reeeeeverblu
17/02/2007, 11h40
WASHINGTON (AFP) - 16/02/2007 23h08 - Les accros aux téléphones portables et aux assistants numériques qui passent des heures scotchés à leur appareil pour parler ou taper des messages pourront désormais s'offrir des massages spéciaux pour leurs muscles endoloris.
Un nouveau mal est en train d'éclore appelé "le blackberry thumb" (le pouce du Blackberry) du nom de l'assistant numérique le plus populaire et dont l'utilisation sollicite surtout le pouce pour faire défiler ses courriels sur l'écran, a récemment indiqué l'association américaine des kinésithérapeutes.
Pour soulager les accros, un institut new-yorkais propose un massage spécial qui coûte 60 dollars, a indiqué à l'AFP Grace Gao Macnow, propriétaire du salon Graceful services.
"Nous nous concentrons sur les muscles sollicités des doigts, du dos, du cou et des bras", a-t-elle expliqué.
La chaîne hôtelière Hyatt propose des sessions d'une demi-heure pour 80 dollars dans 20 de ses hôtels aux Etats-Unis et organise aussi des sessions rapides de massages pour les hommes et femmes d'affaires pris soudainement de douleur pendant une conférence.
a bon entendeur... ;)
mais attention au canal carpien:
http://www.hopitalsaintlouis.org/Infos/main_canalcarpien.htm
(super page!)
LES SIGNES
Très fréquent, le syndrome du canal carpien touche le plus souvent la femme, à partir de la quarantaine.
Il se traduit par des engourdissements et des picotements, puis de véritables douleurs à la main, avec souvent des irradiations vers l’avant-bras, le coude ou même l’épaule. Ces signes sensitifs réveillent souvent la patiente pendant la nuit. Ils peuvent toucher un seul doigt ou plusieurs doigts, mais ils épargnent habituellement le petit doigt. Une ou deux mains peuvent être concernées.
Ces signes amènent généralement à consulter après quelques semaines ou quelques mois d’évolution.
Au stade évolué, une gêne apparaît lors des prises fines de la vie courante (boutonner les vêtements, coudre, ramasser les petits objets, etc.). Cette gêne est liée à la fois à l'insensibilité progressive du pouce et des doigts de la pince, et à la paralysie des muscles de la base du pouce, qui « fondent ».
LA CAUSE
Le syndrome du canal carpien est lié à la compression du nerf médian au poignet. Le nerf médian est celui qui conduit la sensibilité du pouce et des 2 ou 3 doigts voisins, et qui commande certains muscles de la base du pouce. Au niveau du poignet et du talon de la main, il rejoint la paume et les doigts en passant, avec les tendons fléchisseurs des doigts, dans le « canal carpien ». Ce canal est formé en arrière par les petits osselets du carpe, qui ont la forme d’une gouttière ; cette gouttière est fermée en avant par un ligament très épais, le « ligament annulaire antérieur du carpe ».
Le ligament annulaire antérieur du carpe
Le syndrome du canal carpien est lié à une augmentation de pression dans ce canal, pour une raison qui, dans la grande majorité des cas, est inconnue. Tout se passe simplement comme si le contenu de ce canal se retrouvait « à l’étroit ». Cela ne gêne pas le jeu des tendons fléchisseurs des doigts, mais cela perturbe la conduction du nerf médian, à l’endroit où il est comprimé par le ligament. A un stade ultime, la compression chronique du nerf peut finir par le laminer et le détruire complètement, de façon irréversible (voir photo).
LE DIAGNOSTIC
Dans la majorité des cas, l’interrogatoire suffit au diagnostic.
L’examen du médecin recherche – le plus souvent sans les trouver - des signes d’insensibilité des pulpes du pouce et des doigts, ainsi que des signes de paralysie et de fonte musculaire à la base du pouce. Il peut aussi rechercher à reproduire les signes sensitifs par des manœuvres spéciales.
