PDA

Voir la version complète : Interdiction des importations : Les algériens face aux pénuries en 2018


Agadiri
03/01/2018, 18h52
Dans un contexte de crise économique marqué par une baisse brutale des cours du pétrole et une baisse drastique des réserves de changes, le gouvernement a cherché par tous les moyens à réduire la dépendance du pays aux importations et d’équilibrer la balance commerciale. A cette fin, le gouvernement a pris des mesures draconiennes en termes de commerce extérieur en décidant de mettre en œuvre des régimes de licences d’importation de produits et de marchandises, à commencer par les véhicules de tourisme, le ciment et les produits électroménagers.

Instauré en 2016 pour limiter les importations, le régime des licences d’importation n’a pas donné les résultats attendus. En effet, les importations n’ont pas diminué d’une façon significative. Durant les onze premiers mois de 2017, les importations de l’Algérie se sont établies à 41,8 milliards $, contre 42,8 milliards $ à la même période de 2016, soit une baisse de 2,1 %, selon les récents chiffres des Douanes.

MDI MBA 2018

Le processus de mis en place de ce régime des licences d’importation a démontré l’improvisation des gouvernements concernant les critères d’attribution de quotas et les secteurs d’activité concernés par ces licences, puisque peu de temps après leur instauration, on a enregistré des pénuries de plusieurs produits sur le marché national qui a été incapable de répondre aux besoins des consommateurs algériens. Pour y remédier, le gouvernement a décidé de mette en place des plans anti-pénurie.

Lire aussi: Pénuries, spéculations et vie chère en perspective : Faut-il craindre le syndrome vénézuélien ?

Le gouvernement a décidé d’instaurer les licences d’importation d’une façon unilatérale, sans se soucier des interrogations des opérateurs économiques et de leurs inquiétudes. En effet, plusieurs industriels se sont retrouvés sans matière première pour faire fonctionner leurs unités de production et approvisionner le marché local.

Le secteur de l’automobile semble être le plus touché par ces licences d’importation, décidée tous azimuts. Depuis décembre 2015, date à laquelle le gouvernement a décidé d’imposer les licences d’importation sur les véhicules, l’Algérie n’importe plus de véhicules et les concessionnaires ont puisé dans leurs anciens stocks pour satisfaire une demande en constante croissance. En réalité, le gouvernement a commencé à attribuer les licences d’imploration en mars 2016. Cette situation a mis sous tension le secteur de l’automobile engendrant une flambée des prix des véhicules neufs. En parallèle, le marché de l’occasion a explosé et les vielles voitures ont retrouvé une seconde vie à des prix exorbitants.

Le gouvernement qui s’est lancé dans le montage et l’assemblage de véhicules en Algérie. Là encore, cette décision démontre l’improvisation du gouvernement, ne s’est pas demandé si le pays dispose d’un tissu industriel et d’un réseau de sous-traitants. Encore une fois, on a mis la charrue avant les bœufs, permettant ainsi à certains concessionnaires de faire des profits sans le retour sur investissement grâce à un cahier des charges « bidouillé » et sans vision stratégique.

Depuis l’institution de ce régime de licences, l’anarchie règne, cela a conduit le gouvernement à mettre un terme, dès janvier 2018, à ce régime d’importation mais en contrepartie, la pénurie et la spéculation sur les prix qu’elle charrie, risque également de s’installer. L’année 2018 va de toute évidence être une année dure pour les algériens qui passent d’une situation de profusion à celle de manque.

galaxy
04/01/2018, 12h08
Le gouvernement a t'il tort ou raison comme importer la mayonnaise quand nous avons les œufs l'huile et des chercheurs d’emplois

samii
04/01/2018, 13h37
Si c'est pour importer la mayonnaise la moutarde....et ces sœurs
Alors bienvenue pour la pénurie

LockDown
04/01/2018, 13h55
Le gouvernement a t'il tort ou raison comme importer la mayonnaise quand nous avons les œufs l'huile et des chercheurs d’emplois

Encore faudrait-il la produire convenablement et en quantité suffisante à un prix compétitif. Si les importateurs l'importent c'est pour combler un manque.

jawzia
04/01/2018, 14h02
Les algériens face aux pénuries en 2018
Mince !!! Et de quels produits, il s'agit ?
Le secteur de l’automobile semble être le plus touché par ces licences d’importation
Hahaha ! La belle jambe.

