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Voir la version complète : Le français Semin va investir 4 millions d'€ dans une usine en Algérie


sami9313
03/07/2018, 11h10
BATIMENT/MOSELLE. A 180 ans, le spécialiste lorrain des enduits et colles pour le bâtiment Semin a bâti son succès sur une double stratégie basée sur l’innovation et l’international.
Le groupe familial de 500 salariés poursuit son déploiement en investissant 4 millions d’€ dans la construction d’une usine en Algérie.


Impossible de manquer les immenses silos aux couleurs bleues de Semin dans la traversée de Kédange-sur-Canner (Moselle), un bourg situé 30 kilomètres au nord de Metz. Ce fabricant d’enduits et colles, bien connu des professionnels du bâtiment, a conservé ses racines locales tout en engageant un spectaculaire déploiement commercial à partir des années 90.


Pour l’entreprise familiale créée il y a 180 ans, ce déploiement passe immanquablement par l’international. Le groupe de 500 salariés y a réalisé plus d’un tiers de son chiffre d’affaires de 152 millions d’€ en 2017. Elle lance cet été la construction d’une usine en Algérie en association avec son partenaire-distributeur local.


Le groupe va investir 4 millions d’€ pour fabriquer sur place des enduits à base de plâtre, de la colle pour carrelage, des produits de ragréage et des enduits de réparation extérieurs. Sa mise en service attendue à l’été 2019 se ponctuera du recrutement d’une vingtaine de personnes.


Cette internationalisation s’est accélérée ces dernières années avec la construction d’une usine en Russie en 2011 pour accompagner une enseigne de la grande distribution spécialisée et la diversification du groupe dans les métiers connexes : fabrication d’ossatures métalliques, de bandes à joint et de trappes de visite.


Philippe Semin a en effet repris en 2015 son fournisseur espagnol de bandes à joint pour plaques de plâtre BCN et racheté son fournisseur de trappes de visite, l’allemand RUG en 2012. Ses produits sont aujourd’hui commercialisés dans une quarantaine de pays.


Semin veille à conjuguer internationalisation et innovation. L’entreprise consacre 2% de son chiffre d’affaires annuel à la recherche et développement. A son siège mosellan, vingt techniciens de laboratoire planchent à plein-temps sur le développement de nouveaux produits.


« Afin de concurrencer les géants du secteur (Knauf, Lafarge, Saint-Gobain, etc.), nous misons sur une gamme plus étendue, ainsi que sur notre capacité à réaliser des formules sur-mesure pour des marchés industriels », livre Philippe Semin, gérant. Ce positionnement stratégique se traduit cependant par des contraintes supplémentaires en matière de gestion de la fabrication, de conditionnement et de stockage.

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