Un électromyogramme (EMG) est le plus souvent prescrit, pour confirmer le diagnostic en retrouvant un ralentissement de la vitesse de conduction du nerf médian au canal carpien. Il permet aussi de chiffre l’importance de ce ralentissement. Il permet enfin de rechercher une atteinte associée d’un autre nerf sensitif de la main (le nerf cubital), et de rechercher une éventuelle atteinte du nerf médian à un autre niveau. Une atteinte « à double étage » est en effet possible, en particulier en cas d’arthrose cervicale.
Des radiographies du poignet, du cou peuvent être demandées.
TRAITEMENT
Trois possibilités :
Ne rien faire, et observer l’évolution. C’est le plus souvent ce qu’il faut faire lorsque les signes ont débuté depuis quelques semaines ou quelques mois, sans paralysie du pouce ni baisse de la sensibilité des doigts, et que la gêne reste supportable. Les signes peuvent en effet s’atténuer ou disparaître spontanément pendant plusieurs mois ou années, et il n’est donc pas utile d’opérer systématiquement.
Faire des infiltrations de corticostéroïdes au poignet, autour du nerf médian. C’est ce qu’on peut proposer si les douleurs sont importantes et que les signes ont débuté depuis moins d’un an. Ces infiltrations sont habituellement faites par les médecins rhumatologues. Bien qu’on ignore en fait leur mécanisme d’action (tout comme on ignore la cause du syndrome), les infiltrations soulagent dans 80% des cas les douleurs pendant quelques semaines. La réponse à l'infiltration confirme encore le diagnostic dans certains cas de doute, et permet de prévoir avec une grande probabilité l'efficacité du traitement chirurgical. Toutefois, l’infiltration ne fait disparaître les symptômes pendant plus d'un an que chez 20 % environ des patients. On est donc souvent conduit à envisager de répéter les infiltrations. Or les infiltrations répétées sont dangereuses, et 3 infiltrations semblent un maximum à ne pas dépasser pour éviter d’atrophier et de fragiliser les tendons autour du nerf.
Opérer. L’intervention chirurgicale est indiquée lorsque les signes évoluent depuis plus d’un an, que les signes sensitifs deviennent permanents ou s’aggravent, ou qu’il existe des signes moteurs ou sensitifs objectifs, ou que les signes de compression sont évolués sur l’électromyogramme, ou que les signes sensitifs réapparaissent après une ou deux infiltrations.
L’INTERVENTION.
L’intervention a pour but de décomprimer le nerf médian en sectionnant le ligament épais qui le recouvre. Il existe 2 façons de pratiquer cette décompression : la méthode classique, par une incision cutanée de 3 cm environ sur le talon de la paume, et la méthode endoscopique, par une ou deux incisions de 1 cm environ au poignet et à la paume. Si cette dernière méthode est en apparence plus séduisante, elle n’a pour l’instant pas fait la preuve de sa supériorité réelle sur la méthode classique, et il est démontré au contraire qu’elle présente plus de risques de blessure nerveuse. C’est la raison pour laquelle nous restons fidèles à la méthode classique.
Sur le plan technique, cette intervention peut être faite selon les cas sous anesthésie générale très brève ou sous anesthésie régionale (bloc plexique), avec un garrot pneumatique gonflé au bras pour éviter les saignements. Il s'agit simplement de libérer le nerf médian de sa compression en sectionnant complètement le ligament annulaire antérieur du carpe et quelques centimètres d'aponévrose antibrachiale en continuité ("ligament carpivolare"), et de vérifier la normalité du plancher et du contenu du canal carpien en commençant par le nerf lui-même.
Les principales étapes de l'intervention en images
1. Tracé de l'incision cutanée sur le talon de la main
2. Incision de la peau, et découverte du ligament annulaire antérieur.
3. Le ligament annulaire antérieur a été sectionné, et le nerf médian est visible au fond de l'incision.
Dans ce cas très évolué, le nerf médian apparaît laminé et retréci au fond de l'incision. Noter également la fonte des muscles à la base du pouce.
