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Pomaria
01/03/2018, 20h09
Santé : plus de 500 plaintes pour erreurs médicales

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Selon le professeur Bekkat Berkani, président de l’Ordre des médecins, les erreurs médicales en Algérie ont pris de l’ampleur ces derniers temps. Elles se produisent essentiellement dans les cliniques privées.

« On reçoit des dizaines de plaintes par jour dont la majorité arrivent de patients qui ont suivi leurs traitements dans des cliniques privées. Il y a 500 plaintes pour erreurs médicales déposées contre des médecins, des chirurgiens, des ophtalmologues et dix cliniques privées ont été fermées », affirme le Pr Bekkat.

Selon lui, l’ampleur réelle du phénomène n’est toujours pas connue en l’absence de statistiques fiables. Certes, de plus en plus de victimes ou leurs proches déposent plainte, mais combien de parturientes mortes pour une fausse couche ou de personnes amputées par erreur, ceux qui ont perdu un œil suite à une opération chirurgicale et dont les familles ont accepté facilement le fait l’adossant au « maktoub » ? »

Pour ce qui est de la situation dans le secteur de la santé, le professeur Bekkat l’a qualifié de « catastrophique » et pour remédier à la situation, il faut que « l’Etat mobilise d’énorme ressources financières, mais aussi des gestionnaires de qualité ».

Abordant la question des médecins résidents, le Pr Bekkat affirme: « La grève nous a ouverts les yeux sur l’importance de cette catégorie du personnel de la santé et son rôle dans les hôpitaux publics, en particulier dans les blocs opératoires. Ils ont subi toutes les charges. »

A. Bourim - Algerie monde infos

mertaw
02/03/2018, 23h07
Ils faut des associations de famille de malade honnete , et compétente qui se portera partie civile pour que les plaintes aboutissent à des changement de pratique .
Malheuresement il ya un autre point noire , la justice est corrompu , et si vraiment un dossier est bien ficelé , c'est celui qui est en bas de la chaine qui va payer lourdement

Pomaria
03/03/2018, 00h45
Salem mertaw

il faut aussi que les pouvoirs publics définissent un cahier des charges avec des règles minimales strictes que les hopitaux et cliniques doivent se conformer, et qui définisse la manière dont ils doivent tracer leurs activités, pour assurer une transparence totale dans la gestion de leur structure, dans la fourniture de services aux usagers, et dans l'application des normes minimales de sécurité au jour le jour.

Parce que de ce coté là, c'est le noir le plus complet, et par conséquent le laxisme le plus total.
Ce vide juridique laisse le champ libre à une irresponsabilité criminelle de certains praticiens. Et donc, chacun gère sa structure à sa sauce, sans respect ni de l'usager, ni des règles minimales de déontologie et de sécurité.

Et si l'état oblige les strcutures de santé à suivre scupuleusement ce cahier de charge ainsi défini, le chef de service sera obligé de décliner ces règles parmi les membres de son service, pour définir la responsabilité de chacun dans la bonne exécution de la mission qui leur incombe.

Ainsi, il sera aussi obligé de tracer et enregistrer les infos concernant l'exécution de chaque acte médical, de manière à mettre chacun face à ses responsabilités.

panshir
03/03/2018, 12h16
Et les plaintes pour erreurs médicales dans les hopitaux publics? Le mektoub?

C'est le privé qui est surtout montré du doigt pour la diversion.;)

Megane
03/03/2018, 12h22
Panshir Bonjour

Dans les hôpitaux public on tue à tour de bras, dans l'indifférence totale.
On y rentre sur ses jambes et on en ressort allongé emballédans un vulgaire tissu blanc.

Les algériens meurent comme des mouches dans les hôpitaux, mais tout le monde s'en fout, le mektoub est là pour cacher les horreurs, l'incompétence et l'absence d'humanité des soignant qui ne méritent pas çe nom.

Horrible réalité d'un pays qui se laisse complètement engloutir par la médiocrité, le fatalisme et l'indifférence .

democracy
03/03/2018, 14h47
Les erreurs médicales restent quasiment toutes impunies car la corruption est le maître mot.

Des gens perdent des proches chers et restent impuissants devant la justice.

La justice khorotesque !

Pomaria
03/03/2018, 14h55
democracy Les erreurs médicales restent quasiment toutes impunies car la corruption est le maître mot.

