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Voir la version complète : L’Arabie saoudite veut extraire son propre uranium pour son programme nucléaire


zek
01/11/2017, 08h14
L’Arabie saoudite souhaite extraire son propre uranium pour développer son programme d’électricité nucléaire. Le pays va lancer la construction de deux réacteurs nucléaires.

L’Arabie saoudite se prépare à extraire son propre uranium dans le cadre de son programme de production d’électricité nucléaire, a annoncé ce lundi le directeur de l’agence gouvernementale chargée du projet.
Construction de deux réacteurs

L’Arabie, premier exportateur mondial de pétrole, souhaite lancer en 2018 la construction de ses deux premiers réacteurs nucléaires.

« En ce qui concerne la production d’uranium dans le royaume, c’est un programme qui constitue notre première étape vers l’autosuffisance dans la production de combustibles nucléaires », a dit Hachim ben Abdallah Yamani, qui dirige l’agence saoudienne du nucléaire, sans préciser si l’Arabie envisageait aussi d’enrichir l’uranium et de retraiter elle-même les combustibles usés.

Pas d’engagements sur le nucléaire militaire

Ces procédés clefs dans le cycle des combustibles nucléaires sont particulièrement sensibles, puisqu’ils peuvent permettre de passer à un uranium de qualité militaire.

L’Arabie saoudite envisage de devenir le deuxième pays du monde arabe, après les Émirats Arabes Unis, à opter pour le nucléaire afin de diversifier ses sources d’énergie.
Les Émirats aussi se dotent du nucléaire

La première centrale des Émirats, construite par des Sud-Coréens, devrait entrer en fonctionnement en 2018 après des retards.

Les Émirats se sont engagés à ne pas enrichir l’uranium eux-mêmes et à ne pas retraiter les combustibles usés. Ryad envisage de se doter au total de capacités de production d’électricité d’origine nucléaire de 17,6 gigawatts d’ici 2032, soit l’équivalent de la production de 17 réacteurs standard.

De sources proches du secteur, on précise que la Corée du Sud, la Chine, la France, la Russie, le Japon et les États-Unis pourraient se disputer le contrat portant sur les deux premiers réacteurs.

Ouest France reuters

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