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La Danse orientale

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  • La Danse orientale

    La Danse orientale, danse du ventre, The belly danse, ou Baladi, pour les occidentaux est l'une des meilleures danses , ne peut etre dansé qu'avec une musique arabe...et que juste les femmes la dansaiient.
    Elle est reconnue comme l'une des plus anciennes danses du monde surtout dans les pays du Moyen-Orient et du Maghreb (Égypte, Syrie, Liban, Turquie, Maroc,Tunisie, et Algérie)

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    Dans toutes les civilisations brillantes (pharaonique, grecque, mésopotamienne, arabe, indienne…) la danse et la musique jouaient un rôle non négligeable dans la vie quotidienne, et l’on pratiquait de nombreux cultes religieux en l’honneur des dieux. Il existait également une croyance fort répandue selon laquelle la femme, concevant la vie, possédait un pouvoir magique. Ainsi, en l’honneur de la « déesse mère », les femmes exécutaient des danses de fertilité.
    Au fil du temps, et avec la naissance de nouvelles religions (judaïsme et christianisme) prônant l’existence d’un dieu unique, ces rituels sacrés vinrent à disparaître. En effet vénérer plusieurs dieux allait à l’encontre du fondement de ces deux religions. Les nouvelles règles imposées par celles-ci, et la conquête de l’Islam furent certes un obstacle à toute danse, mais instinctivement les femmes surent préserver certains rituels chantés et dansés, et ce de génération en génération.
    Ainsi, de Bagdad à Cordoue, en passant par le Caire, il existait des danseuses, dont la plupart étaient des esclaves. Très belles, elles devaient maîtriser l’art du chant, du poème et de la danse. Plus proche de nous au 18ème et 19ème siècle, on distinguait en Egypte plusieurs styles de danse : la danse des dames (en arabe hawanem). Celles-ci, issues de la classe aisée n’étaient pas des professionnelles, mais exerçaient l’art de la danse avec beaucoup de finesse et d’élégance, dans des endroits fréquentés uniquement par des femmes : les hommes ainsi que les étrangers n’étaient admis en aucun cas ! Les femmes qui exerçaient le métier de danseuse faisaient partie de la tribu tsigane des Ghawazi, installée en Haute-Egypte. Elles dansaient pour le petit peuple, et n’avaient pas une bonne réputation, contrairement aux almées (en arabe awalem) qui étaient aussi des danseuses professionnelles, mais plus respectées par le public.
    C’est au 19ème siècle, durant l’expédition de Bonaparte en Egypte que pour la première fois on utilisa le terme de « danse du ventre ». En effet, seuls les mouvements du bassin, des hanches ainsi que du ventre parfois dénudé de ces fameuses almées ou ghawazi ne retinrent l’attention de ces soldats en quête d’exotisme.
    La danse orientale va connaître une évolution sans précédent dans toute son histoire à partir du début du 20ème siècle. Une femme d’origine syro-libanaise, nommée Badia Masabni entrepris d’ouvrir le plus grand casino au Caire, le « Casino-Opera », offrant des spectacles de qualité à un public colonial, touristique, et à l’aristocratie égyptienne.
    Badia Masabni envisagea de développer une danse plus sophistiquée, et plus raffinée que la danse des ghawazi et des almées, en utilisant des éléments nouveaux tel un décor somptueux, une plus large utilisation de l’espace, un vocabulaire technique plus riche, (inspiré du folklore ainsi que des bases de danse classique) l’introduction du voile et du costumes deux pièces à sequins, inspirés tous deux du style hollywoodien.
    Ainsi naît le Raks Sharki, que l’on traduit par « danse orientale », danse inspirée de l’orient et de l’occident, beaucoup plus riche et plus technique son ancêtre Raks Baladi (danse populaire ou citadine).
    Les années 30-40 constitueront l’age d’or de la danse orientale en Egypte. De célèbres artistes comme Samia Gamal et Tahia Carioca firent leurs premiers pas au « Casino-Opera » et rendirent célèbres la danse orientale également grâce aux comédies musicales.
    Le « Casino-Opera » étaient un passage obligé qui permettait à toute danseuse, chanteur ou musicien d’atteindre une certaine notoriété. Farid El Atrache, célèbre chanteur égyptien, fit ses premiers pas au casino de Badia Masabni.
    L’ère du « Casino-Opera » est révolue et des générations de danseuses se sont succédées depuis cette période : celle de Nagwa Fouad, Sohair Zaki, Mona Saïd, Fifi Abdou, Lucy, Dina. Mais danser dans une société où l’intégrisme augmente relève d’un véritable parcours du combattant, aussi certaines danseuses préfèrent abandonner leur carrière et porter le voile. A l’heure actuelle Fifi Abdou reste la danseuse la plus populaire. Depuis le début des années 80, l’occident connaît un véritable engouement pour la danse orientale. Ayant subie une grande évolution, la danse orientale est devenue très technique, avec beaucoup de déplacements, jeux de hanches, utilisation de chaque partie du corps de façon isolée, ondulations du bassin, utilisation d’accessoires relevant du folklore égyptien.
    Elle est enseignée au même titre que la danse classique, le jazz, dans un style académique.
    Nous sommes bien loin de la « danse du ventre » de l’époque coloniale de Bonaparte !!!
    La danse orientale entre dans une nouvelle ère de son histoire, et elle gagne de plus en plus en reconnaissance grâce aux artistes actuels qui tentent de relever son niveau dans le monde entier.

    Mais la danse orientale proprement dite possède des origines très floues. Certaines sources prétendent que la danse orientale provient plus ou moins directement de l'Inde. Cette version est très contestée dans les pays du Maghreb. L'Egypte pense être l'origine de cet art. Il faut reconnaître que beaucoup de choses de l'orient (langue, culture, arts...) semblent provenir de ce pays. D'autre sources attribuent les origines de la danse orientale à la Perse, à Sumer, à Babylone ou à la Turquie. Certains prétendent même que la danse orientale était un art provenant des prêtresses des civilisations antiques et matriarcales. La religion aurait été l'apanage des femmes qui auraient utilisé la danse comme un moyen de prière. Ces même sources affirment qu'il y aurait eu un conflit terrible entre le matriarcat et le patriarcat. Les sociétés patriarcales auraient, à la suite de leurs victoires, supprimés aux femmes tout pouvoir de décision, toute possibilité d'accéder à des postes importants des religions d'hommes et se seraient évertués à créer un amalgame malsain entre la danse et les femmes.

    Article publié sur Internet par C.Chatel (blog)
    Dernière modification par Al-Fares, 18 février 2007, 05h25.

  • #2
    merci pour l'article el fares, très intéréssant

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    • #3
      Il y a pas de quoi....loodemila.

      Voici pour toi, une autre danse orientale, que j'ai toujours aimé

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      • #4
        merci moi aussi j'aime beaucoup

        j'ai remarqué que les tenues des danseuses de ventre sont inspirées des tenue indienne

        d'après mon umble la théorie qui dit que l'origine de la danse du ventre est plus juste car les danses indiennes est art très anciens et l'inde a énormément influancée le monde (et réciproquement)

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