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Voir la version complète : Espagne : Des députés demandent à Rajoy de négocier des accords commerciaux avec le Polisario


rago
14/03/2018, 13h46
Bonne idée au demeurant. Puisque l'Espagne par son roi Felipe VI soutient un référendum sur l'autodétermination du Sahara Occidental, une reconnaissance implicite de la RASD serait légitime.

- Huit députés espagnols, tous issus de partis de l’opposition et appartenant au «groupe d’amitié avec le peuple du Sahara occidental», ont passé quelques jours dans les camps de Tindouf.

La délégation a été accueillie par tous les dirigeants du Polisario, notamment Brahim Ghali. De retour à Madrid, ils ont appelé hier le gouvernement Rajoy à négocier directement avec le Polisario l’exploitation des ressources naturelles de la province, rapporte l’agence Europa Press.

Dans leur requête, les parlementaires estiment que le Front «est le seul représentant légitime du peuple sahraoui». Une légitimité qui, jusqu’à présent, n’a été confirmée ni par les Nations unies, ni par l’UE, ni même par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

Reconnaître la «RASD»

Dans son arrêt du 21 décembre 2016, la CJUE a clairement déclaré que le mouvement séparatiste n’a pas de qualité pour saisir un tribunal européen quant à l’accord de libéralisation conclu entre l’UE et le Maroc. Un passage que le Front évite sciemment de mentionner dans ses campagnes de communication et auquel la diplomatie marocaine n’accorde pas de grand intérêt.

Par ailleurs, les députés ont invité l’exécutif à reconnaître la «RASD». Ils se disent persuadés qu’après la décision de la CJUE du 27 février portant sur l’accord de pêche de 2014, l’Espagne a une «opportunité» pour l’établissement de relations avec l’entité auto-proclamée en 1976 «dans tous les domaines».

Lors de l’examen au Conseil de sécurité du renouvellement du mandat de la MINURSO pour une année supplémentaire, les parlementaires invitent le gouvernement espagnol à plaider pour l’élargissement de la mission de l’ONU au Sahara à la surveillance de la situation des droits humains.

Force est de constater qu’aucun député du Parti Populaire au pouvoir n’a fait le déplacement dans les camps de Tindouf. Cependant, dans les rangs de l’opposition, un certain Javier Moragas, ancien directeur de cabinet de Mariano Rajoy de 2011 – 2017, était un habitué de Mohamed Abdelaziz.

Ciudadanos, le parti de centre-droit qui monte dans les sondages, emprunte également la voie de la sagesse en donnant la primauté à ses intérêts. La formation d’Albert Rivera a boudé le voyage dans les camps de Tindouf. Depuis août 2016, Ciudadanos soutient le gouvernement Rajoy.

En mars 2016, les députés de ce parti ont déposé une motion, non-contraignante, demandant au gouvernement de reconnaître le Polisario comme «seul représentant légitime du peuple sahraoui» et d’accorder à ses représentations en Espagne «un statut diplomatique»-.

Ya.....bi

Hichamkech
14/03/2018, 13h51
Desole j'ai pas vu que c'etait le Ragout :mrgreen:

rago
14/03/2018, 14h24
Cependant, la solution idoine pour l'Espagne est préconisée par Podemos: Décolonisation marocaine du Sahara Occidental contre rétrocession des présides espagnols inclus l'ilot à chèvres de Persil.

upup
14/03/2018, 15h16
....
au gouvernement de reconnaître le Polisario comme «seul représentant légitime du peuple sahraoui
....


Les polis à riens représentent 3900 sahraouis des camps et 40 millions d algériens ;)

rago
14/03/2018, 15h22
Mais pourquoi le Maroc ne libère t-il pas les présides?:rolleyes:

Y aurait-il une solution au calvaire des élèves marocains à Melilla ?


L’affaire fait couler beaucoup d’encre. Depuis des mois, des élèves de nationalité marocaine ne peuvent pas profiter de l’éducation nationale et gratuite pour tous à Melilla. Pour cause, il ne disposeraient pas de papiers. Cependant, cette exclusion est totalement illégale en Espagne et partout en Europe.

En estimant palier cette situation, le président de la ville autonome de Melilla, Juan José Imbroda, a déclaré hier qu’il aurait proposé au Président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, de construire un nouvel établissement scolaire espagnol au Maroc, rapporte le site local El Faro de Melilla.

Par ailleurs, le président de la ville a souligné qu’il y aurait plus 1000 élèves marocains dans les centres éducatifs à Melilla. Ainsi, près de 200 écoliers traversent chaque jour la frontière de Mariguari, sans pouvoir assister à leurs cours, ce que Juan José Imbroda omet de souligner.

Le calvaire et l’injustice que subissent ces 200 élèves a été mis a nu grâce à un reportage du réalisateur anglais Ian McDonald-.

Ya....bi

upup
14/03/2018, 15h31
Avant les présides ,il libérera le Sahara oriental ;) Les habitants du Sahara oriental arrivent ils à avoir du lait , des bananes et de la bouffe non contaminée ?

rago
14/03/2018, 15h44
@upup: "Avant les présides ,il libérera le Sahara oriental Les habitants du Sahara oriental arrivent ils à avoir du lait , des bananes et de la bouffe non contaminée ? "

Pour le Sahara Oriental, le Maroc avait commis l'erreur d'être du côté de la France et non de l'Algérie.

De plus, le royaume ne devait pas accepter sa néo-colonisation le 2 mars 1956 à Aix-les-Bains.

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