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Voir la version complète : ALEX DIMITRIEF, VICE-PRÉSIDENT DE GENERAL ELECTRIC, “Le projet de Batna augmentera la production d’électricité de 70%”


nacer-eddine06
12/03/2018, 12h56
Dans cet entretien, ce dirigeant du groupe américain aborde les activités de cette compagnie en Algérie, les projets de ce groupe dans le pays ainsi que les perspectives de partenariat avec les entreprises et les institutions nationales.

Liberté : Quels sont les officiels et les dirigeants d’entreprise que vous avez rencontrés lors de votre visite à Alger et sur quels sujets ont porté vos discussions ?

Alex Dimitrief : Nous sommes très heureux d’avoir rencontré le ministre de l’Énergie, celui de la Santé, l’ambassadeur des États-Unis en Algérie, de même que les P-DG de Sonatrach et de Sonelgaz. Nous sommes présents en Algérie depuis plus de 40 ans et pour encore longtemps. Au-delà des 700 personnes que nous employons, ce qui est remarquable, c’est surtout la qualité des relations que nous avons nouées avec nos partenaires et comment nous conduisons nos affaires chaque jour pour nous assurer que notre travail est lié à la croissance durable du pays et de son industrie. L’Algérie est l’un de ces pays sur les plus de 180 où GE est implanté, où notre présence est étroitement liée à la croissance locale. Nos technologies font le pont entre les secteurs : 4 000 appareils de santé permettent aux professionnels médicaux de faire des diagnostics précoces et de livrer des soins critiques plus rapidement et avec plus d’efficience. Nos professionnels du service après-vente procurent un soutien sur le terrain. Dans le domaine de l’énergie, nous allons livrer, via notre implantation de
Batna, quelque 1,5 GW par année en vue de répondre aux besoins énergétiques du pays. Ce projet augmentera les capacités de génération d’environ 70% et créera presque
600 emplois. Nous sommes engagés à être un vrai partenaire de l’Algérie à travers le transfert de technologies, le développement du capital humain et le renforcement de l’efficacité opérationnelle.

Quelles sont les nouvelles pistes de coopération discutées lors de ces entretiens ?

Chaque partenariat a une histoire unique, bâtie sur le bénéfice mutuel. Nous sommes, pour le moment, concentrés sur la mise en œuvre des projets existants, et avec une attention spéciale pour GEAT, notre joint-venture avec Sonelgaz, et Apec, notre joint-venture avec Sonatrach. Cela dit, nous sommes constamment en train de nous projeter dans le futur lors de nos discussions avec nos partenaires historiques que sont Sonatrach et Sonelgaz. Je suis très heureux d’avoir été témoin du lancement d’une série exceptionnelle de programmes de formation entre GEAT et le CTMC visant à renforcer les compétences des professionnels du secteur de l’énergie. Ce type de projet a un impact direct sur les communautés locales.

La signature d’accords de partenariat ou de mémorandums d’entente est-elle prévue lors de cette visite ?

Nous sommes ravis de lancer un programme de formation entre GEAT (GE Algeria Turbines) et le Centre technique - Construction métallique (CTMC) pour former jusqu’à
30 personnes dans le domaine de la soudure industrielle et la construction, ainsi que dans celui de la génération d’énergie. GEAT collaborera aussi avec l’Université de Batna pour concevoir un curriculum d’ingénierie pour le lancement prochain de l’École nationale d’ingénierie. Nous accordons autant d’attention au succès de nos partenariats qu’au fait de donner aux générations futures les compétences nécessaires à la réussite de leur carrière dans un monde qui évolue très rapidement.

Comment GE compte-t-il s’impliquer dans le développement des énergies renouvelables, en un mot des détails de l’offre GE en matière de partenariat avec Sonatrach-Sonelgaz ou d’autres entreprises locales dans le photovoltaïque, de production et d’équipement dans le domaine des énergies renouvelables ?
Il est très encourageant de constater l’intérêt grandissant pour les énergies renouvelables, de même que la compréhension de leur apport. Nous avons en Algérie une capacité installée combinée de plus de 370 MW. Nous avons aussi acquis la station de Beni Haroun (200 MW) à travers notre rachat des activités d’Alstom. L’importance des énergies renouvelables n’est pas dans sa capacité à remplacer les sources d’énergie conventionnelle, mais plutôt dans la recherche d’un équilibre entre les deux. Par exemple, je suis particulièrement fier de notre plus récente innovation, dévoilée au cours de l’événement “Cera Week”. Nous proposons d’améliorer les opérations de distribution électrique et d’en réduire les coûts en intégrant, de façon fluide, les énergies renouvelables dans un réseau combiné.

Quels sont les débouchés à l’exportation de l’usine de montage de turbines à gaz de Batna en partenariat avec Sonelgaz-GE qui entrera en service en 2019 ?
L’exportation fait partie des plans de toutes les entreprises et nous allons considérer les meilleures options pour mettre cela en œuvre.

Quels sont les résultats en termes de contribution de GE à la digitalisation des entreprises locales et, partant, de l’économie nationale ?

Nous sommes une entreprise mondiale. Quand je regarde ce que nous faisons en Algérie avec nos partenaires, je constate que nos capacités locales renforcent notre croissance internationale. Nous avons signé l’an dernier le plus gros contrat de l’histoire de GE Power Services avec notre partenaire de longue date, Sonelgaz. Ce contrat permettra d’intégrer les toutes dernières technologies numériques aux centrales de Sonelgaz.

Entretien réalisé par : K. Remouche

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