de se rendre!
Elle rumina et résolut de partir
<Par le Chemin > à l'aller sans retour...

Arrivée à la porte du Pays-sans-retour,
Elle adressa ces mots au gardien de la porte :
- Gardien! Ouvre ta porte !
Ouvre ta porte, que j'entre, moi qui te parle!
Si tu ne me laisses pas entrer,
Je martèlerai la porte, à en briser les verrous;
J'en secouerai les montants, à en démolir les vantaux,
Et je ferai remonter les morts,
Qui dévoreront les vivants,
Tant et si bien que les morts
Dépasseront en nombre les vivants!


Le gardien ouvrit donc la bouche, prit la parole
Et s'adressa à la puissante Ishtar :
« Madame, reste là, ne quitte point la porte :
Je vais t'annoncer à la reine Ereshkigal ! »

Il entra donc et s'adressa à Éreshkigal :
- Il y a là, dit-il, ta "sœur" Ishtar,
Qui attend à la porte,
Celle qui joue (?) à la grand- Corde-à-rauter
Et qui révolutionnerait l'Apsrû, jusqu'en présence d'Éa !


Lorsque Éreshkigal eut ouï cette adresse,
Son visage blêmit comme un rameau coupé
Et, tel un éclat de roseau (?), ses lèvres s'assombrirent!
Que me veut-elle ? Qu'a-t-elle encore imaginé ?
le veux banqueter en personne en compagnie des Anunnaki
(Doit-elle se dire) :
M'alimenter comme eux de terre,
Et m'abreuver d'eau trouble ;
Déplorer le destin
Des jeunes-hommes enlevés à leurs épouses,
Des jeunes-femmes arrachées à leurs maris,
Et des bébés expédiés avant leur heure!"
Va lui ouvrir la porte, gardien,
Mais traite-la selon la règle antique de l'Enfer!


Le gardien s'en fut donc, et lui ouvrit la porte :
« Entre, Madame (lui dit-il),
Kutû se réjouit de t'accueillir!
Le palais du Pays-sans-retour
Est tout heureux de ta visite ! »
L'introduisant alors par la première porte, il lui ôta
Et confisqua la grand-Couronne de sa tête.
«Pourquoi (dit-elle), ô gardien,
Emportes-tu la grand-Couronne de ma tête ?
- Entre, Madame! Telle est la règle
Posée par la souveraine d'Enfer!»
L'introduisant par la seconde porte, il lui ôta
Et confisqua ses Boucles d'oreilles.
« Pourquoi (dit-elle), ô gardien,
Emportes-tu mes Boucles d'oreilles ?
- Entre, Madame! Telle est la règle
Posée par la souveraine d'Enfer! »
L'introduisant par la troisième porte, il lui ôta
ET confisqua son Collier de perles.
« Pourquoi (dit-elle), ô gardien,
Emportes-tu mon Collier de perles ?
- Entre, Madame ! Telle est la règle
Posée par la souveraine d'Enfer! »
L'introduisant parla quatrième porte, il lui ôta
Et confisqua le Cache-seins de sa poitrine.
« Pourquoi (dit-elle), ô gardien,
Emportes-tu le Cache-seins de ma poitrine ?
- Entre, Madame! Telle est la règle
Posée par la souveraine d'Enfer! »
L'introduisant parla cinquième porte, il lui ôta
Et confisqua la Ceinture de pierres-fines de ses lombes.
« Pourquoi (dit-elle), ô gardien,
Emportes-tu la Ceinture de pierres-fines de mes lombes ?
- Entre, Madame ! Telle est la règle
Posée par la souveraine d'Enfer! »
L'introduisant par la sixième porte, il lui ôta
Et confisqua ses Anneaux de mains et de pieds.
« Pourquoi (dit-elle), ô gardien,
Emportes-tu mes Anneaux de mains et de pieds ?
- Entre, Madame ! Telle est la règle
Posée par la souveraine d'Enfer! »
L'introduisant par la septième porte, il lui ôta
Et confisqua le Manteau-d'apparat qui lui couvrait le corps
« Pourquoi (dit-elle), ô gardien, Emportes-tu le Manteau-d'apparat qui me
couvre le corps?
- Entre, Madame! Telle est la règle Posée par la souveraine d'Enfer! »


