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Voir la version complète : Débat sur la place de la femme algérienne dans la société


morjane
15/02/2007, 18h01
J'apprécie ce genre d'initiative qui permet de débattre sur la place de la femme dans la société et le droit. C'est novateur et cela démontre aussi que la place de la femme est toujours en constante évolution en Algérie et c'est plutôt encourageant.

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Dans le cadre de la sensibilisation sur les questions féminines, une rencontre organisée par le Centre d’information et documentation sur les droits de l’enfant et les droits des femmes (Ciddef), avec les représentantes des partis politiques, sous le thème " La place de la femme dans la société et le droit ", a eu lieu hier, à l’Institut national de la santé publique.

Cette rencontre est la première du genre, selon Mme Nadia Ait Zaî, directrice du Ciddef :

"C’est une première expérience engagée avec les partis politique dont le but est d’initier les femme à un vrai débat politique pour une vision d’avenir du statut de la femme dans la société ".

Parmi les partis politiques conviés à ce rendez-vous, seuls le RND, le MDS, le FNA et le RCD ont répondu présents. La représentante du RND, Mme Fatma-Zohra Flici a repris la revendication de son parti en disant que " le secrétaire général exige au minimum 20% de représentation féminine au Conseil national ". Elle a estimé que l’égalité entre la femme et l’homme (égalité de sexe ou de droit) est encore loin d’etre une réalité. "Il reste beaucoup à faire" , a-elle déclaré et d’ajouter qu’ " on doit se soutenir et être solidaire pour avoir une place dans la société ".

De son côté, Mme Samia Kaid a incité la femme à se présenter au différents rendez-vous électoraux pour avoir sa place sur la scène politique. En outre, Mme Aouicha Bakhti s’est basée lors de son intervention sur la citoyenneté de la femme et de l’homme elle dira qu’ " il n’y a pas de différence entre eux”. " Le combat qu’on mène n’est pas seulement un combat de collectifs de femmes mais de tout un parti politique " a-t-elle ajouté. A la question du quotidien de la femme, concernant la violence et le harcèlement verbal ou sexuel, et les moyens de les combattre, la représentante du FNA a tenu à signaler que " pour arriver à arrêter ce phénomène, cela doit commencer, en premier lieu, au niveau de la famille pour s’étendre ensuite aux écoles et à la société en dernier lieu ".

Par ailleurs, les représentantes des partis politiques présents sont revenues sur " l’affaire de Hassi Messaoud ", en la qualifiant " d’horrible et d’injuste " elles préciserant que c’est grâce aux associations qui ont réagi pour informer l’opinion publique que la prise en charge des victimes est devenue effective. Un travail pas uniquement de changement de mentalité des hommes au sein des partis politique reste le seul objectif pour le moment et puis on entamera les autres secteurs ", a affirmé, Mme Nafissa Lahreche, présidente de l’association Femmes en communication, dans son intervention. Pour terminer, toutes les représentantes étaient unanimes pour avancer que " cela reste avant tout un combat social et pas uniquement politique ".

Par la dépêche de Kabylie

Absente5
15/02/2007, 20h53
L'amériolation de la situation de la femme en Algérie, une quête du Graal..
Elles ( il n'y a pas de "ils" ou peu dans le textes :confused: ) ont dit que l'essentiel de la problématique est un problème social avant d'être un problème politique ...elles ont raison. C'est à la famille, à l'école d'enseigner le non-sens des différences entre un homme et une femme...
Mais malheureusement le combat est loin d'être gagné, car si on avance dans les progrès techniques et scientiphiques, il y a encore prédominances de certains archaïsmes sociaux en Algérie: et la question de la femme en est le plus révévalateur.

Absente5
16/02/2007, 14h20
Les tabous sont les cancers d'une société.

morjane
16/02/2007, 14h33
Je ne sais pas pourquoi mais je suis tout à optimisme quand à l'amélioration de la place de la femme au sein de la société algérienne. Je crois aussi que c'est sociétal et que l'archaisme et le machisme font fureur .Il suffit de voir le peu de changement notable dans la modification du code de la Famille et le temps et les polémiques qu'il a fallus surmonter pour un aussi piètre résultat et ce n'est qu'un exemple Mais pour autant, les femmes sont de plus en plus instruites et participent de plus en plus au monde du travail et il faudra du temps mais cela arrivera et cela arrivera par les femmes parce qu'il ne faut pas compter réellement sur d'autres appuis.

Absente5
16/02/2007, 14h38
Quand bien même la femme est instruite et diplomée , elle ne reste qu'une femme...Une pauvre femme...

morjane
16/02/2007, 14h47
Une pauvre femme

Je crois portant que la femme a des capacités et des pouvoirs bien plus grand que cela. C'est souvent à elle que revient la charge de l'éducation des enfants et c'est à elle à faire en sorte de ne pas faire reproduire les réflexes patriarcaux et machistes. Il faut en faire des adultes éclairés.
Je ne vois jamais le fait d'être une femme comme une fatalité négative et plus comme un bonheur et un triomphe. J'aurai détesté naitre homme .

Absente5
16/02/2007, 14h48
Certes Morjane, mais la réalité rattrape toujours ...Surtout lorsque l'on est femme.

damLaguL
16/02/2007, 14h51
J'aurai détesté naitre homme .t es feministe morjane ? :72: pour te dire moi aussi je suis fier d etre né une femme parce que etre une femme c est quelque chose de tres special
mais malheureusement ( pas seulement en algerie) dans beaucoup de pays la majorité musulman la femme est considerer inferieur a l homme
je le dit tres souvent le plus important pour une femme que elle soit algerienne ou francaise c est l education
dans les pays ou le taux d alphabetisation est bas ce probleme touche souvent plus la femme que l homme
l education avant tout

morjane
16/02/2007, 15h00
Je me dis que même si cette génération ne voit pas encore d'amélioration notable et encore je trouve qu'il y en a et que la femme algérienne est en train de faire son nid et on le retrouve avec les auteures algériennes, il suffit de lire leurs révoltes, leurs cris, leurs réflexions, il y a aura une évolution positive pour la femme pour les prochaines générations sauf bien sur si la société se talibanise et que la femme reste cloitrée et emmurée. Mais là c'est loin d'être le cas.

Absente5
16/02/2007, 15h02
Certes Morjane, mais il faut plus que quelques auteures pour changer la place de la femme...
Mais nous avons déjà fait un long chemin, le plus dure et le plus importante aujourd'hui c'est le code....

morjane
16/02/2007, 15h19
le plus important aujourd'hui c'est le code
Et là on repart au début dans ce sens où le Code est pratiquement intouchable parce que ce sont des hommes qui votent les lois et qu'ils ne changeront pas un code qui les arrange tellement.
D'où l'éducation pour faire évoluer les mentalités l'instruction afin qu'il y ait plus de femmes aux postes clés dans la vie civile et institutionnelle, plus de femmes en politique et là les lois pourront changer.

t es feministe morjane Je ne sais pas. si c'est prendre fait et cause pour voir reconnaitre le statut et la place de la femme au sein d'une société, place que j'estime complémentaire avec celle de l'homme, alors oui je suis féministe. Je crois en la femme en tous les cas.

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