PDA

Voir la version complète : Grève des enseignants: la ponction sur salaires "irrévocable"


nacer-eddine06
13/03/2018, 15h05
BLIDA- La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit a affirmé, lundi à Blida, que la ponction sur les salaires des enseignants grévistes était une décision "irrévocable" ajoutant que "chaque enseignant gréviste doit assumer sa responsabilité".

S'exprimant lors d'une conférence de presse animée au siège de l'APW de Blida au terme de sa visite de travail dans la wilaya, Mme. Benghebrit a indiqué que "le ministère a insisté dès le début sur le caractère irrévocable de la décision de ponction sur les salaires des grévistes et chaque enseignant gréviste doit assumer sa responsabilité" car ce débrayage, a-t-elle ajouté, "a destabilisé les élèves et obligé les parents à recourir aux cours particuliers".

Les enseignants savent depuis 2014 que toute grève entraine une ponction sur salaires conformément aux lois en vigueur, a-t-elle soutenu.

Revenant à la réunion qui s'est tenue dimanche entre le ministère de l'Education nationale et le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (CNAPESTE), la ministre a rappelé les deux points abordés, à savoir la question des ponctions sur les salaires des grévistes et la promotion des enseignants.

S'agissant du premier point relatif à la grève nationale entamée par les enseignants le 30 janvier, le ministère a procédé à la ponction de 20 jours, les salaires étant préparés le 20 janvier, pour ce qui est des 10 jours restants, le ministère a proposé leur ponction progressive à raison de trois jours chaque mois, toutefois le syndicat a refusé cette proposition et a demandé une annulation totale de la décision de ponction, a expliqué la ministre.

Mme. Benghebrit a ajouté que le deuxième point, objet de divergence, concerne la promotion du grade d'enseignant à enseignant principal et du grade d'enseignant principal à enseignant formateur couvrant une période de trois ans (de 2015 à 2017), période durant laquelle une autorisation exceptionnelle a été appliquée, en sus de la promotion qui concerne l'année 2018.

Lire aussi: Exprimer les revendications socio-professionnelles dans le respect des lois de la République

La ministre de l'éducation nationale a affirmé que son département avait appelé à un débat logique et réfléchi basé sur des indicateurs éducatifs et pédagogiques et non sur des raisons sociales, et ce à travers un examen des quotas, nombre d'enseignants, d'enseignants principaux et d'enseignants formateurs, d'autant, a-t-elle dit, que le débat était ouvert à tous les syndicats car la revendications était collective et commune.

Affirmant que "le ministère a proposé une promotion d'office pour les trois années en 2018 en sus des promotions spécifiques à cette année", elle a précisé que la tutelle a fixé le mois de décembre 2018 comme dernier délai alors que les syndicats ont refusé et proposé le mois d'aout 2018".enu par un calendrier chargé (examens officiels et numérisation) nécessitant une conjugaison des efforts de l'ensemble de ses fonctionnaires au vu de l'importance des examens nationaux, de plus l'étude des quotas est compliquée et nécessite du temps, poursuit la ministre.

Pour la ministre, cette attitude dévoile les intentions du syndicat avec lequel nous sommes en négociation qui tente -a-t-elle dit "d'imposer son diktat".





Plusieurs mesures prises en vue de diminuer les grèves et garantir à tous les élèves le droit à la scolarité (Ministre)



BLIDA- La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghabrit a fait savoir, lundi à Blida, que plusieurs mesures et solutions ont été prises en vue de diminuer à l'avenir les grèves dans le secteur et garantir à tous les élèves le droit à la scolarité.

Lors d'une conférence de presse animée au siège de la wilaya en marge d'une visite de travail à Blida, Mme Benghabrit a indiqué que son département "a pris plusieurs mesures en vue de diminuer à l'avenir les perturbations et les grèves dans le secteur et garantir à tous les élèves le droit à la scolarité".

Parmi ces mesures et solutions profondes, la ministre a évoqué "la concrétisation de la numérisation du secteur qui facilitera la gestion des dossiers socioprofessionnels pour les fonctionnaires du secteur et, partant, éviter toutes les perturbations relatives aux dossiers qui n'ont pas été étudiés pour les fonctionnaires ouvrant droit à la promotion et qui ne l'ont pas obtenue".