4. Le ligamentcarpivolare est sectionné sous la peau, vers l'avant-bras.
5. Suture de la peau.
6. Le pansement initial est relativement volumineux et rembourré.
Un nouveau mal est en train d'éclore appelé "le blackberry thumb" (le pouce du Blackberry) du nom de l'assistant numérique le plus populaire et dont l'utilisation sollicite surtout le pouce pour faire défiler ses courriels sur l'écran, a récemment indiqué l'association américaine des kinésithérapeutes.
Pour soulager les accros, un institut new-yorkais propose un massage spécial qui coûte 60 dollars, a indiqué à l'AFP Grace Gao Macnow, propriétaire du salon Graceful services.
"Nous nous concentrons sur les muscles sollicités des doigts, du dos, du cou et des bras", a-t-elle expliqué.
La chaîne hôtelière Hyatt propose des sessions d'une demi-heure pour 80 dollars dans 20 de ses hôtels aux Etats-Unis et organise aussi des sessions rapides de massages pour les hommes et femmes d'affaires pris soudainement de douleur pendant une conférence.
a bon entendeur... ;)
mais attention au canal carpien:
http://www.hopitalsaintlouis.org/Infos/main_canalcarpien.htm
(super page!)
LES SIGNES
Très fréquent, le syndrome du canal carpien touche le plus souvent la femme, à partir de la quarantaine.
Il se traduit par des engourdissements et des picotements, puis de véritables douleurs à la main, avec souvent des irradiations vers l’avant-bras, le coude ou même l’épaule. Ces signes sensitifs réveillent souvent la patiente pendant la nuit. Ils peuvent toucher un seul doigt ou plusieurs doigts, mais ils épargnent habituellement le petit doigt. Une ou deux mains peuvent être concernées.
Ces signes amènent généralement à consulter après quelques semaines ou quelques mois d’évolution.
Au stade évolué, une gêne apparaît lors des prises fines de la vie courante (boutonner les vêtements, coudre, ramasser les petits objets, etc.). Cette gêne est liée à la fois à l'insensibilité progressive du pouce et des doigts de la pince, et à la paralysie des muscles de la base du pouce, qui « fondent ».
LA CAUSE
Le syndrome du canal carpien est lié à la compression du nerf médian au poignet. Le nerf médian est celui qui conduit la sensibilité du pouce et des 2 ou 3 doigts voisins, et qui commande certains muscles de la base du pouce. Au niveau du poignet et du talon de la main, il rejoint la paume et les doigts en passant, avec les tendons fléchisseurs des doigts, dans le « canal carpien ». Ce canal est formé en arrière par les petits osselets du carpe, qui ont la forme d’une gouttière ; cette gouttière est fermée en avant par un ligament très épais, le « ligament annulaire antérieur du carpe ».
Le ligament annulaire antérieur du carpe
Le syndrome du canal carpien est lié à une augmentation de pression dans ce canal, pour une raison qui, dans la grande majorité des cas, est inconnue. Tout se passe simplement comme si le contenu de ce canal se retrouvait « à l’étroit ». Cela ne gêne pas le jeu des tendons fléchisseurs des doigts, mais cela perturbe la conduction du nerf médian, à l’endroit où il est comprimé par le ligament. A un stade ultime, la compression chronique du nerf peut finir par le laminer et le détruire complètement, de façon irréversible (voir photo).
LE DIAGNOSTIC
Dans la majorité des cas, l’interrogatoire suffit au diagnostic.
L’examen du médecin recherche – le plus souvent sans les trouver - des signes d’insensibilité des pulpes du pouce et des doigts, ainsi que des signes de paralysie et de fonte musculaire à la base du pouce. Il peut aussi rechercher à reproduire les signes sensitifs par des manœuvres spéciales.
