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haddou
06/04/2018, 16h18
Différentes sources proches du dossier font état d'une cession imminente de la raffinerie Samir. Les sources marocaines du secteur pétrolier évoquent le groupe Al Otaiba comme candidat probable à cette cession. De son côté, le Dow Jones News annonce que "l'Irak est sur le point d'acquérir une raffinerie au Maroc". Tour d'horizon de ce que l'on sait.



Au moment où le dossier du maintien ou du changement du syndic est entre les mains du tribunal de commerce de Casablanca, une cession de la raffinerie est présentée de différentes sources comme "imminente".

Dans les milieux du business, on sait qu'une cession n'est faite que lorsque l'opération est bouclée, y compris juridiquement et financièrement. Une source proche du dossier affirme que les discussions sont très avancées et presque bouclées avec un candidat "sérieux". Les milieux pétroliers et d'affaires avancent le nom du groupe Al Otaiba comme étant l'heureux élu. Aucune indication n'est donnée quant au montant de l'offre.

Le groupe en question, basé aux Emirats, vient de fermer une raffinerie en Amérique du sud et envisage selon nos sources de la remplacer par la Samir. Il est considéré selon les échos du marché marocain comme sérieux et ayant à la fois la capacité de gérer la Samir et de financer cette acquisition. Sa volonté est d'orienter la production de la Samir vers le marché international.

Un article publié sur le Dow Jones Newswires, l'agence du Wall Street Journal, sur dowjonesnews.com avance le nom d'un second candidat. Il s'agit de l'Irak. L'article signé de Benoît Faucon, journaliste du WSJ, affirme que "l'Irak fait des démarches pour l'acquisition d'une raffinerie marocaine". Selon cette source, l'Irak prévoit une hausse de sa production pétrolière et pour y faire face, envisage l'option d'acheter une raffinerie marocaine. Cette raffinerie est forcément la Samir.

"Une délégation irakienne est en visite" à la raffinerie de Samir, au Maroc, cette semaine, a déclaré Jacquelin d'Oultremont, un avocat désigné par le ministère du pétrole à Bagdad pour donner son avis sur l'affaire. Le but de la visite est d'évaluer la situation technique et financière de la raffinerie", a-t-il déclaré au journaliste.

L'Irak "a besoin de débouchés à long terme, et l'achat d'une raffinerie est le moyen le plus rentable de les sécuriser", a déclaré M. d'Oultremont. Il a dit que la raffinerie avait la capacité de raffiner 200.000 barils par jour, et que l'Irak vendrait principalement les produits à l'Union européenne si elle achetait l'usine.

Citant une "personne impliquée dans les pourparlers", le journal indique que l'Irak est intéressé par la raffinerie marocaine parce que ses spécifications la rendaient parfaitement adaptée au pétrole de Kirkouk dans le nord de l'Irak. Selon cette source, "l'Irak proposerait d'investir 200 à 300 millions de dollars dans l'usine" dans le cadre d'un accord de "build-own-operate-transfer". Il s'agit donc d'un accord de construction-possession-exploitation-transfert et non d'un rachat.

Des sources marocaines confirment le séjour au Maroc d'une délégation irakienne mais estiment que la proposition n'est pas recevable. L'objectif de la procédure en cours est de vendre les actifs pour assurer la continuité de l'exploitation, maintenir les salariés et rembourser les créanciers.

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