La numérisation "permettra d'appliquer le principe de transparence dans l'éxamen sérieux de la situation des fonctionnaires", a-t-elle estimé.

Mme Benghabrit a cité également la garantie de la continuité de l'enseignement et sa non interruption, particulièrement en cas de grève, "qui bien qu'elle soit un droit légal et constitutionnel, doit être réglementé", précisant que cette continuité doit être à assurée par le recours à des solutions conjoncturelles, comme le recrutement immédiat d'enseignants vacataires, comme cela a été le cas dans la wilaya de Blida, où plus de 400 vacataires ont été recrutés.

La ministre a annoncé par ailleurs "un guide en cas de perturbations, météorologiques ou sociales, et à l'élaboration duquel se penche un groupe d'inspecteurs", indiquant que ce guide comprend les mesures qui doivent être prises en cas de perturbations.

La ministre a fustigé les parties qui appellent les enseignants à ne pas rattraper les cours non dispensés lors de la période de grève sauf si les ponctions sur salaires sont annulées. "Je les laisse face à leur conscience", a déclaré Mme Benghabrit.

Mme Benghabrit a, par ailleurs, salué la position des parents d'élèves qui sont passés, a-t-elle-dit, de situation de victimes à celle de véritable acteur social, affirmant que "dorénavant, les élèves ne seront plus des victimes, car nous prendrons toutes les mesures en vue de garantir à tous les élèves le droit à la scolarité ".

Pomaria
13/03/2018, 16h03
Grève des enseignants: la ponction sur salaires "irrévocable"La ponction sur salaire lorsqu'on fait grève, est tout à fait NORMAL.
1 jour en grève = 1 journée non payé sur le salaire
6 jours de grèves successifs = 8 jours non payés (1 semaine de 5 jours + weekend de 2 jours + 1 jour de grève)

Mais beaucoup d'enseignants l'ont vite oublié et pensent que c'est une INJUSTICE !! ha ha ha !

La relation de travail, et donc, le contrat de travail est suspendu lorqu'on passe en grève. Donc, on n' est plus payé pour les jours de grève, car non travaillé. Quoi de plus Normal !!

Ceci est écrit dans le "droit du travail algérien" depuis toujours. Et ce, comme partout dans le monde.

La cause de cette incompréhension est que des ministres précédents de gouvernements passés ont cédé à la pression des syndicats en payant les jours de grève. Car ils avaient peur de perdre leur poste. Mais ca n'a absolument rien d'un droit d'être payé les jours de grève, et Benghabrit n'a pas cédé cette fois-çi aux pressions et aux chantages.

D'ailleurs, le fait de céder et de payer les jours de grève dans le passé, a créé un précédent facheux qui a entrainé les grèves illimités répéctituves et en chaine, et une vraie catastrophe pour nos écoles et notre économie.
En gros, pour nos enseignants, les jours de grèves sont devenus des jours chômés et payés pour tout le monde. Et cerise sur le gateau, on reste chez soi, ou on vaque à ses occupations persos. Qu'elle n'était pas belle la vie !!! :mrgreen:

Maintenant, il faut mettre le holà à cette gabegie, et ces grèves répétitives, et que çà cesse !

Ainsi et dorénavant, la décision de faire grève doit rester un droit pour tout le monde, certes, mais aussi, et surtout, un acte murement plus réfléchi.
Obligatoire dirais-je, car çà touche à la poche de chacun !!!

Bachi
13/03/2018, 18h15
Indépendamment du fait que la grève soit légale ou illégale, il est tout à fait normal de ne pas rémunérer les jours de grève.
La grève est un moyen de pression, ca sert à se donner comme syndicat un rapport de force face au patron pour négocier avantageusement un nouveau contrat. C'est un moyen onéreux pour les travailleurs qui perdent leur salaire pendant le temps que dure la grève, il faut assumer.

La ministre serait donc bien mal avisée de les rémunérer en temps de grève, ce serait comme les encourager à prendre un congé payé illimité. Aucun patron n'accepterait cela, encore moins quand il s'agit d'un service public aussi important qu'est l'Éducation.

Cookies