Un électromyogramme (EMG) est le plus souvent prescrit, pour confirmer le diagnostic en retrouvant un ralentissement de la vitesse de conduction du nerf médian au canal carpien. Il permet aussi de chiffre l’importance de ce ralentissement. Il permet enfin de rechercher une atteinte associée d’un autre nerf sensitif de la main (le nerf cubital), et de rechercher une éventuelle atteinte du nerf médian à un autre niveau. Une atteinte « à double étage » est en effet possible, en particulier en cas d’arthrose cervicale.
Des radiographies du poignet, du cou peuvent être demandées.
TRAITEMENT
Trois possibilités :
Ne rien faire, et observer l’évolution. C’est le plus souvent ce qu’il faut faire lorsque les signes ont débuté depuis quelques semaines ou quelques mois, sans paralysie du pouce ni baisse de la sensibilité des doigts, et que la gêne reste supportable. Les signes peuvent en effet s’atténuer ou disparaître spontanément pendant plusieurs mois ou années, et il n’est donc pas utile d’opérer systématiquement.
Faire des infiltrations de corticostéroïdes au poignet, autour du nerf médian. C’est ce qu’on peut proposer si les douleurs sont importantes et que les signes ont débuté depuis moins d’un an. Ces infiltrations sont habituellement faites par les médecins rhumatologues. Bien qu’on ignore en fait leur mécanisme d’action (tout comme on ignore la cause du syndrome), les infiltrations soulagent dans 80% des cas les douleurs pendant quelques semaines. La réponse à l'infiltration confirme encore le diagnostic dans certains cas de doute, et permet de prévoir avec une grande probabilité l'efficacité du traitement chirurgical. Toutefois, l’infiltration ne fait disparaître les symptômes pendant plus d'un an que chez 20 % environ des patients. On est donc souvent conduit à envisager de répéter les infiltrations. Or les infiltrations répétées sont dangereuses, et 3 infiltrations semblent un maximum à ne pas dépasser pour éviter d’atrophier et de fragiliser les tendons autour du nerf.
Opérer. L’intervention chirurgicale est indiquée lorsque les signes évoluent depuis plus d’un an, que les signes sensitifs deviennent permanents ou s’aggravent, ou qu’il existe des signes moteurs ou sensitifs objectifs, ou que les signes de compression sont évolués sur l’électromyogramme, ou que les signes sensitifs réapparaissent après une ou deux infiltrations.
L’INTERVENTION.
L’intervention a pour but de décomprimer le nerf médian en sectionnant le ligament épais qui le recouvre. Il existe 2 façons de pratiquer cette décompression : la méthode classique, par une incision cutanée de 3 cm environ sur le talon de la paume, et la méthode endoscopique, par une ou deux incisions de 1 cm environ au poignet et à la paume. Si cette dernière méthode est en apparence plus séduisante, elle n’a pour l’instant pas fait la preuve de sa supériorité réelle sur la méthode classique, et il est démontré au contraire qu’elle présente plus de risques de blessure nerveuse. C’est la raison pour laquelle nous restons fidèles à la méthode classique.
Sur le plan technique, cette intervention peut être faite selon les cas sous anesthésie générale très brève ou sous anesthésie régionale (bloc plexique), avec un garrot pneumatique gonflé au bras pour éviter les saignements. Il s'agit simplement de libérer le nerf médian de sa compression en sectionnant complètement le ligament annulaire antérieur du carpe et quelques centimètres d'aponévrose antibrachiale en continuité ("ligament carpivolare"), et de vérifier la normalité du plancher et du contenu du canal carpien en commençant par le nerf lui-même.
Les principales étapes de l'intervention en images
1. Tracé de l'incision cutanée sur le talon de la main
2. Incision de la peau, et découverte du ligament annulaire antérieur.
3. Le ligament annulaire antérieur a été sectionné, et le nerf médian est visible au fond de l'incision.
Dans ce cas très évolué, le nerf médian apparaît laminé et retréci au fond de l'incision. Noter également la fonte des muscles à la base du pouce.
4. Le ligamentcarpivolare est sectionné sous la peau, vers l'avant-bras.
5. Suture de la peau.
6. Le pansement initial est relativement volumineux et rembourré.