Des gens perdent des proches chers et restent impuissants devant la justice.

La justice khorotesque !

voila, touché du doigt le vrai problème dans nos pays

Megane
03/03/2018, 15h15
Pomaria bonjour,

Tout le monde est complice, le peuple qui se laisse masssacrer, les medecins, infirmier et autres soignants devenus sans cœur et sans conscience à vivre comme des animaux juste pour manger dormir et se reproduire et tout le long de l'échelle sociale on retrouve le même schéma : on cultive la médiocrité et le je m'en foutisme.
L'égoïsme le Takhti rassi a mené les algériens là où ils sont.

Les algériens ont le système qu ´ils méritent.

bonale
03/03/2018, 15h32
Les algériens ont le système qu ´ils méritent
Je confirme que je connait pas mal d'algerien qui n'aiment pas ce casser la tête,verifier et reverifier lol,ca vient de l'histoire lol? par exemple ils elles baissent les bras quand c'est au mieux,sinon ils elles ne veulent pas se bouger lol

Dandy
03/03/2018, 15h36
Parmi les éléments qui compromettent les suites judiciaires, il convient de noter l'aversion généralisée pour les autopsies. Généralement, les gens ne veulent pas pas voir leurs défunts subir une autopsie et cela tend à mettre un point final à toute embryon d'enquête.

Dandy
03/03/2018, 15h44
il faut aussi que les pouvoirs publics définissent un cahier des charges avec des règles minimales strictes que les hopitaux et cliniques doivent se conformer, et qui définisse la manière dont ils doivent tracer leurs activités, pour assurer une transparence totale dans la gestion de leur structure, dans la fourniture de services aux usagers, et dans l'application des normes minimales de sécurité au jour le jour.

+1

Je ne suis pas dans le domaine mais des amis qui ont rejoint les hôpitaux algériens après des années à l'étranger (généralement dans le cadre du service civil en vue de rejoindre le privé) semblent tous unanimes dans leur constat : il n'y a aucune obligation de rentabilité contrairement à l'étranger (le nombre de gestes à effectuer chaque jour quand les plateaux le permettent, le coût pour l'hôpital en cas de mauvaise opération à reprendre...etc.) et beaucoup de médecins semblent prendre des libertés funestes avec la vie des patients (aucun respect des protocoles ou carrément ignorance desdits protocoles et expérimentation sur les patients, désinvolture de certains médecins, peu de réunions de débriefing...etc.).

Ce qu'ils ont par ailleurs noté était le manque de sérieux des médecins durant les colloques auxquels ils étaient invités (apparement, ils préfèreraient faire du tourisme après la première journée) ainsi que le manque de vision de certains chef de services (pour continuer à diriger le services, ils s'arrangent pour être les seuls à apprendre certaines techniques et suivre certaines formations alors qu'ils ont un âge proche de la retraite. La transmission qui devrait se faire à l'issue d'une formation n'est pas assurée dans la mesure où certains refuseraient d'enseigner certains gestes à leurs subalternes). Quant à la collusion d'intérêt entre le public et le privé, elle atteindrait des proportions alarmantes (le personnel, médecins compris, joueraient les rabatteurs auprès de certaines cliniques en prétendant qu'il y a des manques d'équipements et de consommables même quand ses derniers sont disponibles). Quant à la gestion des hôpitaux, elle serait parfois kafkaïenne avec des Directeurs qui se prennent pour des médecins et se mêlent de choses qui dépassent leur compétence et des médecins qui, de leur côté, se prennent pour des administratifs et se mêlent de choses qui ne sont pas de leur ressort...Chacun se renvoyant la responsabilité des insuffisances et des manquements.

Allah A'alem. Je rapporte ce que j'ai souvent entendu de la part des médecins eux-mêmes.

panshir
03/03/2018, 18h31
Dandy bonjour,

"Généralement, les gens ne veulent pas pas voir leurs défunts subir une autopsie et cela tend à mettre un point final à toute embryon d'enquête."

Y a toujours le refrain "mektoub" qui va influencer dans la décision.