Sitôt Ishtar ainsi descendue
Éreshkigal, qui Au tréfonds du Pays-sans retour,
À sa vue, Éreshkigal entra en fureur,
Et, inconsidérément, Ishtar se jeta sur elle!
Mais Érshkigal ouvrit la bouche, prit la parole
Et adressa ces mots à Namtar, son lieutenant ;
« Va, Namtar !
Lâche sur elle les Soixante maladies :
Les maladies des yeux sur ses yeux!
Les maladies des bras sur ses bras!
Les maladies des pieds sur ses pieds!
Les maladies des entrailles sur ses entrailles!
Les maladies de la tête sur sa tête !
Lâche-les sur son corps tout entier! »


Or, une fois Ishtar [ainsi retenue en Enfer],
Voici que nul taureau ne montait plus de vache,
Nul baudet ne fécondait plus d'ânesse,
Nul homme n'engrossait plus de femme, à
son gré:
Chacun dormait seul en sa chambre
Et chacune s'en allait coucher à part!
C'est pourquoi Papsukkal, lieutenant des grands-dieux,
Préoccupé et inquiet,
Habillé et coiffé de deuil,
S'en vint, désemparé,
Pleurer (en vain) devant Sîn, le père d'Ishtar!
Puis il laissa découler ses larmes
Devant Éa-le-souverain :
« Ishtar (leur disait-il), descendue en Enfer,
N'en est pas remontée !
Et depuis qu'elle est ainsi partie
Au Pays-sans-retour,
Voici que nul taureau ne monte plus de vache,
Nul baudet ne féconde plus d'ânesse,
Nul homme n'engrosse plus de femme, à son gré :
Chacun dort seul en sa chambre,
Et chacune s'en va coucher à part! »


Alors, Éa, dans sa profonde intelligence, eut une idée :
Il créa Âsu-su-namir, l'Inverti (et lui dit) :
- Va, Âsu-su-namir! Porte tes pas
Vers l'entrée du Pays-sans-retour,
Et qu'une fois ouvertes devant toi les Sept portes,
Éreshkigal, à ta vue, soit égayée!
Sitôt son coeur jovial et son esprit de bonne humeur,
Soutire-lui un serment par les grands-dieux.
Puis enhardis-toi et jette les yeux sur l'Outre :
- Madame (lui diras-tu),
Qu'on m'accorde de m'abreuver à l'Outre!"»
A ces mots, Éreshkigal
Se frappa les cuisses, de dépit,
Et se mordit les doigts, de rage :
- Tu m'as demandé là (dit-elle), quelque chose d'interdit!
Eh bien ! je vais porter contre toi, Â.su-su-namir,
Une grande malédiction,
Et t'assigner à jamais un pénible destin ;
Désormais ta pitance
Sera celle produite parles "charrues-de-ville",
Et ta boisson, celle tirée de caniveaux de la ville.
Tu ne stationneras .
Que dans les renfoncements des remparts
Et ne demeureras qu'au seuil des portes.
Ivrognes et soiffards te souffletteront à leur gré!


Puis Éreshkigal rouvrit la bouche, reprit la parole
Et adressa ces mots à Namtar, son lieutenant :
- Va faire ouvrir, Namtar, la porte de l'Égalgina,
Parsèmes-en le seuil de coquilles apotropéennes,
Et convoque les Anunnaki
Pour les y faire siéger sur leurs cathèdres d'or!
Puis asperge Ishtar d'eau vitale et amène-la-moi!


Namtar s'en alla donc
Faire ouvrir la porte de l'Égalgina, Dont il parsema le seuil de coquilles apotropéennes ;
Et, après avoir convoqué les Anunnaki,
Il les y fit siéger sur leurs cathèdres d'or!
Puis Ishtar, aspergée d'eau vitale,
Il l'amena devant Éreshkigal.


Quand il lui fit franchir la première porte, il lui restitua
Le Manteau-d'apparat qui lui couvrait le corps.
Quand il lui fit franchir la deuxième porte, il lui restitua
Ses Anneaux de mains et de pieds.
Quand il lui fit franchir la troisième porte, il lui restitua
La Ceinture de pierres fines de ses lombes.
Quand il lui fit franchir la quatrième porte, il lui restitua
Le Cache-seins de sa poitrine.
Quand il lui fit franchir la cinquième porte,
Son Collier de perles. il lui restitua Quand il lui fit franchir la sixième porte, il lui restitua
Ses Boucles d'oreilles.
Quand il lui fit franchir la septième porte, il lui restitua
La grand-Couronne de sa tête!


