PDA

Voir la version complète : Essais Nucléaires De Reggane


Necromancer
19/02/2007, 04h01
ESSAIS NUCLÉAIRES DE REGGANE
Le témoignage d’un professeur irakien
Actualité (Lundi 19 Février 2007)


Au cours de la conférence animée hier à au Petit Théâtre de Aïn Témouchent, le professeur Kadem Aboudi, d’origine irakienne, chercheur et physicien à l’université d’Oran, a souligné que les treize essais nucléaires effectués dans le Sud algérien et déclarés par le France, en particulier la région de Reggane, étaient, en réalité, menés conjointement avec la collaboration d’Israël.
Des signes non trompeurs on été relevés lors des recherches effectuées dans la région et qui ont duré cinq années, comme la présence du badge d’entrée à la base militaire qui portait le signe de l’emblème hébreu que l’assistance a eu le privilège de découvrir lors de la projection du documentaire ou encore d’après les témoignages des survivants du langage utilisé par les officiers militaires au moment de ce regrettable événement. Il dira en substance que l’Algérie n’a de compte à régler ni avec Israël ni avec la France. Si le dossier reste ouvert, c’est parce que ces essais continuent à faire ravage parmi le peuple algérien.
Le professeur Kadem préfère utiliser l’expression de “l’enfer nucléaire de Reggane” aux lieu et place de “essais nucléaires”. Le conférencier estime que ces essais, qui ont pris pour nom gerboise blanche, puis gerboise bleue et enfin gerboise verte en raison de la spécificité de chaque opération, continuent de faire des victimes jusqu’à l’heure actuelle et dont le champ de nuisance des radiations s’étale jusqu’aux États-Unis d’Amérique. Le 31 mars 1961, une bombe de 10 tonnes a explosé lors de l’opération gerboise verte. “Qu’en est-il alors pour le peuple algérien dont le taux d’atteinte de cancer ne cesse d’augmenter chaque année ?” s’interrogea-t-il. Sur un autre registre, le professeur Kadem, qui a à son actif la publication de pas moins de 34 ouvrages sur le sujet, fera remarquer que le France ne remettra jamais les archives ni les chiffres de ces essais, qui ont consommé quelque 120 tonnes de plutonium et d’uranium, soit six fois plus que la bombe d’Hiroshima, aux autorités algériennes et que ces archives sont considérées comme faisant partie de la stratégie du pays donc un secret d’État.
Aussi, lors de son intervention, ce dernier a évoqué la terreur et le terrorisme des pays occidentaux menés contre certains pays. Pour lui, les radiations existent toujours dans cette région de Reggane et qui continuent de faire ravage. Il cite comme exemple le seul chameau qui existe dans tout Reggane.
Les prétendus nettoyages de cette partie de l’Algérie profonde utilisés par la France ne sont que de la poudre aux yeux. Selon lui, rien n’arrête le déplacement des radiations que le sable, qui est constamment en mouvement, véhicule à longueur d’année.
Enfin, le Pr Kadem clôturera son intervention en déclarant que ce dossier ne concerne pas uniquement les historiens et que c’est une affaire qui concerne tous les citoyens algériens à travers les associations sur la protection de l’environnement, le monde de l’éducation, de la culture et de la santé qui devront se solidariser pour se prémunir des dangers qui pèsent sur leur santé.


M. Laradj
Liberte

Cookies