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Voir la version complète : « Renault-Algérie » et « Afric-câbles » : Finalisation de l’accord de sous-traitance d’ici fin 2018


sami9313
11/03/2018, 23h14
D.R
«Impérative», c’est le qualificatif employés par différents professionnels à propos de la place de la sous-traitance dans le secteur industriel. «Un gage de traçabilité et de confiance», souligne Bilal Hadj Hamou, directeur général de «Afric-câbles», rencontré en marge de la première édition des journées techniques de la sous-traitance des véhicules, annonce que son entreprise sera d’ici la fin de l’année le sous-traitant de Renault Algérie en matière de câblerie. La même entreprise, annonce son premier responsable, est en contact avec d’autres concessionnaires tels Hyundai, Volvo, Renault trucks, Toyota et Sovac. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, «Afric-câbles» est «en plein phase de certification ISO 9001-2015 qui définit les critères pour un système de management. Le tout, ajoute M. Hadj Hamou, sera finalisé avant la fin de l’année.
D’autre part, notre vis-à-vis qualifie d’importante une des recommandations des journées techniques : accélérer la mise en œuvre de l’article 110 de la loi de finances 2017.
La mesure prévoit l’exonération de droits de douane et de TVA, pour 5 ans, des composants et matières premières importés ou acquis localement par les sous-traitants dans le cadre de leur activité de la production d’ensembles et de sous-ensembles destinés aux produits et équipements des industries mécaniques, électroniques et électriques. Cet avantage concernera exclusivement les sous-traitants agréés par les producteurs. Basée dans la zone industrielle de Baba Ali, dans la wilaya de Blida, l’entité s’étale sur une superficie de plus de 5.000 m2. Aujourd’hui, Afric-câbles peut s’enorgueillir de produire un article 100% algérien, alors qu’auparavant 40% des composants étaient importés.
En effet, depuis l’acquisition des machines pour l’injection plastique et PVC qui servent à la fabrication des gaines des câbles, le produit est estampillé 100% made in Algeria. De son côté, Djamel Guidoum, directeur général adjoint à IRIS, explique que la participation du groupe, qu’il représente audit évènement, s’inscrit dans la «continuité dans notre stratégie de diversification industrielle». Enchaînant, il annonce l’arrivée d’un «nouveau-né», à savoir l’industrie pneumatique qui verra le jour durant le 1er semestre 2018. Ce projet, explique notre interlocuteur est le premier en Algérie et le 3e en Afrique. Le fait inédit réside, explique M. Guidoum, dans la réalisation d’un taux d’intégration 100% algérien. Le projet, implanté à Sétif, fruit d’un partenariat avec les Finlandais et les Allemands, prévoit, pour sa première année, une production de 1 à 2 millions de pneus légers, avant d’atteindre les 5 millions d’unités à partir de la 3e année.
L’investissement consacré s’élève à 150 millions d’euros. D’autre part, le DG adjoint annonce, pour le futur, que le groupe Iris investira dans d’autres industries. S’agissant des produits pneumatiques, il déplore l’existence d’une concurrence déloyale.

El Moudjahid

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