- Que si elle ne te fournit pas un remplaçant,
Ramène-la !

Pour ce qui est de Tammuz, "l'époux" de terre son premier amour,
Fais-le se laver d'eau claire, se frotter de parfum,
Se revêtir d'une tenue d'éclat :
Qu'il batte de la Baguette bleue
Et que des filles de joie lui animent le coeur!


Or, Belili, ayant parachevé sa parure,
Sa poitrine était recouverte
D'un collier de perles d'onyx (?).
Lorsqu'elle ouït l'appel désespéré de son frère,
Elle arracha de son corps la parure
Et les perles d'onyx (?) qui lui recouvraient le giron :
« C'est mon unique frère (criait-elle) :
Ne me l'arrachez pas!

Lorsque remontera Tammuz
Baguette bleue et Cercle rouge
remonteront avec lui!
Remonteront, pour l'escorter, ses pleureurs et pleureuses.

Texte extrait de : Jean Bottéro, Samuel, Noah Kramer. " Lorsque les dieux faisaient l'homme ". Editions Gallimard ; 1989 ; p: 319-324.

Harrachi78
14/02/2007, 22h33
Bien, bien, Monsieur est adpete de la sulfureuse déesse sémitique de la fértilité, la troublante Ishtar / Astarté, hein ...

Alors, hormis la belle poésie mésopotamienne, quand parelrons-nous de ces aventures et autres amourettes sans nombre, tant avec les dieux qu'avec les mortels, et quand parlerons nous des hiérogamies, orgies et autres prostitution sacrée entretenue en son honneur ... alors quand ?! IoI

zwina
14/02/2007, 22h41
Je la trouvais plutôt jolie cette légende jusqu'à que je lise l'intervention de ton ami :eek: Ton Ishtar a des adeptes plutôt libertins :lol:

Tizinissa
14/02/2007, 22h46
Harrachi,

chaque chose a son temps ! ;)

Harrachi78
14/02/2007, 22h50
IoI Ah bon ! Les bonnes choses viennet en dérnier comme on dit, attendons donc les affaires intéréssantes :mrgreen:

Harrachi78
14/02/2007, 23h01
J'aimerais juste ajouter que cette déesse n'ets pas exclusivement mésopotamienne. Ses traits, sa mythologie, son nom même se retrouve pratiquement dans tous l'éspace sémitique : en Mésopotamie c'est 'Ishtâr, en Phénicie et en Canaan c'est Astarté, chez les Arabes c'est Allât et chez nous en Afrique c'est la carthaginoise Tânît pour ne citer que ces avatars les plus connus !

reeeeeverblu
14/02/2007, 23h02
Lorsque Éreshkigal eut ouï cette adresse,
Son visage blêmit comme un rameau coupé
Et, tel un éclat de roseau (?), ses lèvres s'assombrirent!

je crois que je vais le prendre en signature :mrgreen:

Virginie
15/02/2007, 12h18
Note 2: Pour les musulmans, remarquez le nom Tammuz et sa ressemblance avec le peuple de Thamud cité dans le coran
Bonjour Tizi,
1. Peux-tu, pour les non musulmans, nous citer le(s) passsage(s) évoqué(s). Merci d'avance.

2. J'ai ouï parlé de prositution sacrée... Etait-elle librement consentie, au bénéfice des femmes ou des hommes ?

Tizinissa
15/02/2007, 12h39
Bonjour Virginie,

1. Peux-tu, pour les non musulmans, nous citer le(s) passsage(s) évoqué(s). Merci d'avance.

Il y a aps de specifications particulieres pour musulmans ou non musulmans !! j' ai juste voulu signaler que le nom d' un peuple cités dans le coran sous le nom de Tamoudh pourait bien celui qui a dorait cette divinité. Sur ce peuple on ne dispose d' aucune indication precision qui l'identifient clairement, alors il y eu plusieurs hypothese dont celle là qui postule qu'il s' agirait peut etre des soumeriens (ou d' une partie d' eux) qui adoraient Tamuz.

A noter aussi que d' apres la legende juive Abraham lui meme venait du centre du pays des Sumeriens.

C'etait juste pour permettre de tirer des paralelles possibles pour ceux qui sont interessés par ce coté de la mythologie.