Agadiri
04/01/2018, 14h18
Un exemple des produits :

Algerie : L'austérité touche le marché du médicament (http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=414742)

Sans oublier la fameuse banane à l'unité :

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ-sLHDNGeZobrCbYYtP-jz2mDE62Dog1qCUnZtDISymwJ8s4VS

ou encore le lait...

Lait : chaînes interminables à Blida
le 18-12-2017

La pénurie de lait en sachet dans la wilaya de Blida perdure et le lait revient à celui qui se lève tôt qui a de la patience pour faire une chaîne interminable. Ainsi, le lait subventionné par l’État se fait rare et l’usine de Coletal de Birkhadem ne répond plus à la demande des consommateurs et des crémeries spécialisées dans la vente de lait caillé et du petit-lait. Tous les indices indiquent que l’État veut retirer cette subvention de soutien aux consommateurs de la classe faible et moyenne pour laisser libre cours aux transformateurs de lait en poudre privé lesquels imposent leur diktat. Sinon comment expliquer que la wilaya de Blida, qui se trouve au cœur de la Mitidja, n’a aucune usine de transformation de lait en poudre.

Les conséquences de la vente de la laiterie Giplait de Beni Tammou au privé se fait sentir aujourd’hui. Cette usine, qui alimentait cinq wilayas du Centre, ne produit plus de lait en sachet et ce sont les distributeurs des wilayas de Tizi Ouzou et Médéa qui alimentent la wilaya. Ironie du sort, c’est que le siège de l’Onil se trouve dans la wilaya de Blida et plus précisément à Boufarik occupant les structures de l’usine de la Jucope. Cet office national qui n’arrive plus à “maîtriser” la distribution de la poudre de lait aux transformateurs de lait, provoque le désordre dans la distribution de lait.
Une question s’impose : où va la poudre de lait ? La réponse n’est sûrement pas chez les distributeurs comme veulent nous faire croire les services de contrôle, elle est plutôt ailleurs.

jawzia
04/01/2018, 14h22
Sans oublier la fameuse banane à l'unité :
:mrgreen: Tu veux de la banane ? Surveille le prochaine discussion qui sera postée.

Agadiri
04/01/2018, 14h26
La banane.. est mon cadeau bien emballé pour toi.

Toi qui cherchais des exemples de produits, alors que les exemples de pénurie sont légion et visibles sur le terrain pour ceux qui vivent en Algerie.

annabideparis
04/01/2018, 17h14
C'est vrai que les penurie de medicament au Maroc se nomment "rupture de stock"?
"Les médias nationaux reviennent avec insistance sur la question de la pénurie de médicaments au niveau de certains hôpitaux et officines au Maroc, ce qui a fait réagir, ce jeudi 3 août, le ministère de la Santé qui a tenu à faire la nuance entre pénurie et rupture de stock de médicaments. Il dément, ainsi, la première accusation et reconnaît la seconde, ce qui fait dire au quotidien Al Ahdath Al Maghribia, daté du vendredi 4 août, que le département de Houcine Louardi «reconnaît enfin la pénurie de certains médicaments dans les hôpitaux et pharmacies»."
Kiosque360

Lait : chaînes interminables à Blida

Sinon dans le reste de l’Algérie il y a du lait?Bien sur sauf a Blida si on se lève pas tot.

Agadiri
05/01/2018, 09h14
une rupture de stock momentanée peut se produire n'importe où, pour un produit ou deux..

Les pénuries sont fréquentes et récurrentes en Algerie, au point de devenir normales, et touchent tous les domaines imaginables : même l'eau.