Pour les dons d'organes, ça doit etre très rare, comment font-ils dans les hopitaux? ;)

Le British
03/03/2018, 18h54
Pour les dons d'organes, ça doit etre très rare, comment font-ils dans les hopitaux?

le systeme algerien est trop primitif en ce qui concerne le don d'organes.
les algeriens etant trop religieux, il leur est interdit de toucher aux morts, il s'agit la d'un sacrilège, les imams et les mufti l'interdisent en algerie.
le don d'organes en algerie, se fait juste entre membres de la meme famille jamais a partir d'un cadavre algerien.
meme les cornées qu'on implante en algerie dans les chu ou cliniques privées viennent de l'etranger, et les patients doivent attendre longtemps avant de recevoir une greffe.
l'islam des algeriens est trop obscurantiste dans cette question de don d'organes et les mentalités algeriennes ne changeront pas d’aussitôt.

Pomaria
03/03/2018, 18h57
Le British les algeriens etant trop religieux, il leur est interdit de toucher aux morts, il s'agit la d'un sacrilège, les imams et les mufti l'interdisent en algerie.

comment tu te permets d'énoncer une telle affirmation ?

et en généralisant en plus ??

mertaw
03/03/2018, 18h58
Salam Pomaria

il faut aussi que les pouvoirs publics définissent un cahier des charges avec des règles minimales strictes que les hopitaux et cliniques doivent se conformer, et qui définisse la manière dont ils doivent tracer leurs activités, pour assurer une transparence totale dans la gestion de leur structure, dans la fourniture de services aux usagers, et dans l'application des normes minimales de sécurité au jour le jour.

c'est ce qu'on appelle en France " acreditation ou certification" et concerne tout :hopitaux, cliniques, labot, centre radiologie

Le British
03/03/2018, 19h12
comment tu te permets d'énoncer une telle affirmation ?

et en généralisant en plus ??

ne crains rien, les américains ne vont pas venir te bombarder :lol:

Pomaria
03/03/2018, 19h57
salem metaw c'est ce qu'on appelle en France " acreditation ou certification" je ne suis en rien spécialiste dans le domaine médical, mais le terme certification pour veux plutot dire pour moi: "être apte à réaliser une activité".
Si c'est le cas, ce n'est vraiment pas ce que je ceux dire ici.

Ce que je veux dire ici, par "cahiers des charges": c'est une sorte de contrat de service entre les pouvoirs publics et les structures de santé qui leur exige l'exécution et le tracage (enregistrement) systématique d'un certain nombres de process et exéciution de règles minimale déontologique, sécuritaire et réglementaire, de manière à permettre à l'état à travers des organismes tiers de confiance (étatique ou pas), de suivre en temps réel, de vérifier et valider à tout moment, la conformité de ces établissements aux régles du cahier des charges, et pourquoi pas, remonter des anomalies et des dysfonctionnements.

Le tracage des actes médicaux (Quand, Qui, que, Quoi, comment, pourquoi, quand, et avec quoi) permettra ainsi à ces organismes tiers de donner de la visibilité (transparence) dans leur fonctionnement

L’exécution des actes étant systématiquement tracées, personne ne peut se dérober de ses responsabilités. Et tout manquement, blocage ou dysfonctionnement sera facilement identifiable et les responsabilités engagées.

mertaw
03/03/2018, 22h32
Pomaria
je ne suis en rien spécialiste dans le domaine médical, mais le terme certification pour veux plutot dire pour moi: "être apte à réaliser une activité".
non
c'est exactement ce que tu veux dire .
Exp pour qu'un service d'urgence soit autorisé (certifié ou acredité) il ya un cahier de charge qui doit etre respecté .
En il ya une comité d'expert qui vient. L'hopital a auparavent a eu la liste des norme pour chaque activité (medicale, paramedicale, la bot radio.) . Cette comité verifie si hopital a respecté ce cahier des charges
à la fin il ya un rapport qui est fait . ce rapport est indiscutable , et sera envoyé au responsbles regionale et nationale puis la decision tombera : soit l'hopital est certifié sans reserve, donc pourra continuer à travail. cette certification est pour une periode limitée
Soit l'hopital est certifié avec reserve : là il ya 2 types sois avec reserves grave imposant une nouvelle visites des expert dans 6 mois ou 1 ans pour verifier si la direction a corrigé ces reserves , soit des reserves non grave n'imposant pas un visite de controle
Soit l'hopital est non certifié et là aussi selon le degré de gravité : fermeture ou mise sous tutelle ..etc..


En Algerie , il importe tout ce qui ne marche pas, mais ce qui marche le laisse

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