2. J'ai ouï parlé de prositution sacrée... Etait-elle librement consentie, au bénéfice des femmes ou des hommes ?

La prostitution etait d' usage meme en ce temps ! au plutard au temps des Bayloniens qui ont herités la civilisation sumerienne, elle etait cités aussi dans le fameux Code de Hammourabi.
En ce temps est a rappeler aussi l' histoire de la debauche du Roi de Babylone en presence d' un prophete hebreux (dont le nom m'echappe).

S' il y avait une prostitution divine ? est une question qui nous incite a se poser la question sur le degré de la veracité d' un mythe et son rapport direct avec les moeurs de la societé qui lui a donné naissance.

Pour moi il est tres plausible de penser que les agissements des "dieux" des mythes n'etaient autres que celui des nobles de cette societé porté un peu a l'extremité jusqu'au mariage ultime avec la croyance qui regnait ! ainsi le mythe devient non seulement une legende mais une religion qui a la particularité de pouvoir changer selon le besoin de l'elite en place.

Il faut cependant signaler qu' un mythe ne l'est que pour nous qui vivent des millenaires apres ce temps ! pour les anciens c'etait religion, histoire, ethik et beaucoup plus.

J'ai ouï parlé

belle expression ! n'est ce pas ? ;)

Virginie
15/02/2007, 13h13
Oui, expression désuète comme je les affectionne... c'est étrange comme les conversations avec les uns trouvent des échos dans les propos des autres. :rolleyes:
c'etait religion, histoire, ethik et beaucoup plus
le mythe devient non seulement une legende mais une religion qui a la particularité de pouvoir changer selon le besoin de l'elite en place.
Donc manipulé selon les besoins POLITIQUES. Donc finalement... rien n'a vraiment changé.

Tizinissa
15/02/2007, 13h45
Donc manipulé selon les besoins POLITIQUES. Donc finalement... rien n'a vraiment changé

Non c'est pas ca ce qu eje voulais dire !!

Autrefois ces histoires representaient le sommet du travail intellectuel.
Aujourdhui ces histoires sont depassés ! on les lis pour conclure des choses sur les civilisations anciennes et on les appellent donc Mythe en genral.

Imagines toi dans les millinaires a venir le niveau de savoir d' aujourdhui sera aussi depassé et ces gens de future appelleront egalement notre philosophie, pensée .. Mythes des anciens (dans ce cas nous)

Mais autrefois comme aujourdhui les idées changent selon besoin !! autrefois de l'elite aujourdhui on a tendance a dire selon les besoins de la societé ! ;)

Virginie
15/02/2007, 14h46
Non c'est pas ca ce qu eje voulais dire !!

Je confirme, c'est bien moi qui voulais le dire.

Aujourdhui ces histoires sont depassés !
Qu'en sais-tu ? Que connais-tu réellement de la sagesse contenue (si sagesse il y a) dans ces mythes ? Ce qu'ils représentaient, ce à quoi il servaient...? Si nous avions eu l'intelligence de les préserver sans les travestir ou chercher à les détruire, nous pourrions en parler avec UN PEU de certitudes. Mais ce n'est pas le cas. Alors chercher à prouver... (à prouver quoi d'ailleur ?!!) sur la base de suppositions, me parait risqué. Et si à défaut d'intelligence, nous avions l'humilité d'avouer que nous ne savons que trop peu de choses de la science et de la sagesse des anciens puisque nous l'avons détruire, travestie selon nos besoins... politiques du moment ? Et ceci, tout au long de l'histoire, d'ailleurs l'Islam l'affirme au sujet même du monothéïsme alors pour ce qui est encore plus ancien... ce devrait être encore plus vrai !
Et puis dépassé, dépassé... Dit ça à mister Freud !

on les lis pour conclure des choses sur les civilisations anciennes et on les appellent donc Mythe en genral

Avant de conclure, faut-il s'assurer de l'intégrité de ses savoirs et de la compréhension de leur symboles. La seule chose dont on peut effectivement s'assurer, c'est d'avoir tout fait pour les détruire et effacer sinon déplacer, récupérer les traditions qui s'y rattachent. Donc ne tirons pas de conclusion, surtout politique, surtout contemporaine, à partir de ces mythes (mités ?) parce que ça ne présente aucun intérêt... sinon... discutable tant en ce qui concerne le(s) but(s) poursuivis par une telle démarche que pour les méthodes employées. On peut tout dire, ou tout faire dire à ce qu'on a tout fait pour travestir ou effacer ! :rolleyes: Ou est l'honnêteté de la démarche, ou est l'utilité. Apprenons, préservons, mais ne tirons pas de conclusions... orientées ou intéressées.


de la societé !