Sinon dans le reste de l’Algérie il y a du lait?Bien sur sauf a Blida si on se lève pas tot.
Chlef aussi...

Chlef : Pénurie de lait subventionné

A quoi est due la tension sur le lait pasteurisé qui persiste partout à travers la wilaya ? Est-ce un problème de distribution ou de réduction des quotas de la poudre de lait importée ?

Si un certain déséquilibre est constaté entre l’offre et la demande en raison du rush des consommateurs sur les points de vente, il ne peut en revanche expliquer le fond des perturbations récurrentes enregistrées dans la distribution de ce produit. Pour des professionnels du secteur, l’origine du problème se situe plus en amont, c’est-à-dire au niveau de l’Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers (ONIL) et des services chargés du contrôle des quantités produites par les laiteries existantes

Alger..


La crise du lait en sachet est-elle vraiment «passagère» ou relève-t-elle de simples «perturbations» en matière de distribution et de quantité de production par rapport à la forte demande comme c’est soutenu officiellement ?

M. Kebci - Alger (Le Soir) - Ces images de chefs de famille, se levant aux aurores pour faire la queue devant l’épicier du quartier, ou carrément devant une laiterie, en quête d’un sachet de lait, devenu «magique» par la force de sa «pénurie», qui s’offrent devant nos yeux depuis des semaines sont là pour nous replonger dans la triste époque des pénuries tous azimuts du milieu des années 1990.

Une corvée en bonne et due forme avec, en sus, le risque de revenir à la maison bredouille ou de se faire «imposer» d’autres produits alimentaires dont on n’a nullement besoin dans une opération de vente concomitante à laquelle recourent certains épiciers indélicats. Ceci quand le tant convoité sachet de lait n’est pas acquis au prix fort.

Alors, s’agit-il de «simples perturbations» comme le soutiennent les voix officielles ou les retombées de la politique d’austérité, avec notamment, son corollaire, la réduction des factures d’importation dont celle de la poudre de lait comme l’affirment les intervenants et la vox populi ? Dans la première version, chacun des acteurs et des intervenants de la filière lait rejette la responsabilité de cette pénurie sur les autres dans une «farce» dont le simple citoyen semble être le dindon.

La question que tout algerien doit se poser est :

Pourquoi diable en 2018, doit-on se lever aux aurores, et faire une queue immense pour espérer avoir du lait, sans la garantie qu'il en reste ?

Et circonstance aggravante.. dans un pays riche en hydrocarbures.

ALG2020
05/01/2018, 09h49
Vous auriez pas un peu de farine à nous dépanner par hasard ?

Kech
05/01/2018, 14h41
mrahba. nous en produisons 3 fois plus, donc oui, on peut

fortuna
05/01/2018, 15h00
Pourquoi diable en 2018, doit-on se lever aux aurores, et faire une queue immense pour espérer avoir du lait, sans la garantie qu'il en reste ?Le monsieur se base sur un article tronqué de 2017 qui fait état d'un petit dysfonctionnement, plutôt rare concernant le lait, et réglé depuis, pour se projeter en 2018 avec des élucubrations de politique fiction.

Décidément, la formation des propagandistes makhzéniens laisse à désirer ces derniers temps...

Maximo
05/01/2018, 15h09
Pourquoi diable en 2018, doit-on se lever aux aurores, et faire une queue immense pour espérer avoir du lait, sans la garantie qu'il en reste ?


Il faut préciser qu'il s'agit de lait subventionné qui ne coute que 0.2 Euro le Litre. Sinon pour ceux qui font la grasse matinée, ils trouveront tous les autres sortes de laits.

ALG2020
05/01/2018, 15h31
C’est exactement ce que je voulais dire Maximo, c’est le lait en sachet subventionné qui est parfois en rupture ! Mais les yens se jettent sur cette information incomplète comm d’habitude ....Sinon Y’a du très bon lait frais produit 100 % Dz comme Hodna de msila http://hodna-lait.com/logo.png

Cookies