OU d'une frange seulement. c'est le principe, la base et le but de ce qu'on appelle la MANIPULATION. Discipline toujours aussi répandue, il est vrai.

Imagines toi dans les millinaires a venir le niveau de savoir d' aujourdhui sera aussi depassé et ces gens de future appelleront egalement notre philosophie, pensée .. Mythes des anciens (dans ce cas nous)
Je suis même capable d'imaginer qu'on sache les préserver voir, qu'ils puissent avoir une utilité ! ;)

Harrachi78
15/02/2007, 16h31
Non TIZINISSA, tu en semble pas réaliser le sens de ce mot et la nature de ctt pratique en Mésopotamie ancienn et particulièrement autour du culte de 'Ishtâr !

Il ne s'agit pas du comportement de la déesse dans l'imaginaire de cs dévauts mais bien d'un usage et d'une "industrie" à part entière dans le sens ou les Temples entretenaient des femmes et des hommes devant se prostituer au nom de la déesse et dans le cadre de son culte ! C'était un usage courant pour ainsi dire et avait pour cadre prévilégié certaines fêtes liturgiques en l'honneur de la déesse en question.

"Prostitution sacrée" parceque établie en l'honneur de cett déesse, dans le cadre de son clergé et son culte, et dont le srevnus servaient au moins en partie l'entretiens de ses temples ! C'est plus "pratique" que ce que tu crois mon ami IoI

Harrachi78
15/02/2007, 16h36
Hiérogamie vient du grec et signifie "mariage sacré", dans le sens d'une mariage et une union entre deux divinités. Mais l'usage dans la Mésopotamie ancienne voulait aussi que cette union soit physiquement inceranée par le roi de la cité et la grande prétresse de la déesse qui couchaient ainsi ensemble la nuit de chaque fête du nouvel an (la plus importante du calendrier mésopotamien), au nom de la déesse en en son honneur IoI

Là encore c'ets plus concret que ce que tu crois ! IoI

absente
15/02/2007, 16h39
La formation de la personnalité des divinités anciennes est très complexe à appréhender car sous un même nom et une même forme, on trouve des traits tout à fait contradictoires. Le plus souvent dieux et héros sont liés à une cité, à un cycle local et à un récit des origines local.
Ces mythes et ces dieux circulent avec les marchands et au gré des conquêtes, se contaminant les uns les autres, empruntant des traits de personnalités les aux aux autres.

La même Ishtar est déesse de l'amour, du désir et a de nombreuses aventures à un endroit, mais est vierge lunaire et chasseresse ailleurs, influence beaucoup la personnalité d'Aphrodite dans le premier cas et d'Artémis dans le second. On considère également que la personnalité d'Innana sumérienne vierge déesse de l'amour et de l'éternel renouvellement, de la fécondité et de la vie a influencé le culte marial au début de l'ère chrétienne.

absente
15/02/2007, 16h44
C'est pas forcément des prêtresse, Hérodote fait une description dans une des villes de Mésopotamie dont je ne me rappelle pas, il s'agit de l'obligation pour toute femme de la cité d'honorer Ishtar au moins une fois dans le temple avec un homme autre que son mari.
Les femmes sont assises dans un endroit du temple et choisies. C'est un rite de fécondité pour les bonnes récoltes et la multiplication du bétail.

Harrachi78
15/02/2007, 16h51
Attention, ces choses du commun ca se rapportent plus à la prostitution sacrée car pour la hiérogamie officielle les cérémonies étaient bien codifiées, elle consistaient en l'union des statues des deux divinités dans un de leurs temples pendant que le roi incarnait cela avec la grande prétresse de la déesse en question et ca se fesais lors de la fête du nouvel an !

Virginie
15/02/2007, 16h54
Il est de plus très difficile de déduire les pratiques réelles, le quotidien réel, de toute une population, sur de longues périodes de temps, même sur la base de témoignage concrets... Comme tu le faisais remarquer Tizi, imaginons que sur la base de nos écrits, nos descendants se fassent une idée de nos coutumes... Ils pourraient se dire en se basant sur les seuls textes et symboles sacrés que nous étions tout un peuple de purs, de vertueux... :rolleyes: Ou ils feraient d'autres déductions sur la base d'oeuvres artistiques hollywoodienne ou soyons délirants.. sur la base des clips de 50 cents...
Or, tout et son contraire coexiste, à notre époque aussi.